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Castlevania : Symphony Of The Night

sotn.jpg La légende veut que Richter Belmont, héroïque chasseur de vampires à la hauteur de sa lignée, ait mis fin à l’emprise terrifique du comte Dracula sur le monde. Mais c’est bien connu, le vampire le plus célèbre de l’univers renaît toujours de ses cendres, pour notre plus grand plaisir car c’est à chaque fois l’occasion de se replonger dans le délicieux monde de Castlevania !

Dans cet opus, vous incarnez Alucard, fils de Dracula et d’une humaine, ayant renoncé à ses pouvoirs vampiriques. Un grand moment vidéoludique vous attend…

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Castlevania : Symphony of the Night a vu à l’origine le jour sur Saturn et Playstation. Il fait partie de cette génération de jeux post-SNES où les développeurs se gargarisaient de la puissance démesurée des nouvelles machines pour réaliser des jeux en 2D absolument splendides et bourrés d’effets. SotN fait assurément partie de ceux-ci. Dès les premières minutes de jeu, on est impressionné par le niveau de détail des éléments 2D du jeu ; Alucard est absolument magnifique et « monstrueusement » bien animé. La version Xbox 360 bénéficie de plus d’un gros lifting, qui permet de lisser assez joliment les pixels, afin de pouvoir jouer confortablement même en HD (cependant, le jeu reste aux proportions 4/3, vous aurez donc un cadre autour du jeu). Le jeu marquait également le passage à l’ère CD avec des musiques dans la plus pure tradition des Castlevania, mais bénéficiant du support numérique pour introduire d’excellentes instrumentalisations.

Mais analysons un peu le contenu. Sur le papier, SotN paraît presque trop beau pour être vrai : on nous annonce une vingtaine d’heures de jeu dans un cadre de progression non-linéaire (du jamais vu sur le Xbox Live Arcade !), diverses fins alternatives, un château extrêmement vaste, des armes, transformations, invocations à foison… eh bien, aussi surprenant que cela puisse paraître, tout ceci est vrai (et même plus, car quelques surprises vous attendent du côté de la durée de vie, mais je n’en dis pas plus !). Ce Castlevania marque d’ailleurs un renouveau de la série, car il introduit de nombreux éléments tirés de l’univers RPG : statistiques, armes et équipements interchangeables, et même un Alucard qui gagnera des niveaux, et donc de la puissance, au fur et à mesure de sa progression. Mine de rien, ce système est bien pensé, car on sent clairement l’évolution du personnage : des ennemis nécessitant une demi-douzaine de coups pour être vaincus au début du jeu n’en nécessiteront plus qu’un seul, tandis que les ennemis plus puissants commenceront tout juste à apparaître…

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A ce sujet, le jeu n’est clairement pas facile. Il demande beaucoup de sang-froid et de réflexes pour les combats les plus difficiles, mais surtout d’organisation et de méticulosité pour s’orienter dans les dédales du château. Le jeu ne tentera en aucune façon de vous guider sur la démarche à suivre ; c’est à vous de chercher les lieux encore inexplorés, afin d’y trouver de nouvelles reliques, qui vous permettront à leur tour d’accéder à des endroits jusque là inatteignables, etc. La consultation intensive de la carte est absolument nécessaire, on recommandera donc aux allergiques au sens de l’orientation de s’abstenir.

Du côté des récriminations, certains esprits très pointilleux pourront noter les dialogues d’une relative pauvreté, d’une VF plus que douteuse (mais c’est un mal pour un bien ; on joue rarement à Castlevania pour ses dialogues, et la VF est un bonus de cette version Xbox Live Arcade !), ainsi que le manque de documentation inhérent à cette version (c’est le genre de jeux pour lequel on apprécie volontiers une petite notice…). Mais soyons honnêtes : ce jeu est un chef-d’oeuvre, comme il s’en fait bien peu par décennie. C’est bien simple, on n’a pas vraiment l’impression d’être devant un « simple » jeu Xbox Live Arcade en y jouant. Si vous ajoutez le fait qu’il est difficilement trouvable sur Saturn et Playstation (les prix sont prohibitifs à cause de sa rareté), et qu’il n’est vendu que 800 points sur votre Xbox 360 chérie, il serait criminel de ne pas acquérir ce bijou, tout simplement le meilleur opus de la saga.

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article cross-posté sur GX-Live

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

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