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The Legend of Zelda: Phantom Hourglass

Je vais être clair dès le début (et quel début!): ce Zelda m’a légèrement surpris, et une pointe de déception pointait à l’horizon des petites mers de son monde réduit. Le jeu est beau, assez entrainant, certes, mais, il lui manque une profondeur à la mesure de la révolution du gameplay tout-au-stylet. Pour faire simple, je vais me contenter de faire ça en plusieurs points.

  • Graphismes: Comme je l’ai déjà dit plus haut, le jeu est beau, mais, c’est impossible de profiter de quoi que ce soit à cause de la vue 2D de haut. En effet, les textures ne changent que très peu, et ainsi, lors de quelques niveaux avec des espaces vides (coucou à l’île Goron), on peut avoir l’impression de jouer à une version bêta. Souvenez vous des décors de A Link To The Past, qui étaient beaucoup plus riches en détails… cependant, oui, le jeu est très beau lors des cinématiques, qui exploitent une grande partie de la puissance de la DS. Mais les cinématiques, c’est pas le gameplay…
  • Gameplay: Très différent de tous les autres Zelda, celui-ci se manie… entièrement au stylet (à part quelques raccourcis boutons pour les menus). C’est agréable, mais deux problèmes se posent: si vous avez une grosse main, vous cachez une bonne partie de l’écran, et ce n’est pas très évident de changer de direction assez vite quand on court. Et, de plus, le jeu est rendu assez facile par le fait qu’il suffit de cliquer sur un ennemi pour l’attaquer dès qu’il est à distance respectable. Il est également possible de tracer des lignes pour balancer des coups d’épée, mais c’est chiant et ça sert a rien ;). Pour ce qui est des objets, il suffit de tracer une ligne pour que le boomerang la suive (et ce dans un trajet hautement irréaliste si vous le souhaitez).
  • Durée de vie: Là on touche le point très, très sensible du jeu… avec la disparition des quarts de coeur (remplacés par une soixantaine de gemmes à collectionner pour augmenter sa puissance), la réduction sensible de la taille du monde, et seulement six donjons (et un septième par lequel il faut repasser cinq ou six fois, à chaque fois plus en profondeur), finir le jeu ne vous prendra qu’une petite dizaine d’heures. Il existe des quêtes annexes plutôt longues (cinq heures pour toutes les finir, à part nos fameuses gemmes de puissance), et qui sont très utiles, mais qui ne sont absolument pas valorisées, et qui sont plus dures que le reste du jeu, ce qui fait que l’on ne s’y attarde pas vraiment.
  • Multijoueur: Il existe un mode multijoueur (compatible connexion wi-fi nintendo) reprenant un des principes du septième donjon sus-cité, à savoir six tours où deux joueurs contrôleront Link ou trois spectres. Tandis que Link doit aller chercher des gemmes de force (trois différentes tailles, plus c’est grand, plus c’est lourd, plus t’es lent), toi tu dois aller tracer un trajet pour que tes spectres aillent lui foutre un coup d’épée dans la gueule. Cependant, il existe plusieurs zones ou les spectres sont bannis et où Link devient invisible a leurs yeux; et parmi ces sanctuaires, deux sont spéciaux, l’un rouge, l’autre bleu (chaque joueur sa couleur). En posant une gemme sur votre base, elle passe de votre couleur, et vous marquez les points qui vont avec (proportionnel a sa taille). Ce principe de jeu n’est pas subtil? Les spectres ont l’avantage? Non, car il y’a plusieurs astuces pour débloquer la situation, et une qui peut faire rager plus d’un joueur: rien ne vous empêche d’aller voler les gemmes dans le camp de votre adversaire. Et quand bien même que vous n’arriviez pas à la ramener chez vous, vous pouvez très bien la balancer sur un sanctuaire ou elle reprendra sa jolie couleur dorée, ce qui fera perdre les points de votre adversaire correspondants. En somme, amusant, mais peut lasser après s’être pris cinq défaites d’affilée.
  • Bande son: J’avais dit que la durée de vie était un point sensible du jeu… et la bande-son, c’est encore pire. Ils n’auraient pas du embaucher Kenta Nagata, croyez-moi! Entre les thèmes faisant cinq notes (cave/donjon/overworld île), et les multiples reprises de certains (coucou Linebeck), on à l’impression que ça a été fait à l’arrache. Cependant une partie de la musique reste acceptable.

Mon mot de la fin, c’est que ce jeu s’éloigne beaucoup trop du style qu’on connait d’habitude des Zelda. Et j’ai moyennement apprécié… pourquoi fallait-il que certains passages soient si emmerdants et d’autres tellement bons? Mais, dans l’ensemble, ça reste un bon jeu pour la DS, et un must-have lors de vos séjours à l’hopital (*wink* *wink*). Et, en bonus, pour ceux qui n’ont pas peur des spoilers, voici une vidéo qualité webcam qui vous montre… le boss final et la fin complète du jeu (en anglais, et sans les crédits, mouahaha).

The Legend of Zelda: Phantom Hourglass – Final Boss + Ending
envoyé par Max_of_S2D

maxofs2d

Fanboy officiel de Valve au lancement du site. Rétrogradé, il s'est vengé sur ses cours d'anglais, et est désormais de corvée de sous-titrage pour les vidéos de Café Gaming. Il est également développeur et machinimiste : vous pouvez voir ses productions sur son site ou sa chaîne Youtube...

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