L’amour de Maiki pour… The Prodigies

Dans ce troisième numéro de son podcast obsessionnel, MaikiGeeky évoque l’une des tentatives d’adaptation les plus ambitieuses du cinéma d’animation français.

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Bien le bonjour ou le bonsoir, cher internaute, comme on se retrouve ! Mais je vous en prie, installez-vous confortablement car pour ce nouvel épisode, je vous emmène au cinéma. Quoi de mieux que de partager un nouveau moment chaleureux autour d’un bon film. Aujourd’hui nous allons aborder le film d’animation français : The Prodigies.

Ce long-métrage produit par Studio 37 (appelé maintenant Orange Studio) est une libre adaptation du roman de Bernard Lenteric : La Nuit des Enfants Rois. Bernard Lenteric était un écrivain français, décédé à l’âge de 75 ans suite à la maladie de Charclot. C’était un auteur de best-sellers mais également producteur de films où on lui doit la production du film français de science-fiction érotique « Spermula ».

C’est en 1981 qu’est publié son roman : La Nuit des Enfants Rois. Le livre nous relate 7 enfants dotés d’une grande intelligence qui sont réunis grâce à Jimbo, le héros principal lui-même doté des mêmes facultés. C’est lors d’une agression physique et sexuelle que subiront les 7 enfants qu’ils décideront de commettre des crimes et de punir quiconque oserait les arrêter.

Pour le film d’animation, l’équipe est partie sur une adaptation libre pour être en raccord avec son temps (car bon de 1981 à 2011 faut bien s’adapter à son public n’est-ce pas ?). D’ailleurs Bernard Lenteric était en accord avec cette nouvelle écriture de son œuvre mais n’aura pas eu l’occasion de voir ce long-métrage car son décès est survenu avant sa diffusion.

Au niveau de la réalisation, c’est Antoine Charreyron, spécialisé dans la création de séquences cinématiques destinées aux jeux vidéo. Parmi ses réalisations, on peut citer notamment Tomb Raider 6 (2002), Terminator 3 (2003), Godzilla (2004), Donjons et Dragons (2004), 50 Cent Bulletproof (2005) et Bourne Identity (2007) oi encore Wheelman avec Vin Diesel. Il a aussi été réalisateur de seconde équipe sur Babylon A. D. de Mathieu Kassovitz, mais a aussi travaillé sur des séries TV comme
Galactik Football et Transfert.

Afin de donner un côté unique dans ce film d’animation, Viktor Antonov est lui aussi intervenu. Si vous êtes un peu gamer, il a travaillé sur les séries de jeux Half-Life et Dishonored. Mais il a aussi contribué à l’univers graphique du film d’animation de polar français Renaissance Paris 2054.

Et quand on regarde The Prodigies, on sent tout de suite un aspect jeu vidéo qui vient s’immiscer tout au long du film. L’un des points fort de ce long-métrage réside dans sa mise en scène qui se renouvelle sans cesse, notamment via un scénario maitrisé. Au passage, je kiffe les transitions que je trouve très bonnes.

Au niveau de l’intrigue nous suivions Jimbo Farra qui dès son plus jeune âge, après avoir était résident dans un hôpital psychiatrique lors du meurtre inexpliqué de ses parents, a été recueille par Killian — un multimilliardaire qui souhaitait l’aider à maîtriser ses capacités. Des années plus tard, Jimbo devient chercheur pour la fondation d’enfants surdoués Killian où son but caché était de retrouver d’autres « Enfants Rois » comme lui. Après avoir placé un test dans un jeu en ligne qui a révélé l’existence de 5 enfants prodiges, Jimbo part à leur rencontre sur les conseils de Killian avant que celui-ci ne décède.

Dès la première scène, le film intrigue et nous plonge déjà dans son univers très aidé par son ambiance graphique qui est très soigné mais qui peut diviser (notamment si vous aimez les films 3D grand public tout mignon et rigololilooool).

Le film garde également un ton sérieux tout le long vu les thèmes qu’il aborde notamment celle de la violence aux enfants (déjà présent dans le livre de Bernard Lenteric). On peut également noter une très bonne construction de l’histoire qui nous livre un beau final ainsi que quelques scènes dramatiques de bonne facture.

Même si à des moments on peut regretter les expressions faciales de certains personnages qui ne retranscrivent pas suffisamment leurs émotions à l’écran (malgré l’utilisation de la motion capture), et que leur psychologie pouvait encore être plus approfondie, The Prodigies reste un bon film d’animation pour jeunes adultes et adultes.

Malheureusement The Prodigies n’a pas fait beaucoup d’émules auprès des cinéphiles. Très partagé par la critique et les spectateurs, le film a réalisé en deux semaines d’exploitation 126 150 entrées dans les salles obscures.

MaikiGeeky

Je suis un gamer qui joue à tout et n'importe quoi et j'ai eu la chance de bosser dans l'industrie JV. Je suis le vrai noir de cette rédaction.

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