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Life of Pixel

Life of Pixel, un jeu qu’aurait bien pu créer l’association MO5.com pour rendre hommage aux jeux vidéo d’autrefois… Dommage que ça ne marche qu’à moitié.

Au commencement, il y a un studio

Au vu du jeu, je m’attendais à ce qu’il ait été développé par une bande de petits jeunots tout droit sorti de leurs écoles de jeux vidéo. Eh ben pas du tout. Life of Pixel nous vient d’un studio anglais indépendant du nom de Super Icon Ltd. Cette société du Richmond créé en 2004 a été fondée par le couple Richard et Claire Hill Whittall.

Si on s’attarde sur le parcours du mari sur LinkedIn, on peut voir que notre ami Richard a eu (et a toujours) une belle expérience dans le jeu vidéo. Avec Claire (sa femme donc — vous suivez toujours ?), ils ont créé le studio Graphic Stade Ltd en 1998 avant de fermer la société en 2004. Graphic State a travaillé sur des jeux pour les consoles GB/GBA tels que Star X, Dark Arena, Crazy Taxi, ZooCube, Cruis’n Velocity et Lego Stunt Rally. C’est en 2004 que Richard et sa femme refonderont un studio du nom de Super Icon Ltd. Pendant près de 11 ans, ce studio aura sorti des jeux de tous les genres, sur toutes les plateformes, tout en rendant quelques services à des agences de communication/marketing. Vous pouvez retrouver leur impressionnant line-up ici (en PDF).

Pour terminer cette introduction, signalons qu’en 2009, notre good friend Richard (ben oui c’est un anglais) a fondé le site IndieVision (indieblog.org), alimenté jusqu’en 2012, dans lequel il a tenté d’apporter un maximum d’informations et de visibilité aux développeurs indépendants.

Puis ensuite vint le jeu

Passons au plat de résistance. Life of Pixel est LE jeu de plateforme qui a fait vraiment connaître ce studio indépendant.

L’histoire (car oui il y a une amazing story) de ce petit titre indé est la suivante : vous incarnez Pixel (vert, au passage) qui en a marre qu’on le confonde avec d’autres pixels (en même temps c’est le seul qui a une bouche et des yeux). Un jour, Pixel se rend à un musée (celui de MO5 ? #juliencourbetD8) pour découvrir pleins de vieilles machines qui ont fait la Grande Histoire du jeu vidéo. Évidemment ce n’est qu’un prétexte pour découvrir le merveilleux monde du rétrogaming. Et, je dois l’admettre, cela marche plutôt bien.

Avant de commencer votre quête vous pouvez choisir entre dix mondes : ZX81, Atari 2600, ZX Spectrum, BBC Micro, Amstrad CPC 464, Commodore 64, Game Boy, NES, SNES et Amiga. Mais (car oui il y a toujours un « mais ») trois autres mondes sont verrouillés, c’est donc à vous de les débloquer. Nous y reviendrons dans quelques instants (ou dans quelques lignes).

Chaque monde contient 8 niveaux. Il est tout à fait possible de sortir du monde dans lequel vous êtes pour en jouer un autre, à tout moment. Au niveau graphique, les mondes représentant les différents micros et consoles de jeu sont très bien réalisés. Un vrai travail a été effectué sur cette partie, de façon à ce que les « vieux de la vieille » retrouvent leurs univers. L’effet nostalgique marche complètement.

Au niveau du gameplay, on ne peut pas faire plus basique : on avance et on saute. Petit problème de cette feature (oui je continue à faire mon bilingue et alors ?) : l’inertie du saut. Dans certains jeux de plateforme comme un Sonic par exemple, il est possible de gérer la hauteur du saut de votre personnage à l’aide d’une petite, moyenne ou grosse pression sur le bouton « saut » de la manette. Ce n’est pas le cas ici ; vous aurez beau appuyer tout doucement, votre personnage fera un grand bond qui vous amènera souvent à des « game over » frustrants si, par exemple, des pics suspendus au plafond se trouvent juste en–dessous de votre personnage. Votre perso sera cependant capable de faire un double saut, assez pratique pour éviter des ennemis à la dernières seconde, ou pour atteindre certaines plateformes.

Mais est-ce que le jeu est facile ? Moyen ? Dur ? Eh bien il est un peu des trois. Life of Pixel est un jeu qui emprunte à la mécanique du « Die & Retry » : les niveaux sont simples mais il suffit d’une erreur d’inattention pour commettre l’erreur fatale. Ne vous étonnez pas de devoir recommencer plusieurs fois. Surtout avec ces robots, ces crabes, ces chauve-souris, ces fantômes et pleins d’autres… Pour encore rager plus, ces ennemis n’ont pas toujours la même pattern, c’est donc de l’aléatoire. J’en profite pour vous dire que vous avez deux vies mais dès que vous touchez un pic ou que vous tombez dans un précipice c’est « game over » direct. Dans certaines zones vous pourrez avoir des véhicules à votre disposition comme une voiture ou encore un jet-pack.

Pour passer au niveau suivant, il vous faudra ramasser des gemmes et leur nombre varie selon les niveaux. À vous donc de bien explorer car les mondes sont de taille variable. Heureusement, vous aurez d’autres gemmes assez faciles à récupérer, qui vous permettront de débloquer les autres mondes non disponibles. Bien entendu, d’autres bonus sont bien cachés mais pas de soucis puisque Pixel Blue Papy (je me souviens plus comment il se nomme donc il portera se nom là) vous aidera dans votre quête. Ce perso a trois fonctions : d’abord, dès que vous entrerez dans le premier niveau d’un monde, il vous fera le résumé complet de la machine correspondante. Sympa pour ceux qui veulent faire un exposé sur les consoles rétro. Ensuite, il va vous donner toujours le même conseil pour vous aider dans vos parties (car oui, il radote, c’est un papy). Ce conseil : « sauter et maintenir les touches directionnelles haut et bas pour connaitre le danger aux alentours ». Merci mec. Et enfin, il vous donnera quelques indications pour trouver les fameux bonus (en forme de fruits pour la plupart). Alors bon, je peux comprendre que les gamers sont des gens gros qui puent et mangent mal — d’où le rappel de la fameuse règle « manger 5 fruits et légumes par jour » (pour ça un conseil, mangez une salade de fruits), mais bon on est dans un jeu qui rend hommage à l’ère rétro donc à la place des fruits et de bouffe on aurait pu avoir… je ne sais pas moi, des vieilles cartouches de jeu ? J’avoue c’est du chipotage.

Vous avez le choix de jouer sur l’écran de votre télévision ou sur votre tablette Wii U. Par défaut la tablette affiche le temps de jeu des joueurs à chaque niveau, un petit côté « speedrun des familles » qui vous permettra de battre le score des autres, assez sympa.

PixelPoster

Enfin comment ne pas aborder ce titre sans évoquer la partie musicale. Life of Pixel est rempli de bon sons chiptunés par des artistes indépendants :

Et un petit lien pour écouter trois musiques tirées du jeu : soundcloud.com/supericon.

Les principaux défauts de Life of Pixel sont justement la musique et le gameplay qui rendent le jeu ennuyant et lourd à terminer. La musique dédiée à un monde sera jouée EN BOUCLE sur les huit niveaux. EN BOUUUUUCCCLLLLEEEE !!!! OUI VOUS AVEZ BIEN LUUUUU !!! ET POURQUOI J’ÉCRIS EN GROS CARACTÈÈÈÈRRREE !

Le jeu ne se renouvelle pas vraiment et même les véhicules à votre disposition n’aident pas à rafraîchir l’expérience sauf dans certaines rares situations. Life of Pixel n’est pas extraordinaire, il vous faudra deux heures pour le terminer une première fois — et bien plus si vous avez réussi à débloquer les trois derniers mondes. On peut comprendre le véritable intérêt du titre, voulant rendre hommage aux jeux d’autrefois, mais il aurait fallu plus d’audace et d’idées afin de le rendre plus fun.

Et il en résulte…

D’après WiiUniverse, les premiers résultats de vente de Life of Pixel auraient déçu le studio Super Icon Ltd. Malheureusement, on n’a pas de chiffre mais un tweet du studio ne laisse aucun doute.

Espérons qu’ils ne deviendront pas bientôt, à leur tour, une relique du passé…

Informations
Jeu testé sur Wii U
Exemplaire de test fourni par Nintendo France
Captures d’écran par Super Icon Ltd.

MaikiGeeky

Je suis un gamer qui joue à tout et n’importe quoi et j’ai eu la chance de bosser dans l’industrie JV. Je suis le vrai noir de cette rédaction.

One thought to “Life of Pixel”

  1. Salut,
    J’ai passé des moments agréables en jouant à Life of Pixel. J’ai trouvé le concept très original et c’était un vrai plaisir pour moi de me prêter à ce titre.

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