Noël 2020 : la sélection de la rédaction

Plus ! Il faut plus. Plus grand, plus beau, plus spectaculaire. Plus long, aussi. More. Voilà qui résume bien une industrie vidéoludique toujours plus prompte à sortir et à récompenser des blockbusters insipides et interminables, sur le modèle cinématographique désormais perclus de productions Disney-Marvel.

En finalisant cette sélection fournie par l’équipe, j’ai eu l’agréable surprise de constater que la plupart d’entre nous avaient été principalement marqués par des productions plus modestes — de la 2D, des expériences d’une petite dizaine d’heures, du Tetris (!), de l’indé etc. Est-ce le signe qu’après tant d’années, la team Café Gaming n’est plus constituée que d’irrémédiables boomers, ou bien voit-on enfin poindre une lassitude tacite face à des machines AAA toujours plus semblables ? Probablement un peu des deux, certes.

Bien loin de Metacritic et des cérémonies d’auto-congratulations, on voit ici que les “incontournables gamer” survendus, que sont The Last Of Us, Call of Duty, Ghost of Tsushima, Assassin’s Creed, FF7 Remake… ne sont finalement pas les jeux les plus mémorables, pour peu qu’on se donne la peine de regarder ailleurs. Particulièrement ironique à l’heure des next gen, qui semblent plus que jamais faire office de coquilles vides.

Mais trève de pédantisme. Nul n’échappe totalement à ce rêve de grandiloquence. Pas même nous. Et certainement pas ce traditionnel rendez-vous de Noël, livré avec la régularité d’un nouvel épisode de FIFA. Pour cette édition, nous avons réuni sept rédacteur·ices, pour un article de plus de 25 000 signes au total. Ladies and gentlemen, enjoy the longest Cafe Gaming selection ever made. WORLD PREMIERE!

— Anne


La sélection de Meligood

Tetris Effect: Connected

Tetris Effect Connected

Plutôt fan des jeux de puzzle, cette année j’ai été très enthousiaste en découvrant un jeu Tetris que j’avais jusque-là laissé de côté. Ça tombe bien, une version multijoueurs est parvenue jusqu’à nos consoles ou ordinateurs en novembre ! En effet, après la sortie de Tetris Effect en 2018 sur PC et PS4, 2020 a été l’occasion de se replonger dans un monde rempli de tetrominos et de joie avec Tetris Effect: Connected sur PC, Xbox One et Xbox Series S/X. Avant de lister les nouveautés apparues lors de cet opus, rappelons les différents modes déjà disponibles dans le titre de 2018.

Le mode Périple

Tetris Effect et Tetris Effect: Connected proposent une expérience totalement inédite et immersive pour le joueur ou la joueuse. Que vous soyez ou non addict de ce jeu de puzzle qui fait jouer le monde entier depuis plus de 30 ans, l’expérience du mode périple ne pourra que créer votre engouement. Celui-ci se décompose en plus de 25 niveaux répartis dans 7 mondes. La joueuse ou le joueur peut choisir entre trois difficultés de manière assez classique. Cela influera sur le nombre de ligne à compléter par niveau (30 en facile, 36 en normal et 48 en expert) et la vitesse maximale pouvant être atteinte dans un niveau. Si vous n’avez jamais joué à Tetris ou si vous craignez ne pas être suffisamment rapide pour compléter le jeu, vous pourrez malgré tout profiter de cet univers unique en mode facile ou entraînement, où il ne peut y avoir de game over.

Les niveaux sont variés tant au niveau du visuel que de la musique. Honnêtement ? Chaque niveau est une pépite et mériterait qu’on s’y attarde.

La musique composée est signée du groupe Hydelic formé par Mutoh Noboru et Ishida Takako et devient franchement addictive. L’inclusion des bruits provoqués par le joueur lorsqu’il manipule les tetrominos dans cette bande-son, le rythme de la musique variant au fur et à mesure de votre avancée et les magnifiques décors des niveaux permettent de s’immerger complètement dans la partie, on a du mal à décrocher. Visuellement, vous vous retrouverez dans un désert, une montagne, vous écouterez le bruit de la pluie ou des pas dans la neige, vous accompagnerez un banc de dauphins… Les possibilités sont (presque) infinies ! Le jeu vous propose par ailleurs un mode Théâtre, afin d’admirer la beauté des mondes que vous avez explorés sans avoir à compléter de lignes.

Admirer le balancement délicat des joyaux tout en posant les tetrominos, c’est possible !

La grande nouveauté apportée par Tetris Effect est la présence de la « zone », une jauge qui se remplit au fur et à mesure des lignes complétées et qui permet de ralentir momentanément le jeu afin de compléter un maximum de lignes stagnant jusqu’à la fin la zone. Cela vous permettra d’obtenir des points bonus et de faire un peu de ménage sur votre écran. Nous reviendrons sur l’apport de la Zone notamment dans le mode Connected.

Le mode Effets

Déjà présente dans Tetris Effect, cette catégorie est strictement la même en ce qui concerne les effets proposés, comme le mode périple. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Plutôt relaxé·e ou concentré·e ? A moins que vous ne préfériez réviser vos classiques ? Ce sont bien des classiques de Tetris qui se retrouvent dans ce volet, comme le mode Maître qui vous fera tourner la tête par sa vitesse supersonique ou tous les modes meilleurs scores. Mais si vous êtes friand·e·s d’effets moins connus, vous pouvez vous lancer corps et âme dans des modes où vous devrez faire le plus grand nombre de All Clears ou encore de combos. Peut-être êtes-vous davantage attiré·e·s par les joies du hasard dans un jeu : le mode mystère est dès lors fait pour vous ! Des effets négatifs ou positifs s’enclencheront tout au long de cette partie où le but est de compléter 150 lignes. Vous pourrez tout aussi bien finir la tête à l’envers ou avec des tetrominos géants…

En outre, le jeu Tetris Effect: Connected propose de coopérer avec les joueurs·ses du monde entier afin d’atteindre un but commun de manière hebdomadaire en mode Effets. Chaque week-end, vous remplirez une jauge de pourcentage avec des fans de Tetris de toutes nationalités lors d’événements où des modes (relaxé, concentré, classique…) seront mis à l’honneur, ce qui vous permettra de débloquer de nouveaux avatars. Et c’est bien cet aspect de coopération qui est mis en avant en plus des traditionnels affrontements dans Tetris Effect: Connected !

Le mode Multijoueur

C’est LA nouveauté de Tetris Effect: Connected ! Le mode multi vous permet de tester vos compétences avec vos ami·e·s en local ou en ligne, ou avec des joueurs·ses qui ont votre niveau. Jusqu’ici, rien que du classique. Une fois que vous aurez choisi comment jouer, vous vous retrouverez avec quatre possibilités : le mode Connected, Zone Battle, Score Attack ou Classic Score Attack.

Le mode Connected vous permet de jouer simultanément avec deux autres joueurs·ses afin de vaincre trois Boss. Parfois, des événements permettent à un·e quatrième joueur·se de devenir le boss. Vous pourrez avancer parmi les constellations qui correspondent à des niveaux de difficulté afin de venir à bout de vos adversaires. Concrètement, chaque personne complètera des lignes de son côté afin de remplir une jauge commune, qui permettra d’active une zone commune. Une fois la jauge complétée, la musique s’accélère pour vous indiquer que la zone arrive et les trois cadres fusionnent pour n’en former plus qu’un. Les pièces retombent toutes sous l’effet de la gravité, ce qui vous pousse à jouer différemment lorsque la jauge est pratiquement complète afin d’avoir un maximum de lignes dès le début de la zone. Là, vous pourrez déplacer vos pièces parmi l’ensemble des tableaux afin de faire le maximum de lignes ! Cela permettra d’attaquer le boss, tandis que ses attaques seront matérialisées par les mêmes effets que l’on retrouve en mode Mystère. Si l’un·e de vos coéquipiers·ères meurt, il ou elle peut ressusciter et rejoindre à nouveau la partie afin de venir à bout des boss !

Le point négatif de ce mode est que… les joueurs·euses ont tendance à préférer se mettre joyeusement sur la tronche que coopérer. Afin de faire mes captures d’écran, j’ai été obligée de rejoindre le mode très facile pour avoir des personnes avec qui coopérer ! Tant que deux joueurs·ses ne se connectent pas en même temps que vous dans votre difficulté, vous êtes coincé·e…

A noter également que les tableaux de bord de chacun·e ont tendance à beaucoup bouger pendant la partie. Étant de mon côté très sujette aux maux des transports, j’ai parfois eu des nausées si la partie s’éternisait. Bon à savoir !

Je vous avoue que le mode Connected est celui que j’ai finalement le moins testé. Je préfère de mon côté les autres modes multijoueurs. Le mode Zone Battle permet un affrontement classique entre deux personnes sur Tetris, en ajoutant la spécificité de la zone. Cette fois, à vous d’être le ou la plus rapide à compléter des lignes afin de lancer votre Zone et de terrasser votre adversaire !

Les modes Score Attack et Classic score attack vont tester votre endurance et votre capacité à enchaîner les Tetris afin d’obtenir un meilleur score que votre adversaire ! Le mode Score Attack reprend la manière moderne de jouer à Tetris, avec des possibilités de spinner des pièces ou d’utiliser la réserve, tandis que le mode Classic score attack vous rappellera les glorieuses heures de la NES. Ici, pas de réserve et une fois qu’une pièce est posée, trop tard pour changer sa disposition…

En bref, que vous soyez un·e fan ou non de Tetris, je vous conseille très fortement de vous procurer au plus vite Tetris Effect: Connected ! On dépasse les clichés des jeux de puzzle répétitifs grâce à une multitude de manières de jouer possibles et j’ai passé de très nombreuses heures sur ce jeu cette année. D’ailleurs, Hydelic est le groupe que j’ai le plus écouté en 2020…

Le mode Score Attack, ça va parfois… un peu vite.

Mais encore…

Je terminerai avec deux jeux de 2020 auxquels j’ai apprécié jouer durant cette année si particulière.

Le premier, c’est Streets of Rage 4, sorti fin avril. Evidemment, la nostalgie des anciens SOR a fait que je me suis ruée sur ce tout nouvel opus. Alors que j’avais quelques aprioris après les premiers aperçus du jeu concernant sa patte graphique, je me suis rapidement faite à ce style un peu comics des personnages et c’est avec joie que je me suis mise à taper quelques punks et flics. Le mode multi m’a permis d’occuper mes soirées de confinement.

Le deuxième jeu est Animal Crossing: New Horizons, sorti le 20 mars, soit quelques jours après la mise en place du confinement en France… L’expérience fut relativement courte pour moi par rapport aux joueurs·ses habituel·les d’AC (3-4 mois) mais intense. Alors que je n’aime pas du tout ce type de jeu à l’origine, Animal Crossing: New Horizons m’a permis de gérer mieux mon anxiété en me concentrant sur mon île et mes habitants. J’ai eu plaisir à remplir mon musée, à déterrer des fossiles et à visiter les îles de mes ami·e·s.

Voilà qui termine ma sélection de cette année. Je vous souhaite la meilleure fin d’année possible, jouez bien !


La sélection de Maxime Lebled

Outer Wilds

Outer Wilds

Outer Wilds (à ne pas confondre avec The Outer Worlds, jeu de rôle par Obsidian) est, pour moi, l’un des jeux les plus mémorables de ces dernières années. Il reste dans votre esprit longtemps après être venu à bout de ses mystères. Mais la nature même du jeu rend cet exercice de description très délicat, car ce qu’Outer Wilds cherche à susciter avant tout chez vous, c’est de la curiosité.

Le jeu entier est une sorte de pelote de laine géante que vous devez démêler (ou alors des écouteurs, c’est vous qui voyez, je suis pas la police des métaphores), et il serait absolument ignoble de divulgâcher quoi que ce soit. Même les plus petits détails ont leur importance. On pourrait le comparer à une escape room géante. Une fois que c’est fait… c’est fait.

Voici le topo le plus clair et sans spoilers que je puisse vous offrir : vous êtes un·e habitant·e d’une petite planète à l’atmosphère campagnarde, presque pastorale. Cela dit, votre civilisation vient tout juste d’arriver à se poser sur la lune en orbite, et ses ambitions ne s’arrêteront pas là. Vous êtes le prochain astronaute. Mais ce que vous ne savez pas encore (…sauf si vous avez lu le descriptif du jeu sur les magasins où il est en vente), c’est que le soleil est sur le point de devenir une supernova, qui engloutira tout sur son passage, d’ici 22 minutes. À chaque explosion, vous vous réveillez au point de départ, et le cycle recommence… Comment ? Pourquoi ? C’est la première question que le jeu vous pose, et vous vous en poserez bien d’autres au fur et à mesure de vos découvertes.

Il n’y a qu’un seul système de progression : vos connaissances sur l’univers qui vous entoure. Si vous savez quoi faire, vous pouvez terminer le jeu en à peine 15 minutes. Mais évidemment, l’histoire et ses mystères vous emmèneront partout à travers le système solaire… et au final, vous l’aurez démêlée, cette pelote de laine.

Le jeu catalogue toutes vos découvertes dans une sorte de tableau qui représente automatiquement tous les éléments que vous avez trouvés, ainsi que les liens entre eux (certains à découvrir séparément des éléments qu’ils relient). Cet élément fonctionne à merveille pour vous guider vers l’exploration de l’inconnu.

Je meurs d’envie de m’extasier ici sur toutes les petites mécaniques de jeu, les innombrables détails bien pensés, la bande-son au poil… mais c’est à vous de découvrir tout ça. Outer Wilds, sorti le 18 juin 2020 sur Steam, est incontestablement mon jeu de l’année.

Mais encore…

Pas très loin derrière, j’ai également beaucoup apprécié Half-Life: Alyx. La réalité virtuelle est toujours un peu balbutiante, mais elle se perfectionne au fil des ans, au moins du côté matériel. Du côté logiciel, HL:A représente un bond de géant ; l’immersion et le côté naturel des interactions proposées sont tellement au-delà du reste du secteur qu’il sera difficile de revenir sur d’autres jeux VR après coup. Si vous disposez d’un casque de réalité virtuelle sur PC, vous n’êtes sans doute pas passé à côté, mais si c’est le cas… qu’attendez vous ?

Enfin, mon troisième choix cette année est SUPERLIMINAL. Oui, comme Outer Wilds, je triche aussi un peu vu qu’ils sont tous les deux sortis sur l’Epic Games Store en 2019, et sur Steam qu’en 2020. Mais bon. Je n’ai que Steam comme perspective… contrairement à ce que j’ai fait dans ce jeu, qui vous demande de changer votre perspective afin de résoudre des puzzles divers & variés grâce à ce qu’on pourrait qualifier de… d’illusions d’optique auto-infligées ? C’est un peu dur à décrire avec justesse. Mais si vous avez aimé Portal, premier du nom, vous passerez sûrement deux grosses heures de qualité avec. Car on sent bien que les concepteurs, eux aussi, aiment s’amuser avec vous.


La sélection d’Anne

Fuser

Fuser

Dernière nouveauté en date des studios Harmonix (Guitar Hero, Rock Band, Dance Central…), Fuser arrive sans conteste sur la première marche de mon podium cette année. Sans surprise, diront les mauvaises langues.

Derrière le concept de Fuser se cache une autre création Harmonix, plus confidentielle encore : DropMix, sortie en 2017. Ce jeu de plateau, édité par Hasbro, permettait de mixer différents hits ensemble via un système de cartes NFC à collectionner. Un véritable carton… dans mon cœur, uniquement. Le jeu a bidé pour tout un tas de raisons — concept dur à vendre, tarifs trop élevés, distribution plus que confidentielle hors des US, gestion lamentable d’Hasbro qui a fini par se retirer du projet… Je suis probablement une des seules personnes en France à avoir acquis cette tuerie avec l’intégralité des cartes additionnelles 💸, à l’avoir fait découvrir à des potes toujours enthousiastes devant un tel système, et à avoir posté un tas de freestyles tous plus fous les uns que les autres sur YouTube.

De ce système, Harmonix a conservé la substantifique moelle : son mode freestyle, avec un moteur audio capable de faire correspondre à la perfection la guitare de Down with the Sickness, la basse de Bad Guy, la section percussive de In Da Club, et le chant de Call Me Maybe. À cette base déjà solide, Harmonix ajoute de nombreuses nouvelles options avancées comme la possibilité de voir les points de “cue”, d’ajouter des pistes en attente, des instruments dynamiques, des filtres, des fondus… Évidemment, cet éventail de nouvelles possibilités s’accompagne d’une courbe de progression plus longue que DropMix. Heureusement, un mode Carrière fera office de long tuto vous permettant de prendre toutes ces fonctions en main, une par une. Petite prouesse, tout cela se gère extrêmement bien avec une simple manette.

Attention, Fuser n’est pas un rhythm game. Ce n’est pas la suite spirituelle de DJ Hero que certains médias ont cru bon de dépeindre. Est-ce même un jeu vidéo ? Le système de scoring semble tout à fait optionnel et dispensable. De toute évidence, tout l’intérêt du titre repose sur le mode Freestyle, qui constitue un formidable outil de création musicale, ainsi que sur les modes de partage social et multijoueur (le tout en cross-platform, s’il vous plaît).

Fuser est disponible sur PC Windows, Xbox One, PS4 et Nintendo Switch (cette dernière version offrant des performances plus laborieuses, ne la privilégiez que si vous souhaitez disposer d’une version “portative”). Et, cela tombe plutôt bien, il fait l’objet de grosses promotions à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Mais encore…

J’ai déjà eu l’occasion de vous dire tout le bien que je pensais de Streets of Rage 4 en conclusion du test de Kendo. Je citerai également Animal Crossing: New Horizons, seule sortie valable d’une année autrement moribonde chez Nintendo, Hades, un rogue lite qui repousse toutes les limites du genre, Dreams, officiellement sorti de beta cette année, Tetris Effect: Connected qui vient compléter de fort belle manière ce qui était déjà un des tout meilleurs Tetris en date, et Tell Me Why, véritable Life is Strange 3 qui ne dit pas son nom.

Pour terminer, si je ne l’ai pas encore terminé, Cyberpunk 2077 doit figurer dans cette liste. Épargnons-nous toute pénible polémique : je ne défendrai évidemment pas la politique de son éditeur, ni ses performances lamentables sur les consoles d’ancienne génération. De mon expérience sur Xbox Series X, il s’agit d’un jeu parfois maladroit narrativement, certes, mais incroyablement beau, dense, riche, au gameplay jouissif et varié qui permet véritablement d’aborder les situations de multiples façons différentes comme à l’époque d’un Deus Ex. Enfin, cela me tue de l’admettre, mais CP2077 est clairement bien moins buggé qu’un Assassin’s Creed Valhalla du cul, un Watch Dogs Legion moisi, ou même un Skyrim à sa sortie — comme quoi, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur Twitter, et ce sera la petite morale de cette sélection 2020.


La sélection de Maikigeeky

Hotshot Racing

Hotshot Racing

Moi qui cherchait un bon petit jeu de voiture très arcade avec pas mal de défis à relever, on peut dire que je suis comblé ! Hotshot Racing (ou de son nom d’origine Racing Apex), c’est l’amour des bons vieux jeux de course arcade des années 90. Des courses effrénées, des adversaires coriaces, le tout accompagné d’une très bonne bande-son, le jeu vous prend aux tripes et ne vous fera pas de cadeaux. Les sensations de vitesse sont bonnes, on enchaîne les dérapages afin de gagner des boosts pour aller encore plus vite, l’IA nous talonne afin de profiter de la moindre erreur de notre part pour nous dépasser, les tracés des circuits sont variés et les décors sont agréables à regarder (si on en a le temps de les regarder bien sûr). Chaque voiture a également ses propres sensations de conduite ce qui est un excellent point. Après la sélection de votre pilote, vous aurez le choix entre 4 styles de voitures (Équilibré, Vitesse, Accélération et Dérapage). Enfin, le jeu dispose de plusieurs vues ce qui laisse le choix au joueur de soit conduire avec la caméra proche du véhicule ou encore de profiter de la vue du cockpit.

Plus vous gagnerez des courses, plus vous aurez de l’argent à dépenser dans vos véhicules (peintures, pièces, tableau de bord) et dans les combinaisons des différents personnages jouables (NB : cela ne change aucunement les stats de vos véhicules, c’est purement esthétique). Et pour aller encore plus loin dans cet esprit de « collection » certaines pièces et peintures des véhicules doivent d’abord être débloqués dans des conditions particulières avant de pouvoir les acheter (exemple : faire 200 dérapages, finir toujours 1er dans un Grand Prix, etc…)

Deux mois après sa sortie, le titre a profité d’un DLC gratuit avec de nouvelles courses. D’autres contenus gratuits sont à prévoir dans les mois à venir. Hotshot Racing est disponible sur PC, Xbox One, PS4 et Switch.

Mais encore…

Fuser : Je pense que ma compère Anne vous aura déjà tout dit sur ce formidable jeu musical qu’est Fuser. Donc je vais faire très court : achetez-le.

Murder by Numbers (rien à voir avec le film de 2002) : Un jeu mélangeant du picross (grille qui fait apparaître des images si vous vous demandez ce que c’est) et visual novel avec la bande-son créée par un ancien de Capcom ayant travaillé sur Viewtiful Joe et Phoenix Wright, cela donne Murder by Numbers. Le jeu nous plonge dans le Hollywood des années 90 où l’on suit l’histoire d’Honor Mizrahi impliquée dans une affaire criminelle. Avec l’aide du robot SCOUT, elle devra prouver son innocence. Une belle aventure à faire si vous n’êtes pas allergique à l’anglais. Le jeu est disponible sur PC (depuis Mars 2020) et Switch.


La sélection d’Adrien

Ori and the Will of the Wisps

Ori and the Will of the Wisps

Le GOTY, c’est Ori ! 2020 n’aura peut-être pas été la plus belle des années, mais difficile de nier que côté JV, nous avons été gâtés. Animal Crossing: New Horizons a été notre jeu doudou du premier confinement, l’été aura été marqué par l’arrivée de Fall Guys tandis que les rogue-lite auront été nombreux à nous régaler cette année, de Spelunky 2 à Hades et Risk of Rain 2 sortis d’early access.

Mais cette année, c’est un bijou sorti à peine une semaine avant le confinement qui ne m’a pas quitté depuis : Ori and the Will of the Wisps. La suite du bijou de Moon Studios est arrivée en mars dernier et l’attente en valait bien la peine. Plus grand, plus beau et plus fort, Ori 2 prend aux tripes et m’en a fichu plein les yeux et plein les oreilles. De la plate-forme exigeante mais jamais frustrante, un gameplay très soigné et varié mais surtout une direction artistique et des musique belles à en pleurer, le coup de foudre a été immédiat. Un indispensable, désormais disponible en 8K sur Series X comme sur Nintendo Switch. Quel que soit votre flacon, promis l’ivresse sera au rendez-vous.

Mais encore…

Mentions honorables pour 2020 : les rollercoasters Doom Eternal et Resident Evil 3, la claque graphique Final Fantasy VII Remake, les indémodables 51 Worldwide Games sur Switch et Marvel’s Spider-Man: Miles Morales. Et difficile de ne pas mentionner que le GOTY de 2019 Dicey Dungeons vient de sortir sur Switch, merci de sauter dessus le plus vite possible !


La sélection de Shinkendo

Streets of Rage 4

Streets of Rage 4

Cette année 2020 est très particulière et j’ai forcément fait comme tout le monde : doser les jeux vidéo. On s’attendait déjà à ce qu’on croule sous des jeux de qualité comme Final Fantasy VII Remake et Cyberpunk 2077, l’un est très bon mais incomplet, l’autre est tout aussi bon sur machine performante mais buggué mais mes choix sont toujours ailleurs…

Mon jeu de l’année reste le même et ce sera vraiment mon préféré de l’ère PS4/XONE : Monster Hunter World Iceborne. Les développeurs nous ont tout donné et le boss final, le Fatalis qui est une merveille à combattre. Il vous donnera du fil à retordre même ultra stuffé mais que d’émotions, des cris en party lorsqu’on le fait tomber pour la première fois… Rarement j’aurai vécu de moments aussi forts qu’en jouant à ce jeu et je tiens à ce que vous le sachiez tous les ans.

En 2020 le jeu que j’ai ultra attendu et que j’ai dosé c’est bien Streets of Rage 4. On en a même fait un test sur CG donc on ne va pas la refaire mais si vous cherchez un jeu sympathique avec un minimum de challenge et jouable jusqu’à 4 en local, ce jeu est bien fait pour vous, on remercie Lizardcube, Guard Crush Games et DotEmu pour cette pépite vidéoludique qui fait largement honneur à cette saga mythique.

Mais encore…

Autrement, y a le Yakuza: Like a Dragon qui me fait de l’œil mais je n’ai pas encore eu le courage de m’y mettre à fond par e que c’est minimum 50h de jeu pour vraiment en profiter. J’ai encore 1000h à faire sur MWHI, question de priorités. 

Pour finir, j’aimerais sincèrement remercier Anne, Meli, Jay, Adrien pour ce qu’on a lancé cette année, le Blind Test du Shin, j’ai vraiment surkiffé ces petits moments et j’espère que vous aussi. À l’année prochaine pour le 2e round de Jumanji.


La sélection de Laurent Charrier

Resident Evil 3 (2020)

Resident Evil 3

Cette année 2020 aura été chargée en gros titres et sélectionner un seul jeu n’est vraiment pas simple. The Last of Us Part II, Paper Mario: The Origami King, Ghost of Tsushima, Final Fantasy VII Remake, Animal Crossing: New Horizons, Cyberpunk 2077 (LOL), Assassin’s Creed Valhalla… Aussi, pour changer des années précédentes, j’ai décidé de faire mon choix en me basant sur un critère neutre afin de rester le plus objectif possible : de tous les jeux sortis en 2020, lequel est un Resident Evil ? La réponse s’est imposée à moi comme une évidence : Resident Evil 3 est le meilleur jeu de 2020.

Suivant la même direction artistique de Resident Evil 2 sorti l’année précédente, cet épisode permet à petits et grands de découvrir (ou redécouvrir) les joies d’incarner Jill Valentine et de se faire poursuivre par un Nemesis au meilleur de sa forme dans les légendaires ruelles de Racoon City.

Comme pour RE2, le scénario reste identique avec quelques petites adaptations pour surprendre les joueurs qui connaissaient déjà par cœur l’épisode sorti sur PS1 en 1999. Le gameplay voit également une évolution par rapport à RE2 avec notamment l’ajout d’une esquive dynamique. Maîtriser cette dernière sera alors indispensable si vous voulez vous frotter aux modes de difficulté les plus hardcores.

Ambiance aussi pressante qu’apocalyptique, des graphismes sublimes, un doublage excellent en VO comme en français, tout est réuni pour vous faire passer de longues heures à refaire des boucles pour améliorer votre chrono et votre équipement. Si je voulais chipoter, je soulignerais volontier que le titre souffre du même défaut que sa version PS1 sorti il y a plus de 20 ans : une orientation pour le speedrun totalement assumée qui lui donne une durée de vie très courte. Mais les fans de la première heure me feront remarquer à juste titre que si l’on compare les meilleurs runs des 2 titres, RE3 reste plus long que sa version PS1, même si l’on skip les splendides cinématiques.

Si vous aimez l’ambiance, l’exploration et les énigmes, partez donc sur RE2. Si vous aimez les challenges, l’esquive et la recherche de la moindre parcelle de scénario qu’il est possible de skipper pour aller droit vers la fin d’un jeu, c’est RE3 qu’il vous faut.

Très franchement, je ne sais même pas pourquoi je me fatigue. Si vous aimez les jeux vidéo, plongez vous dans ces 2 titres qui sont les seuls jeux vidéo valables depuis cette dernière décennie (auxquels on ajoutera bien évidemment Resident Evil 7, Resident Evil 6, ainsi que Resident Evil: Revelation 1 & 2).

Passez de bonnes fêtes et entre deux parties de Resident Evil, faites une petite pause en jouant à des jeux vidéo musicaux 😉 

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