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Pix the Cat

La première fois que j’ai touché ce drôle de jeu, c’était à Geekopolis 2014 sur le stand de Pastagames. Le jeu tournait sur une borne d’arcade HD, sans plus de détails. Les gentils staffs qui s’occupaient du stand ne nous ont rien dit sur les machines visées par une potentielle sortie. J’ai voulu qu’il sorte sur PS4 et PS Vita… mon vœu a été exaucé !

BOOM !

J’ai reçu mon premier téléphone portable vers l’âge de 12 ans, un splendide Nokia 5110 que j’ai chouchouté. A l’époque Nokia était une valeur sûre chez nous les jeunes, et la marque finlandaise disposait d’une énorme aura dans la cour de récré notamment grâce à un seul jeu : Snake.

Sans équivoque, notre serpent de pixel grandissait au fur et à mesure qu’il gobait les items. Il fallait aller le plus loin possible, bouffer le plus possible et grandir à tel point qu’on ne tenait plus à l’écran. La difficulté était qu’il ne fallait pas se mordre la queue, cette ingéniosité dans le gameplay fait qu’on en redemandait tout le temps. Qui n’a pas fait de concours en cours chiant de français ?

Ce jeu a évolué ensuite quand j’ai eu mon second téléphone (Nokia 3310), des espèces d’items apparaissaient à l’écran pour une courte durée et les attraper permettait d’avoir un bonus de points plus que conséquent. Le serpent pouvait également traverser les murs ce qui rendait le jeu plus souple mais la difficulté restait toujours présente ! Mais en fait pourquoi je vous parle de tout ça ? Tout simplement parce que je trouve que Pix the Cat est clairement un dérivé de ce jeu !

THAT’S RIGHT

Rentrons dans le vif du sujet avec le mode arcade et le niveau Entrée, le premier niveau qui fait office de tuto histoire de bien maîtriser les mouvements et les différentes possibilités. Notre personnage est le chat Pix qui doit collecter des œufs et les déposer dans des zones bien précises. Après le passage du chat, les œufs éclosent et des petits canards suivent Pix comme son ombre. Il faut donc veiller à ne pas se croiser pour éviter le COMBO BREAKER, comme dans Snake. Dès que la salle est complétée, on passe à la suivante en traversant un portail. Et même chose dans les salles suivantes. La subtilité étant que la taille des salles change, la disposition des œufs peut être ordonnée ou au contraire chaotique mais quoi qu’il arrive, rien n’est fait pour nous faciliter la tâche surtout dans les niveaux supérieurs. Le tout est limité selon le niveau mais il n’y a aucun moyen de gagner des secondes.

On commence doucement et la vitesse de Pix accélère au fur et à mesure de notre progression avec le facteur multiplicateur qui fait augmenter vos points. Des subtilités de gameplay font que la jauge combo se remplit plus ou moins vite comme le fait d’anticiper les prochains virages pour déraper et bénéficier d’un léger effet de boost. Pour un maximum de points par salle, il faut collecter tous les œufs et ensuite les déposer sans se bloquer pour bénéficier du Perfect. Et le Perfect est le graal pour le scoring.

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PER-FECT

Après le combo x10, le stade suivant est le mode fever et là tout part en vrille ma pauvre dame. Le jeu se pare de couleurs flashy et d’une musique endiablée : c’est le fever time. Pendant cette période, vous gagnez un max de points toutes les secondes et certains ennemis peuvent même être shootés pour gagner encore plus de points. Le personnage se déplace plus rapidement, rendant le jeu par la même occasion encore plus difficile car le but est de rester dans ce mode le plus possible. Dès qu’on atteint le mode fever, le but est de le garder jusqu’à la fin du temps imparti. Vous perdez le mode fever si vous cassez la chaîne de combo, si vous vous bloquez, si vous rencontrez un ennemi invincible etc…

Les deux niveaux suivants se débloquent après avoir atteint certains objectifs et si l’entrée vous paraît difficile, je ne parlerai pas du Plat Principal et encore moins du Dessert qui vous paraîtra infâme.

Si jamais vous en avez marre de faire les 3 niveaux (qui sont déjà bien bouffe-temps parce qu’il est toujours possible de s’améliorer), Pastagames a eu l’excellente idée d’ajouter un 4e niveau complètement aléatoire qui s’appelle Plat du Jour. Il change tous les jours et donc le but est d’être le meilleur de la journée. Les scores sont réinitialisés tous les soirs. En terme de difficulté le Plat du Jour s’apparenterait au Dessert. Le challenge proposé est intéressant car il faut assimiler la carte le plus rapidement possible pour s’imposer dans le high score.

Le par-cœur est de mise et on recommence les niveaux à l’infini pour dépasser son propre score mais surtout celui de ses amis PSN ! Et c’est là où le côté compétition se fait sentir. Mettre un leaderboard sur ce genre de jeu permet aux joueurs de se comparer et bien sûr de se surpasser et dépasser ses propres limites. On essaie d’être plus fort que son pote (enfin moi j’essaie juste d’être dans le top 10 monde parce que je suis plus fort que mes potes) et on peut même avoir le fantôme de ses amis pour se comparer à eux en temps réel et faire des rage quit à l’infini quand on voit son perso loin derrière.

Si ce jeu s’arrêtait là, on dirait que la durée de vie est limitée, mais heureusement ce n’est pas le cas. La suite, tout de suite.

LA NOSTALGIE C’EST LA VIE

En plus du mode arcade, deux autres modes sont disponibles : Nostalgie et Laboratoire.

Se jouant en noir & blanc avec un design totalement rétro, le mode nostalgie est une sacrée bonne surprise. Dans ce mode, le but est de collecter le nombre d’œufs requis le plus rapidement possible pour gagner le bonus. Et bien sûr avec toutes les contraintes du jeu, il ne faut pas se mordre la queue et se bloquer. Les tableaux sont bien pensés, et certains sont vraiment très tordus. Là encore vous avez des niveaux à vitesse normale et des similis niveaux bonus où le perso va plus vite.

L’autre mode est le laboratoire et c’est un mode où la réflexion est de mise. Beaucoup plus posé que le reste du jeu, il va falloir récupérer les bulles et les placer dans les zones prévues en moins de coups possibles pour avoir le bonus. Pas de précipitations, on peut prendre son temps. Ce mode est long : cent tableaux et surtout plein de thèmes différents. Par exemple pour certains tableaux, vous avez trois personnages à diriger en même temps mais les objectifs restent communs. Attention à ce mode qui peut rapidement vous donner mal à la tête. Ayant causé à certains membres de l’équipe de Pastagames pendant le dernier Paris Games Week, ils m’ont révélé que beaucoup de stages ont été faits et qu’ils ont du faire une sélection pour les mettre dans le jeu final à cause de la complexité de certains qui auraient rendu fou tout le monde !

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ET LE MULTI ?

Y a même un mode multijoueur en local.

Parce qu’en plus d’être ultra complet en solo, Pix the Cat dispose d’un mode multijoueur de folie, jouable au maximum à 4. C’est une battle où le meilleur gagne. Plus question de collecter les œufs et de les déposer dans la zone dédiée, là il faut s’équiper d’œufs qui sont utilisés en tant que munitions et carburant. Le bouton croix va servir à tirer un œuf pour paralyser l’adversaire pendant quelques secondes.

De là découlent des parties endiablées courtes mais intenses ! Certains tableaux sont infâmes surtout à 4 mais on privilégiera les terrains larges histoire de faire durer les rounds plus de dix secondes.

Si comme moi vous avez du mal à décrocher, le jeu est également disponible sur PlayStation Vita. Sur la portable le jeu est identique mais le format de l’écran et le joystick de la PS Vita font que le confort n’est pas le même. Même si je préfère évidemment la version PS4, la version PS Vita est d’excellente facture. Quoi qu’il en soit, dans aucune version je n’ai noté de ralentissement ou de quelconque bug hormis des scores impossibles à atteindre en jouant normalement, suspicion de cheats.

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Le jeu est fluide, très joli et coloré, entraînant, motivant, une bande-son de folie et une ambiance déjantée. Les modes de jeu proposés sont très intéressants et même si le mode laboratoire peut rebuter de par sa difficulté élevée en approchant de la fin, c’est bien foutu.

Pour finir, ça faisait longtemps qu’un jeu ne m’avait pas scotché aussi longtemps et mon âme de scoreur fou tient à remercier les équipes de Pastagames pour ce jeu complètement addictif qu’est Pix the Cat.

Kendo

Joueur de jeux vidéo depuis très très longtemps, partisan du si tu ne sais pas, ce n'est pas grave mais apprends au lieu de raconter des salades. Mon Shin vous guidera.

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