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10 bandes originales de YOANN ~les OST de l’été~

Tout au long de ce mois d’aout, les membres de l’équipe Café Gaming proposent de vous faire découvrir leurs bandes originales de jeux préférées. Chaque sélection prendra la forme de 10 B.O. et 10 extraits musicaux, accompagnés d’une courte description écrite.

On continue avec la sélection de Yoann, le big boss chevelu de Café Gaming dont le bon goût et la culture vidéoludique ne peuvent être remis en question.


Furi (2016)

  • Carpenter Brut, Danger, The Toxic Avenger, Lorn, Scattle, Waveshaper, Kn1ght
  • ♪ My only chance

Dans la lignée de Hotline Miami, les montpelliérains de The Game Bakers proposent une expérience dont la bande originale synthwave, associée aux visuels néon 80’s, contribuent à créer une ambiance unique. Ici, c’est un véritable all-stars des artistes du genre qui a été réuni, chacun apportant des compositions originales au titre.

Guilty Gear XX (2002)

  • Daisuke Ishiwatari, Koichi Seiyama
  • ♪ Awe of She ~ Dizzy’s Theme

La saga Guilty Gear doit son âme et sa personnalité à Daisuke Ishiwatari, à qui l’on doit le chara design, le scénario et les musiques. Il en ressort une vraie cohérence, puisque l’univers tout entier du jeu transpire une esthétique hard rock / heavy metal caractéristique. Guilty Gear XX est le premier épisode à avoir retranscrit les compositions de la série à l’aide de véritables instruments, et il reste à l’heure actuelle le plus brutal, direct et efficace.

Streets of Rage 2 (1992)

  • Yuzo Koshiro, Motohiro Kawashima
  • ♪ Back to the Industry

Je ne répéterai jamais assez mon amour pour le son FM si caractéristique de la Mega Drive. Après tout, j’y ai déjà consacré un article entier sur Café Gaming.

Le premier Streets of Rage sert de véritable démo technique pour la Mega Drive à travers le monde, à tous les niveaux. Streets of Rage 2 confirme avec les morceaux électro percutants de Yuzo Koshiro et Motohiro Kawashima. Une BO récemment rééditée et remasterisée par Data Discs, et qui n’a définitivement pas vieilli.

Scott Pilgrim vs The World: The Game (2010)

  • Anamanaguchi
  • ♪ Gideon Wrath Part 1

Les joyeux hipsters d’Anamanaguchi se sont distingués en mêlant les sons de la NES et une formation rock, avec un véritable talent. Ubisoft ne s’y est pas trompé et leur a confié la bande originale de Scott Pilgrim vs The World: The Game.

La chiptune endiablée du groupe fait des merveilles pour illustrer les graphismes tout de pixels néo-rétro du jeu : des morceaux d’ambiance bubble-gum (Another Winter, Cheap Shop) jusqu’aux thèmes d’action rock puissants à souhait (Gideon Wrath, Giant Contraband Robot, The Dark One…), la sauce prend. Il en résulte une OST particulièrement variée et dont aucun morceau n’est à jeter.

Castlevania III: Dracula’s Curse (1989)

  • Konami Kukeiha Club (Hidenori Maezawa, Jun Funahashi, Yukie Morimoto)
  • ♪ Aquarius

Tirant parti de la puce VRC6 intégrée à la cartouche, Castlevania III repousse les limites sonores de la Famicom avec des harmonies et des basses à la qualité rarement atteinte pour l’époque. En résulte un son précurseur de ce qu’on pourra observer plus largement dans la première moitié des années 90, servant à merveille l’ambiance horrifique de la série.

Un luxe dont ne pourront pas se targuer les joueurs américains et européens. En raison d’une limitation technique, les musiques seront réadaptées pour tourner sur une NES standard. Non dénuées de charme, les compositions amputées perdent tout de même beaucoup de leur impact et de leur ambiance gothique dans le processus.

Viva Piñata: Trouble In Paradise (2008)

  • Grant Kirkhope
  • ♪ Bedtime Story

À ce jour, la bande originale dont Grant Kirkhope se dit le plus fier. Le compositeur, que l’on connaît notamment pour les musiques pouet-pouet enjouées de Banjo-Kazooie, révèle tout son potentiel aux commandes d’un orchestre philharmonique. Composée dans des circonstances difficiles (le studio Rare périclite alors, et Grant Kirkhope est lui-même sur le départ), la BO adopte des tonalités douces-amères, tranchant avec l’ambiance bon enfant du jeu.

Jet Set Radio (2000)

  • Hideki Naganuma, Richard Jacques
  • ♪ Sweet Soul Brother

Novateur à bien des niveaux, Jet Set Radio ravive la pratique du sampling, jusque là peu courante dans le monde du jeu vidéo (à l’exception notable de la BO japonaise de Sonic CD). Hideki Naganuma puise dans toutes sortes d’influences hip-hop, soul, jazzy et électro pour proposer de véritables patchworks de morceaux, sur lesquels il viendra lui-même greffer sa guitare funky.

On retrouvera son style caractéristique dans d’autres jeux griffés SEGA, notamment Jet Set Radio Future, Ollie King, Sonic Rush. Il sera également débauché pour composer sur Hover: Revolt of Gamers, sorte de successeur spirituel de Jet Set Radio.

Shadow of the Colossus (2005)

  • Kow Otani
  • ♪ The Farthest Land

On rentre dans le chef-d’œuvre absolu avec cette BO signée Kow Otani, un outsider du monde du jeu vidéo, plus habitué au cinéma — il a notamment composé pour plusieurs films de kaiju. Ce n’est donc pas un hasard si Shadow of the Colossus emprunte aux films de monstres japonais ses cuivres lourds, mais ce n’est que pour mieux s’en détacher lorsque les envolées de cordes parviennent à souligner les passages les plus importants du jeu.

Tantôt épiques, tantôt pensifs, les morceaux n’échouent jamais à toucher le joueur et on ne peut que s’incliner devant un tel monument musical, tout simplement.

Chrono Cross (1999)

  • Yasunori Mitsuda
  • ♪ Radical Dreamers

De retour après sa toute première expérience de composition sur Chrono Trigger, Yasunori Mitsuda perfectionne son style musical sur Chrono Cross. Le résultat se veut plus sombre, plus posé, probablement plus mature. Et les capacités techniques sonores de la PlayStation n’y sont pas étrangères — Chrono Cross mêle les violons et la guitare à des morceaux de guimbarde et de cornemuses déchaînés.

Si beaucoup ne retiendront que sa célèbre séquence d’introduction, difficile d’oublier le thème des Radical Dreamers, qui reprend au jeu éponyme son morceau principal. Dénué de tous artifices, le titre ne compte que sur une guitare acoustique et le chant pour faire passer ses émotions. C’est réussi.

Shenmue (1999)

  • Takenobu Mitsuyoshi, Yuzo Koshiro, Takeshi Yanagawa, Osamu Murata, Ryuji Iuchi
  • ♪ Tears of Separation

S’il a vieilli sur certains aspects, Shenmmue reste mémorable pour la qualité de ses compositions. Pour l’occasion, la crème des compositeurs in-house de SEGA a été réunie, sous la direction de Takenobu Mitsuyoshi qui, avec le thème principal de la saga, démontre que l’étendue de son talent va bien au-delà des chansonnettes rigolotes de Daytona USA.

Avec un usage intelligent et bien dosé d’instruments traditionnels chinois, évoquant déjà la suite de l’aventure, la bande originale se démarque par la qualité de ses thèmes d’ambiance — une chose rare. On retiendra donc les entêtants thèmes orchestraux de Shenmue et Shenhua, mais ce serait oublier trop facilement les musiques de fond, texturées, à base de piano et de nappes de synthé, qui donnent au jeu son âme mélancolique (Christmas on Dobuita Street, The Sadness I Carry on my Shoulders, Daily Agony…).

Non moins mémorables, les nouvelles compositions de Shenmue II ne bénéficient toujours d’aucune release officielle à l’heure actuelle.


Retrouvez toutes les OST de l’été sur Café Gaming et notre chaîne YouTube.

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

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