Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit
déc05

Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit

Un matin. Un lapin. Prenait un bon bain. Puis un paparazzi prit en photo son zizi. Et là ce fut le drame…

Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit

  • Éditeur : SEGA
  • Développeur : Arkedo
  • Type : Action/Plate-forme
  • Support : PlayStation 3, Xbox 360, PC
  • Date de sortie : 3 octobre 2012
  • Classification : PEGI 12+
  • Testé sur PlayStation 3.

Développé par les français d’Arkedo Studios, Hell Yeah raconte l’histoire d’un lapin des enfers qui s’appelle Ash et qui un jour se fait prendre en photo dans une position compromettante pour sa crédibilité de prince des enfers. Il décide donc de régler le compte de tous ces enfoirés qui le stalkent sur l’enfernet.
Malgré son titre en anglais, Hell Yeah! est un jeu 100% made in France, ce qui plairait fortement à notre ami Jaycota.

Qui veut la peau d’Ash Rabbit ?

Etant constitué que d’os il sera très difficile d’avoir sa peau. Blague à part, tout au long de son périple, Ash se mange des vannes concernant sa certaine nudité auxquelles il répond de la manière la plus virulente possible, l’exécution. Au début du jeu, vous maîtrisez un personnage qui peut juste sauter jusqu’à ce qu’il croise son serviteur, Nestor, qui lui balance une foreuse et à partir de là, la fête commence. Ash peut dézinguer à tout va sans avoir peur de tout salire. Ensuite, Nestor l’équipe d’armes plus ou moins meurtrières et Ash devient un lapin de guerre rien que ça.
Hell Yeah! est un jeu d’action/plates-formes dans lequel on arpente les différents mondes à la poursuite du paparazzi secret. Ash rencontrera 101 ennemis à dézinguer et tous de manière plus ou moins sordides grâce à des Finish Moves de toute classe. Et c’est bien ça l’attrait principal du jeu.

Les photos rendent violent

Les petits ennemis rencontrés sont à dézinguer avec l’arsenal varié mais ne sont pas très résistants. Tout le contraire des 101 ennemis principaux contre qui il y aura des techniques bien spécifiques pour les abattre. En plus de ça, on rencontre une petite cuillerée de véritables boss, dans des arènes spéciales et dynamiques.
La difficulté peut être au rendez-vous et ce n’est pas pour me déplaire. J’ai dû refaire des boss entiers parce que je suis mort à la toute dernière phase. Après avoir pesté comme un rat mort, reprendre la manette et triompher est un plaisir sur lequel je ne rechigne pas.

Avoir 101 Finish Moves différents est une tâche bien ardue et c’est pourquoi certains ennemis principaux ont les mêmes scènes d’exécution. Cela dit, l’approche est différente donc on n’a pas l’impression de toujours refaire la même chose.

Ambiance flashy ou rien

J’espère que vous ne faites pas de crise d’épilepsie car si vous n’aimez pas les jeux riches en couleurs, vous allez être servis. Ce jeu arbore une palette très colorée (et que je trouve jolie). Les niveaux sont riches en exploration et heureusement une carte nous aide pour localiser toutes nos victimes. Même si certains arrière-plans peuvent paraître baclés, les environnements sont sympas.
La bande-son originale est bonne et colle bien aux environnements même si là encore elle peuvent gaver après 10 minutes dans le même niveau. Mention spéciale au thème du niveau 8 qui vous donnera envie de vous égorger tellement il reste en tête et résonne.

Les dialogues entre Ash et les différents antagonistes donnent lieu à des échanges plutôt musclés qui peuvent sans a priori se retrouver dans des punchlines de forums internet.

Autre point pour l’ambiance : la personnalisation du lapin. Grâce à l’argent accumulé, on peut acheter des items pour personnaliser sa foreuse ou encore la tronche d’Ash. Là encore, de bons délires en perspective.

Seul au monde

Les développeurs ont eu la bonne idée d’exploiter les monstres capturés préalablement. Ils sont envoyés sur une île spéciale dans laquelle ils devront travailler pour nous faire gagner de l’argent, des items et autres trésors. Ce mode de jeu est appelé The Island.
A la manière d’un jeu de gestion -mais beaucoup moins complexe hein faut pas déconner- vous assignez vos ennemis capturés à des tâches bien pénibles. En prime, il faut gérer leurs états d’âme, ils sont soit fâchés soit tristes et donc ne sont pas efficaces au travail. La solution sera de leur faire prendre des vacances ou au contraire de les envoyer se calmer en prison. Tout cela est géré automatiquement et on n’a plus qu’à cliquer. Mini mode sympathique mais vraiment très limité donc on n’y retourne pas souvent…

De plus, même si le mode solo est très bien, le jeu aurait été meilleur si un mode co-op était de la partie. Les développeurs se sont penchés sur le cas du multi mais rien de bon n’a abouti et se sont donc concentrés sur un maximum d’expérience pour le mode solo.
Pourquoi ne pas avoir fait un espèce de dramatic battle dans lequel deux joueurs devaient buter le plus de monstres possibles ? Un genre de run & gun flashy survitaminé… Une idée parmi tant d’autres je vous l’accorde mais qui fleurit aisément quand on voit le manque de modes pour la replay value.

Il reste quand même des choses qui m’étonnent toujours surtout quand cela concerne des jeux dématérialisés. Les temps de chargement sont très longs entre les différents niveaux. On appréciera les conseils pas super utiles juste pour le lol. Avec ça, lors de phases bien chargées à l’écran, on pourra constater que le jeu ralentit de manière bien crade… Jeu multi-support mais réalisé par une petite équipe, il fallait de l’aide extérieure pour finir dans les temps. L’équipe d’Arkedo a été aidée par celle de Pasta Games (situés dans les mêmes locaux) et ces derniers ont réalisé la version PS3. Je n’ai pas trop testé la version Xbox 360 et donc ne sais pas si les mêmes ralentissements ont lieu aux mêmes endroits.

Mes derniers regrets sur ce jeu sont à porter sur la rejouabilité qui est juste absente. Le jeu se fait en one shot puis ensuite c’est terminé, comme vu plus haut, pas de co-op ni de online. Ce n’est pas le tout petit mini mode The Island qui allonge sa durée de vie même si elle est assez conséquente. Et petit dernier regret pour la route, absence de version PS Vita alors que je suis certain que ça aurait été un plus de l’avoir dessus et justement permettre le crossbuy.

Sérieusement ?

Hell Yeah !The Wrath of Dead Rabbit (La Fureur du Lapin Mort) est un jeu qui ne se prend pas au sérieux du début à la fin. Agréablement réalisé et coloré, ce sympathique jeu de plates-formes est bourré de références concernant l’univers du jeu vidéo en général. On s’en tape du scénario qui n’est qu’un prétexte pour aller dégommer du monstre en appliquant des finish moves de plus en plus meurtriers.
Sorti à un prix correct, 12,99€/1200 points, je ne peux que vivement vous le conseiller si vous êtes fans de jeux de plates-formes. L’ayant terminé en approximativement 10h, le petit côté répétitif peut se sentir si vous jouez trop longtemps d’un coup. Il est juste dommage de ne pas avoir de vraie replay value pour pouvoir revenir dans le jeu une fois terminé, malgré le mode The Island.

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Jet Set Radio
sept28

Jet Set Radio

A l’époque je fantasmais dessus avec ma Dreamcast, des protagonistes avec des rollers magnétiques crackés capables de grinder sur n’importe quelle surface, des tags à accomplir, à créer, à partager… C’était la folie dans ma tête. Alors quand le portage HD a été annoncé, j’étais vraiment content que les joueurs actuels puissent découvrir un excellent jeu qui n’a pas eu le succès escompté.

Jet Set Radio

  • Éditeur : SEGA
  • Développeur : Smilebit, Blit Software
  • Type : Action, Aventure
  • Support : PlayStation 3, Xbox 360
  • Date de sortie : 19 septembre 2012
  • Classification : 12+

Jet Set Radio est un jeu unique en son genre et dans le pur esprit SEGA d’antan. Développé par Smilebit (ex Studio AM-6), ce jeu avait entraîné une légère controverse en son temps car il mêlait roller et graffitis, donc des actes de vandalisme assez mal vus. C’est pour ça d’ailleurs qu’on avait droit à l’introduction à un bon petit message d’avertissement façon Familles de France. Pour l’itération HD, Blit Software n’a pas oublié tout ça…

Ridons sans risque

Equipé de rollers qui défient les lois de la gravité, on arpente la ville à la découverte de spots pour tagguer et marquer son territoire. Bien sûr, cela ne se fait pas sans risque, la police veille surtout avec le collant et célèbre Onishima, tiré de l’inspecteur Harry, Clint Eastwood-like, mais aussi les gangs rivaux. Le jeu se passe dans deux villes, Tokyo-To et Grind City, librement inspirées des villes de Tokyo et New-York. Engréné par le DJ underground et mâitre de la station pirate Jet Set Radio, Professor K(endo), -toute ressemblance est clairement fortuite- les territoires sont disputés par trois gangs principaux : les Noise Tanks, les Poison Jam et les G-Gs dont notre héros Beat en est le fondateur. Plusieurs autres gangs existent mais sont de moindre importance comme les Love Shockers. Au fil de l’aventure, de nouveaux personnages font leur apparition et rallieront le gang de Beat pour mieux imposer le crew ! Je ne rentrerai pas plus dans les détails de l’histoire qui reste classique mais bien déjantée avec des attaques terroristes qui auraient pu valoir une annulation du jeu s’il était sorti un an plus tard…

Beat n’a pas pris de ride

D’apparence cartoon, Jet Set Radio est véritablement le premier jeu qui utilise le cel-shading, ou en bon français l’ombrage de celluloïd ce qui lui donne un cachet on ne peut plus particulier. A l’époque, son style a fait mouche et la critique a été particulièrement élogieuse. Quoi de neuf sous le soleil avec cette monture HD ? Bah bizarrement… Rien. Lorsque je relance le jeu sur ma Dreamcast, je m’aperçois que le jeu est toujours aussi beau et qu’il vieillit vraiment bien, et pour un jeu 3D d’il y a douze ans, c’est un sacré challenge. La version HD est un poil plus lisse mais rien de bien transcendant.

Le jeu se joue tellement simplement. Les figures s’exécutent toutes seules donc pas besoin de faire des tricks à la Tony Hawk pour exécuter des front ou backside. On dirige le personnage avec le joystick gauche, un rapide mouvement du bas vers le haut le met de dos pour rouler en arrière (utile pour continuer la chaîne de combos). On saute avec le bouton croix on actionne les tags avec la touche L2 puis sous forme de mini-QTE on dirige le joystick gauche pour valider les mouvements. Les tags existent en trois tailles, petit, moyen et grand, et selon leur taille, les mouvements du joystick sont plus ou moins longs et complexes. Le joueur ne peut pas choisir la taille du tag qu’il va accomplir, elle est déjà prédéfinie. La touche L2 sert également à redresser la caméra et la gâchette R2 à accélérer. Cinq pas d’accélération, représentée sous forme de jets bleu électrique, et pour continuer il suffit juste de relâcher une demie seconde et d’appuyer de nouveau.
Nouveauté dans ce remake HD, la caméra est mouvante et peut être dirigée avec le joystick droit. Ajout bien appréciable lors des moments difficiles où l’on se retrouve dos au mur avec une armée qui vous shoote au bazooka.

Ambiance de folie sans Beats by Dre

Ce jeu dégage un charme particulier qui ne laisse personne impassible. En cel-shading et d’apparence très colorée, l’identité du jeu est finalisée avec son ambiance sonore et musicale complètement dingue. Hideki Naganuma avait pondu une bande-son de qualité, collant parfaitement avec la nature du jeu. Très électrique mais avec des tendances hip-hop funky (on va dire), l’OST déboîte complètement.

Il ne faut pas trop se pencher sur les décors qui peuvent parfois être grotesques ; l’essentiel se situe dans les graffitis à effectuer, les spots à grinder et l’exploration des niveaux qui peuvent être retors.

Le jeu n’est pas simple, la jouabilité particulière de l’époque n’a pas été modifiée d’un poil (heureusement !) et les nouveaux-venus dans l’univers JSR vont devoir passer par une petite période d’adaptation. Dompter les sauts lunaires va demander un petit passage par la case entraînement puis ensuite ce sera que du bonheur. Enchaîner 90 tricks sous une musique électro bien entraînante sans s’arrêter est d’une jouissance inégalée.
Le jeu peut paraître court (en moins de 5h c’est torché) mais le mode new game + est là pour rajouter des missions secondaires dans chaque ville comme des courses, des concours de grinds, concours de graphs, etc… Et puis l’histoire peut être refaite avec tous les persos qui possèdent tous des caractéristiques différentes et qui dévoilent donc de nouveaux aspects. Et bien sûr, quand on est un as comme moi, on réussit à débloquer les 5 persos cachés en réalisant les meilleurs scores sur chaque mission (faut atteindre le rang Jet). Ca rallonge considérablement la durée de vie et surtout met de bonne humeur ! Néanmoins, tout n’est pas bleu…

Quelques oublis de station…

On pouvait craindre le pire concernant la bande originale du jeu, pour des raisons de droits : avec des musiques exclusives différentes selon les versions (JAP, US et EUR), la tâche s’annonçait pour le moins bordélique. Finalement SEGA est parvenu à dépasser les attentes en proposant la playlist ultime, regroupant tous les morceaux des trois régions du jeu (à l’exception de deux, Yappie Feet et Many Styles). Pas mal, même si l’on regrettera Yappie Feet qui était une de mes préférées.

Comme je disais plus haut, il n’y a pas vraiment de grande nouveauté pour un portage HD. Il est dommage de ne pas avoir implémenté un mode Online, avec duels de tags ou de territoires. Il aurait été facile de mettre quelques modes en ligne bien sympathique. Au lieu de ça, on a juste un classement au niveau du score histoire de se comparer au reste du monde, ça reste maigre…

L’éditeur de tags est toujours là mais à l’heure de l’imagination et du partage (suivez l’article en dessous), aucun moyen de partager son tag avec la communauté. Dommage également de ne pas avoir trouvé un système sympa (en pensant à se mettre à couvert de toutes dérives) pour montrer les plus beaux tags des joueurs.

Je pourrais aussi pester contre les temps de chargement toujours aussi longs mais sans les bruits de chargement du GD-ROM… J’ai lu sur quelques forums que la version Xbox 360 présentait des freezes et d’importants ralentissements, la version PS3 que j’ai testée ne présentait rien de tout ça. A voir donc à la longue.

Les quelques bonus rajoutés çà et là sont appréciables mais restent beaucoup trop maigres pour nous satisfaire pleinement. Cela dit, l’ajout de quelques musiques de la suite, Jet Set Radio Future, laisse peut-être une chance de le voir débarquer un peu plus tard ; Jet Set Radio Future étant beaucoup plus accomplie, et encore plus dingue que le premier (Sky Dinosaur Park !!!!!!!)

Ladies and Gentlemen, start your engines !

De par son ambiance haute en couleurs, ouf en musique et par son mini prix, Jet Set Radio a tout pour plaire. Malgré quelques défauts inhérents au moteur de jeu (caméra foireuse par moment) et des bonus bien maigres, et un portage douteux pour la version Xbox 360, le jeu est toujours aussi joli et n’a pas vieilli. La Dreamcast était une si belle machine… Si vous n’avez jamais joué à l’original, testez d’abord car si vous n’accrochez pas au début, vous n’accrocherez jamais. Pour les autres, foncez ! Et puis peut-être ça favorisera le portage de Jet Set Radio Future et rien que pour ça, j’encourage tout le monde.

J’ai hâte de voir le résultat sur PS Vita, qui ne sort que le 19 octobre prochain ! Pour se faire péter les yeux, je pense que ce sera la meilleure version ! Il sortira aussi sur les différents mobiles pour la fin d’année, sans estimation de prix.

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Uncharted 3 : L’Illusion de Drake
déc06

Uncharted 3 : L’Illusion de Drake

S’il ne fallait retenir qu’une seule exclusivité Playstation 3, il s’agirait de celle-ci. De retour pour son troisième volet, la saga Uncharted (qu’on ne présente plus) place son héros Nathan Drake sur les traces du célèbre Lawrence d’Arabie. Au menu : du grand spectacle, des graphismes sublimes pour une aventure pas si inoubliable que ça.

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Assassin’s Creed : Brotherhood
mai08

Assassin’s Creed : Brotherhood

Il aura fallu patienter à peine un an pour obtenir une suite à la série Assassin’s Creed. Un développement relativement court, une reprise de l’univers du second épisode, et l’annonce d’un mode multijoueur ont fait naître nombres de craintes chez les joueurs… Et il s’avère que certaines étaient loin d’être infondées.

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Killzone 3
avr28

Killzone 3

Les aven­tu­res de la belle ISA con­tre les méchants Hel­ghasts… A moins que cela ne soit le con­traire ? Quoiqu’il en soit, le der­nier FPS de Gue­rilla Games n’avait pas besoin de grand chose pour briller après un Kill­zone 2 déton­nant. Force est de cons­ta­ter que le stu­dio néer­lan­dais ne s’est pas reposé sur ses lau­riers.

Une his­toire jeune et sans fin

Com­men­cée sur PlayS­ta­tion 2 avec le pre­mier Kill­zone sorti en 2004, la saga s’est envo­lée avec le deuxième épi­sode qui fut le pre­mier sur PS3. Je vous laisse le soin d’aller cher­cher les détails de l’his­toire de Kill­zone. En gros, deux fac­tions s’affron­tent dans une guerre sans merci, les sol­dats de l’ISA con­tre les Hel­ghasts, dits Higs. A la fin de Kill­zone 2, après avoir abattu le jum­per Colo­nel Radec, l’empe­reur Visari, grand autar­que des Higs, était à la por­tée de l’ISA. Il décide de ne pas se ren­dre à l’ennemi et se fait abat­tre. La guerre allait-elle pren­dre fin ? Ce n’était ne pas con­naî­tre le tem­pé­ra­ment des Higs. Leur grand vision­naire mar­tyre devait être vengé, les nou­veaux diri­geants vou­laient coûte que coûte met­tre fin à cette guerre en anéan­tis­sant inté­gra­le­ment leurs enne­mis. De son côté l’ISA n’est pas en reste et avec le peu de for­ces res­tan­tes, elle se lance dans un ultime assaut sur la pla­nète des Higs mal­gré la situa­tion déses­pé­rée sur le papier stra­té­gi­que­ment par­lant.

On pou­vait s’atten­dre à un scé­na­rio de folie pour ce troi­sième et on l’espé­rait der­nier épi­sode (ouais je vous ai spoilé j’avoue) mais il n’en est rien. Mal­gré quel­ques scè­nes qui peu­vent res­ter mémo­ra­bles, le synop­sis glo­bal est guère inté­res­sant. Visari étant mort, les Higs sont dépour­vus de leur chef suprême, et on assiste donc à des règle­ments de compte entre les têtes hel­ghas­tes res­tan­tes qui veu­lent cha­cune deve­nir le nou­veau guide de la com­mu­nauté. Il est vrai que dans les deux pré­cé­dents opus, les hel­ghasts res­taient assez mys­té­rieux et Kill­zone 3 per­met de sou­le­ver des zones d’ombre, on com­prend mieux leur mode de fonc­tion­ne­ment et on cerne plus leurs idées. De l’autre côté, on se foca­lise sur le tan­dem de choc Sev et Rico ainsi que les amours éter­nels de Nar­ville et ce même Rico. Heu­reu­se­ment on ne tombe pas dans des cli­chés de films de série B, genre his­toire d’amour, ou romance à deux bal­les.

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Quoiqu’il en soit, même si le scé­na­rio ne vole pas bien haut, les types de Gue­rilla Games n’ont pas lésiné sur le reste. On a droit à un FPS grand spec­ta­cle où le scé­na­rio est mini­misé pour se con­cen­trer sur le bling-bling, cest à dire le côté impres­sion­nant. Fidèle à sa répu­ta­tion de démo tech­ni­que tirant inté­gra­le­ment par­tie (ou pres­que hein, on n’est pas dupe) de la puis­sance de la PS3, le jeu éclate les réti­nes. Clai­re­ment, c’est beau et détaillé que ce soit au niveau des envi­ron­ne­ments et des per­son­na­ges.

Vecta, c’est plus fort que toi

La pla­nète hel­ghaste sera la bonne occa­sion pour nos amis de visi­ter et de pro­fi­ter de divers envi­ron­ne­ments. On reste tout de même dans le clas­si­que c’est à dire base mili­taire hel­ghaste, jun­gle luxu­riante, déserts ari­des etc… Le final se passe dans l’espace, his­toire de finir en apo­théose. L’inte­rac­ti­vité a elle-même été tra­vaillée pour nous pro­po­ser une expé­rience bien à part. La jun­gle hel­ghaste est aussi belle que sau­vage, n’importe quel orga­nisme vivant est sus­cep­ti­ble de nous tuer. Elle four­mille de détails, le niveau paraît vrai­ment vivant comme le témoi­gnent ces bou­les de pol­len qui val­sent à tout va. Très cer­tai­ne­ment mon envi­ron­ne­ment favori. Avec tout ça, de nou­vel­les caté­go­ries d’enne­mis hel­ghas­tes font leur appa­ri­tion, comme les sol­dats de cap­ture qui ont la par­ti­cu­la­rité de vous fon­cer des­sus à toute vitesse pour vous tuer, stres­sant à la pre­mière ren­con­tre. Les Higs béné­fi­cient éga­le­ment d’une tech­no­lo­gie dont on peut pro­fi­ter par la suite, qui s’avère très utile dans le jeu.

Per­mis de tuer

En plus d’avoir des envi­ron­ne­ments variés, les déve­lop­peurs peu­vent se tar­guer d’avoir implanté toute sorte de véhi­cu­les et gad­gets sup­plé­men­tai­res. Lors de la pro­mo­tion du jeu, les annon­ces misaient énor­mé­ment des­sus, vous avez pu vous en ren­dre compte. En plus des tra­di­tion­nels exos­que­let­tes, on a des pha­ses en chars d’assaut mais éga­le­ment en vais­seau spa­tial. Pour ces der­niè­res, il est dom­mage d’en avoir autant et sur­tout pour la fin du jeu, qui gâche l’impres­sion finale. Mais ce n’est pas grave, les pha­ses avec le jet-pack sont et res­te­ront antho­lo­gi­ques. La mania­bi­lité est vrai­ment bien pen­sée, la joua­bi­lité est exem­plaire. Même si pour cer­tains pas­sa­ges, il sera obli­ga­toire, on peut sans pro­blème le ran­ger et dégai­ner les armes habi­tuel­les puis le res­sor­tir pour sur­vo­ler quel­ques pas­sa­ges semés d’ice­bergs. Comme c’est de la tech­no­lo­gie Higs, il est nor­mal de voir la fac­tion adverse débou­ler avec et les com­bats qui s’ensui­vent sont bien ryth­més. Il est impor­tant de noter que le tout a savam­ment été bien dosé : on n’a pas l’impres­sion d’en voir cons­tam­ment.

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D’autres nou­vel­les armes plus con­ven­tion­nel­les sont de la par­tie, mes pré­fé­rées étant le canon sen­ti­nel StA5X et le WASP. Ces armes à poten­tiel des­truc­teur assez élevé sont plai­san­tes dans l’uti­li­sa­tion, et leur effi­ca­cité est sans appel. Comme d’habi­tude, une fonc­tion secon­daire pour cha­que arme est dis­po­ni­ble. On arrive rare­ment à cours de muni­tion tel­le­ment y en a à pro­fu­sion lorsqu’on abat des enne­mis. Mais ce n’est pas tout, en plus de ça, les envi­ron­ne­ments sont rem­plis de zones de ravi­taille­ment : des gros box qui blin­dent tout l’inven­taire en une fois. Et de côté là, j’ai trouvé l’idée bonne pour les novi­ces qui débu­tent le jeu mais ça fout en l’air le chal­lenge. Il aurait fallu éli­mi­ner ce prin­cipe dans les niveaux de dif­fi­culté supé­rieurs ou en Elite seu­le­ment.

L’ISA moche

A cha­que fois c’est pareil, lors­que je com­mence un jeu, je me mets dans la dif­fi­culté maxi­male pro­po­sée afin de béné­fi­cier du plus de chal­lenge pos­si­ble. Kill­zone 3 ne m’a donné aucun fil à retor­dre, le 2 m’avait plus donné de mal et je trouve ça dom­mage si la sim­pli­fi­ca­tion du jeu eut été volon­taire. Comme tous les FPS de cette géné­ra­tion, aucune barre de vie n’est visi­ble, la santé dégra­dée du joueur se résume à un gri­son­ne­ment de l’écran et une dégra­da­tion de la qua­lité sonore. Les Higs sont assez coria­ces et il ne sera pas rare de mou­rir si vous n’êtes pas un poil témé­raire car leur IA est satis­fai­sante, ils n’hési­te­ront pas à venir vous débus­quer de der­rière les fagots. De leur côté, ils appel­le­ront du ren­fort dès qu’ils se sen­ti­ront un poil acculé.

Du côté de la durée de vie, le jeu se tor­che en long et en tra­vers assez rapi­de­ment mais je ne trouve pas le jeu court. Disons que l’aven­ture se dévore et on ne sent pas le temps pas­ser. Comme dit pré­cé­dem­ment, le scé­na­rio ne vole pas bien haut mais l’inten­sité de l’action fait qu’on y revient sans pro­blème. Les affron­te­ments con­tre le MAWLR font un peu déjà vu mais Kill­zone 3 donne un petit cachet par­ti­cu­lier qui lui donne son iden­tité. Je vous con­seille donc de com­men­cer par le mode dif­fi­cile pour ne pas être gâché par la courte durée de vie qui s’ensuit en nor­mal.

Gros bémol éga­le­ment sur la fin du jeu tota­le­ment inu­tile et le petit cliff­han­ger dont on se pas­se­rait volon­tiers. J’ai vrai­ment eu l’impres­sion que Gue­rilla Games ne savait pas com­ment faire finir le jeu. La fin donne comme un arrière-goût de bâclé. De ce côté là, Kill­zone 2 était lar­ge­ment mieux.

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Frè­res de sang

Heu­reu­se­ment que FPS oblige, Kill­zone 3 béné­fi­cie d’un mode mul­ti­joueur en ligne. Mais je vais com­men­cer par le multi en local. Grande nou­veauté, on a droit à un mode co-op qui aurait été tel­le­ment meilleur s’il était fai­sa­ble en ligne. Oui, vous avez com­pris, on ne peut jouer qu’en mode local et uni­que­ment à deux en écran splitté donc. Peu voire pas du tout inté­res­sant, ce sera un pas­sage obli­ga­toire pour les deux tro­phées à obte­nir pour com­plé­ter la carte du jeu. Le début est très labo­rieux mais je tiens à signa­ler que le co-op prend toute sa saveur lorsqu’on se rap­pro­che du MAWLR, je vous laisse le soin de décou­vrir entre amis.

Autre­ment, le célè­bre mode online de Kill­zone revient, tou­jours aussi com­plet. Trois grands modes en ligne exis­tent, le plus joué est la Zone de Guerre qui est en fait un jeu dans le jeu. Plu­sieurs mis­sions s’enchaî­nent, cap­ture de zones, assas­si­nats, mas­sa­cres, recher­ches d’objets, des­truc­tions d’objec­tifs etc… dans de nou­vel­les maps vas­tes. Les par­ties à 32, 16 con­tre 16, sont la plu­part du temps très dis­pu­tées, il m’est cepen­dant déjà arrivé de tom­ber sur des par­ties très désé­qui­li­brées et où aucun réé­qui­li­brage n’était effec­tué, ce qui enle­vait tout plai­sir à la par­tie. Les dif­fé­ren­tes cas­tes de per­son­na­ges sont à essayer, et ren­dent cha­que par­tie dif­fé­rente. En plus de ça, à cha­que fin de par­tie on gagne des points d’expé­rience qui sont d’autant plus nom­breux que l’on joue bien, de façon à aug­men­ter son niveau et gagner de nou­vel­les apti­tu­des. Les points de com­pé­tence sont à dépen­ser à votre guise et il est con­seillé de le faire pour ne pas trop être désa­van­tagé face aux autres joueurs. Les par­ties étaient flui­des et je n’ai jamais ren­con­tré de pro­blème de lag ou de quel­con­que ralen­tis­se­ment.

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Pour les autres modes, le mode Gue­rilla est l’équi­va­lent des mis­sions Mas­sa­cres dans Zone de Guerre tan­dis que le mode Opé­ra­tion est un nou­veau venu dans l’uni­vers. Sur seu­le­ment trois maps, on réa­lise les objec­tifs deman­dés avec les Higs en posi­tion de défense et l’ISA en atta­que. L’ajout spé­cial est de visua­li­ser les meilleurs joueurs sous forme de ciné­ma­ti­ques. Sympa mais dom­mage que les maps ne soient pas plus nom­breu­ses.

En bonus, Kill­zone 3 est com­pa­ti­ble 3D et joua­ble au Move. Bien sûr l’expé­rience est dif­fé­rente mais pas si désa­gréa­ble que ça. Même si elle n’apporte fina­le­ment rien à la manière de jouer, la 3D ren­force un poil l’immer­sion et per­met de pro­fi­ter de jolis décors (encore une fois, fon­cez dans la jun­gle hel­ghaste avec les spo­res et les arai­gnées higs, essayez c’est un régal !). La joua­bi­lité au Move est bien pen­sée et on n’a aucun mal à manier les dif­fé­rents mou­ve­ments. Le plus est de s’armer du Sharp Shoo­ter, acces­soire offi­ciel Sony, qui est de qua­lité et rend les par­ties au MOVE beau­coup plus amu­san­tes. Mais voilà, je reste un puriste clas­si­que et le pad reste le meilleur com­pro­mis pour jouer.

Du côté sonore, il n’y a pas de souci, ça passe tou­jours aussi bien. Tou­jours assuré par Joris de Man qui offi­cie depuis le tout pre­mier Kill­zone, l’ambiance est bien retrans­crite, les thè­mes clas­si­ques sont tou­jours pré­sents.

Sai­gnons ces higs

Kill­zone… A cha­que fois que ce mot résonne, je pense à tout ce qu’il a remué grâce notam­ment à l’inou­blia­ble pré­sen­ta­tion du deuxième épi­sode qui avait fait naî­tre une polé­mi­que sans fin, met­tant en doute les capa­ci­tés fina­les du jeu. Pour ce troi­sième opus, Sony n’a pas fait la même erreur et pour­tant il est encore plus beau que le pré­cé­dent. En con­tre­par­tie, le fait de suren­ché­rir sur la réa­li­sa­tion fait que le stu­dio néer­lan­dais a un peu sacri­fié le scé­na­rio qui n’a que très peu d’inté­rêt. Le côté bling-bling l’emporte et on assiste à un FPS grand spec­ta­cle très impres­sion­nant. Une réa­li­sa­tion solide, des gra­phis­mes super­bes, une bande-son belle gosse, le tout sans qu’il y ait besoin d’aucune ins­tal­la­tion sur le dis­que dur de la PS3, font que Kill­zone 3 peut dif­fi­ci­le­ment être autre­ment con­si­déré comme un hit. Il est tou­te­fois dom­mage que la dif­fi­culté ne soit pas au ren­dez-vous même en mode Elite, d’où l’impres­sion d’une courte durée de vie. Cepen­dant, c’est vite oublié grâce à la soli­dité du mode mul­ti­joueurs et son mode Zone de Guerre qui à lui seul mérite l’achat. En atten­dant le 4, SUS AUX HIGS !

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