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Zoe Quinn : de la présomption d’innocence… et de la stupidité du web

« Quoiiii Yoann, tu ne rédiges rien pendant des semaines entières alors que tu as plusieurs articles importants à finaliser, et quand finalement tu en sors un, c’est un truc relou qui ne parle même pas de jeu vidéo ? »

Eh bien… oui. Mais pour être exact, il y a quand même un petit rapport avec le jeu vidéo. Si vous suivez la sphère vidéoludique anglophone ces derniers jours, vous n’avez pas pu échapper à ce que d’aucuns qualifient d’affaire entourant la développeuse Zoe Quinn. Celle-ci est ouvertement accusée sur le net, par son ex-petit ami, d’avoir accordé des faveurs à certains journalistes (c’est-à-dire, avoir entretenu des relations sexuelles avec eux) en échange de bonnes critiques pour son jeu, Depression Quest.

J’ai hésité avant de rédiger ce billet, car j’estime qu’on a déjà trop parlé de cette « non-affaire » et qu’en parler plus ne fait que lui donner encore plus de poids. Mais voyant que les médias web francophones commençaient à s’en emparer, avec leur absence de jugeote habituelle, mon sang a commencé à bouillir. Et c’est plus spécifiquement en lisant un regrettable article de jeuxvideo.com, que j’ai choisi de m’exprimer. Attention chérie, ça va clasher.

Quels sont les faits ?

Ils sont peu nombreux, en vérité. Tout est parti d’un blog, ouvert par l’ex-petit ami de Zoe Quinn, Eron Gjoni. Celui-ci y accuse la développeuse d’avoir entretenu plusieurs liaisons, avec rapport sexuel (c’est en tout cas sur cet aspect qu’insiste lourdement le blog), avec différentes personnalités du milieu, dont un journaliste du site Kotaku, Nathan Grayson. Tout cela, pendant sa relation dite « officielle » avec l’accusateur, donc.

Ces affirmations sont graves, puisque si on les croit, elles établissent que des faveurs sexuelles ont été sciemment accordées par la développeuse, dans le but unique (ou au moins, principal) d’obtenir une bonne presse pour son jeu.

La presse web vidéoludique anglophone reprend rapidement l’information. Certains au conditionnel, comme il se doit, d’autres sans même prendre cette peine. Car rappelons qu’il s’agit bien d’accusations, fournies ici sans preuves tangibles : au mieux, de longues captures d’écran de discussions (Facebook, SMS…) de l’accusée qui avoue son infidélité, etc. Celles-ci peuvent facilement être créées de toutes pièces, et même si elles ne le sont pas, rappelons qu’il est illégal de publier ainsi de tels monceaux de communication privée sans accord. Mais Eron Gjoni n’en a que faire, car…

Il s’agit d’une affaire avant tout personnelle

Cela crève l’œil : le blog passe beaucoup plus de temps à s’attarder sur la relation amoureuse entre les deux protagonistes, qu’à ses éventuelles conséquences journalistiques. L’amoureux éconduit, qui avoue lui-même consacrer un ton « amer » à la description de son ex, nous narre ici une relation d’ordre privé, de toute évidence compliquée (les deux amoureux se séparent, se remettent ensemble…).

On assiste ici à un scénario tristement banal, qui ne mériterait aucune ligne sur aucun site média que ce soit, en temps habituel : la vengeance d’un ex, visiblement mal remis de sa rupture.

Et c’est bien le ton biographique, émotionnel, adopté par l’auteur, qui parvient à convaincre la sphère web. La méchante ex, accusée de tous les maux — menteuse, manipulatrice, égoïste — face au copain trahi, déçu, et évidemment exempt de tout reproche dans cette relation à deux. Sans faire de psychologie de comptoir, quiconque ayant déjà connu au moins une rupture amoureuse dans sa vie sait que ce ne peut être aussi simple. On tient déjà une bonne partie du problème !

Quand prêter des intentions devient inconscient

Cet aspect ultra-manichéen va résonner aux oreilles des internautes américains. Sans même se demander si les faits exposés sont vrais, le web bouillonne et tire déjà des conclusions hâtives : « si elle couche avec un journaliste, alors c’est forcément pour obtenir des articles favorables pour son jeu ! Évidemment. Il s’agit d’une manipulatrice, nous a dit son ex ».

Car en admettant que les faits exposés par Eron soient vrais — ce que je ne pense pas, ou au moins pas intégralement, mais ce n’est pas le vrai problème — rien ne vient montrer que Zoe Quinn avait un motif ultérieur avant de coucher avec un journaliste. Raisonnons intelligemment, pour une fois ; en tant que développeuse indépendante, Zoe connaît nécessairement beaucoup de personnalités du milieu, des confrères ainsi que des journalistes, qu’elle fréquente lors de soirées et de salons. On sait également que la situation de son couple n’est pas forcément au beau fixe. Dès lors, est-il possible d’imaginer qu’elle se retrouve à passer la nuit avec une autre personne, simplement parce qu’elle en avait l’envie ?

Dans l’esprit de l’Amérique puritaine, tromper son petit ami est une faute grave. Plus que chez nous, sans doute (ce qui explique que l’affaire ait mis autant de temps à être relayée chez nous, et génère beaucoup moins de « buzz »). Comprenez par là que si le public estime que Zoe Quinn est effectivement coupable de cette faute morale (à plusieurs reprises et avec plusieurs hommes différents, de surcroît), il la considérera sûrement assez machiavélique pour essayer de truquer la presse, également.

Et voilà qui explique pourquoi les internautes se sont emparés de la « cause », en republiant activement des documents sur l’affaire dès que ceux-ci sont mis hors ligne, en commentant et en nourrissant l’histoire sur les sites, voire en harcelant et en insultant purement et simplement Zoe Quinn sur les réseaux sociaux. Ne vous y trompez pas, l’aspect « journalistique » de l’accusation est, là encore, assez secondaire dans la haine que voue une partie du public à l’accusée.

La grande coupable dans un monde de victimes

Puisque toute cette histoire est formulée comme une attaque personnelle, Zoe Quinn est universellement dénoncée comme la grande manipulatrice et la coupable unique de tout ce cirque. Rien ne vous dérange dans ce portrait ? Moi, si…

Toujours en admettant que les faits sont avérés, le journaliste Nathan Grayson aurait donc bien accepté de coucher avec une développeuse en échange de quelques bons papiers publiés sur Kotaku. Pourtant, lui n’a pas eu à subir l’acharnement dont est actuellement victime Quinn. Pourquoi ? Si, en tant que journaliste, il a accepté de céder ainsi son intégrité, il est au moins aussi coupable — si ce n’est plus, puisqu’il profite de son statut.

Ici, on touche aux limites de la crédibilité de ceux qui prétendent dénoncer un problème. Ils n’en analysent en réalité que la facette qui leur est présentée, incapables de voir plus loin que le Quinn-bashing initié par le blog incendiaire de son ex petit-ami.

Certains y verront également une certaine forme de misogynie, et ils n’auront pas complètement tort.

Il n’y a pas d’affaire Zoe Quinn

Tout ceci étant établi, vous me connaissez : j’abhorre la frontière poreuse qui existe actuellement entre les concepteurs de jeux et le monde journalistique. Je comprend donc qu’une fraction des internautes hurle, non pas parce qu’une femme non-mariée a (supposément) fait ce qu’elle voulait de son cul, mais uniquement parce qu’il existe des liens « anormaux » entre la presse et les développeurs. Et je suis d’accord avec cela.

Oui, développeurs et journalistes se côtoient sur divers événements, sont amenés à entretenir des rapports privilégiés et développer des amitiés… ou plus. C’est dans l’ordre naturel des choses. C’est bel et bien problématique puisqu’il deviendra difficile pour un journaliste d’exercer correctement son métier, s’il existe un conflit d’intérêt d’ordre personnel et/ou sentimental. Et même s’il parvient à bien gérer ce conflit interne, ses lecteurs pourront avoir un légitime doute sur sa bonne foi.

Simplement : il n’y a pas d’affaire Zoe Quinn. Le problème est global, durable, et reste le même qu’il implique ou non de l’amitié, de l’amour, de l’argent, ou des histoires de cul présumées. Ce n’est pas PLUS ou MOINS grave selon les circonstances. La révolte spontanée contre la développeuse sur le web n’est que le relais, bien involontaire, des délires paranoïaques d’un homme amer qui, loin de toute considération journalistique, accuse son ex de l’avoir trompé.

On peut également faire remarquer que le problème n’est pas exclusif au milieu du jeu vidéo, mais touche toutes les sphères d’influence. Pour prendre un exemple bien ancré dans notre culture, encore aujourd’hui, de nombreuses personnalités politiques entretiennent des liaisons durables ou non avec des journalistes, jusqu’à not’Président, et cela ne semble émouvoir personne.

Journalistes : sous-entendre, c’est déjà diffamer

Dernier point sur lequel je souhaite m’attarder en vitesse (joli oxymore) : l’attitude des journalistes web traitant du sujet a été largement inconséquente, pour ne pas dire complètement conne. Au nom du buzz, et du clic qu’il génère, tous ont relayé les accusations de ce qui n’aurait du rester qu’un blog perdu dans son coin ; beaucoup n’ont pas hésité à survendre le tout, remplaçant les conditionnels de rigueur par des affirmations.

La présomption d’innocence, notion morale inscrite dans la loi en France mais pas outre-Atlantique, a été complètement ignorée, les journaleux étant parfaitement conscients qu’ils relayaient une affaire peut-être inventée de toutes pièces, mais se réfugiant derrière l’argument selon lequel le « bruit » généré par l’affaire était, lui, digne de presse. Ce faisant, ils donnaient encore un peu plus de poids à la dite-affaire, etc. etc. Le parfait cercle vicieux.

Pour terminer je reviens sur une phrase de l’article de jeuxvideo.com que j’évoquais en introduction. Notez le titre, qui ne s’encombre évidemment pas du conditionnel : « Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt » (je vous en recommande la lecture, ne serait-ce que pour constater à quel point la qualité éditoriale est le cadet des soucis des propriétaires de ces gros sites web).

Dans cet extrait, repéré par l’ami @LoosGuccreen, l’aimable auteur de cette charmante logorhée confesse que les fameuses « preuves » à l’origine de toute l’affaire sont très contestables (et donc n’en sont pas). Mais considère que ce n’est pas le sujet, pas son problème… bref, se fout de savoir si ce qu’il relaye relève de la diffamation pure, ou pas.

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Après tout, la vérité, qui est-ce que ça intéresse ?

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

46 réponses à “Zoe Quinn : de la présomption d’innocence… et de la stupidité du web

  1. « Je n’ai pas aimé tel jeu, donc tous les médias auraient du dire que c’était de la merde !!!1!1! »

    Parfait résumé du commentaire de Dul :’)

    @Dul : « On a tout à fait le droit de penser que les femmes peuvent faire des jeux vidéos aussi m**diques que les hommes sans pour autant vouloir qu’elles redeviennent des femmes au foyer. »

    Ah ah, parce-que dans le fond, ta liberté d’expression es la véritable victime dans cette histoire ! Quelle surprise !

    xkcd.com/1357/

  2. Le respect de la présomption d’innocence, voilà un principe que l’on aurait voulu voir respecter lorsque 4chan ou wizardchan ont été accusés d’avoir doxxé Zoe.

    Sous entendre, c’est déjà diffamer ? Est-ce à dire que s’interroger sur une possibilité est inacceptable, que nous nous devons d’ignorer les indices présentés ? Je pense que ce serait faire une erreur et au delà, oublier qu’un journaliste ne sera jamais totalement certain de la réalité d’une situation. Si rester objectif est important, il ne faut pas pour autant étouffer une affaire sur une simple absence de certitude.

    Au delà, l’important ne me semble pas être cette histoire sordide de trafique d’influence supposé mais bel et bien les accusations sans preuve ni plainte formelle formulées par Zoe contre des communautés dont elle organise le harcèlement et le dénigrement au fin de servir sa popularité. Car n’oublions pas que si ses jeux sont gratuits, ses fans n’en sont pas moins généreux et sur cela que Ms Quinn semble vivre.

    1. « il ne faut pas pour autant étouffer une affaire sur une simple absence de certitude »

      Comment te dire… si ? C’est même très exactement la définition même du respect de la présomption d’innocence. Mais comme l’a souligné CerberusXt, vous n’avez pas trop l’air de savoir ce que ça veut dire. Au passage, « simple absence de certitude » est un euphémisme pour « allégations », c’est-à-dire des accusations sans preuve.

      J’en profite pour signaler ici que je risque de ne pas être très connecté dès ce soir et pendant tout le week-end, donc si votre commentaire est en attente de modération, c’est NORMAL, ce n’est pas une vilaine-tentative-de-censure (je vous vois venir). Donc attendez un peu, je validerai toutes vos bouzes.

  3. Je ne peux être moins d’accord sur le sujet. Le journalisme moderne nous expose tout les jours des éventualités qu’il nous appartient de juger par nous même, au fonds, était-on certain que l’avion ait été détruit par les rebelles Pro russes ? Non, mais cela a bel et bien été insinué sur la base d’indices concordants, il en est de même pour l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas, etc …

    Le journalisme se base sur des indices, indices qui, comme je l’ai précisé, existe sous la forme de logs de chat posté par l’ex rageux et la comparaison de ces faits à l’existence d’articles écrit par l’amant mis en cause. A moins de considérer que l’on ne puisse parler que des affaires passées sous force de chose jugée, il me parait donc tout à fait acceptable de pouvoir s’intéresser de l’affaire Zoe Quinn.

    Quants à l’existence d’allégations, c’est en effet le cas, sous la forme des accusations sans preuve de harcèlement et de doxx de Zoe contre ses détracteurs, à moins que vous vous rangiez à la théorie ridicule selon laquelle deux posts sur un site qu’elle ne consulte sans doute pas beaucoup (wizardchan) constituerait en soit une forme de harcèlement. Il existe au contraire un certain nombre d’analyses et d’indices selon lesquels il ne s’agirait en réalité que de fausses allégations et d’une tentative ratée de faire passer son compte twitter pour piraté (pour le récupérer 2 minutes plus tard).

  4. Yoann Ferre voila un très beau boulot de journaliste le passage à la fin tiré d’un site Français de jeux vidéos très connus devrais en prendre de la graine 😉

  5. Le conflit d’intérêt n’a rien à voir avec une affaire de coucherie. Il y a ici une affaire grave, et qui doit être réglée en justice.

    Alors oui, il y a bien une affaire Zoe Quinn, et même peut-être plusieurs : le ocnflit d’intérêts, donc, le déballage de vie privée de son petit copain et les journalistes de jeux vidéos qui font bien trop souvent la pluie et le beau temps dans le milieu, et bien souvent moyennant lobbying des éditeurs ou programmeurs. Tout comme la médecine et les lobbies pharmaceutiques, en fait.

    Résumer cela à une mièvrerie féministe, c’est à la fois ne pas vouloir prendre de recul sur le monde du jeu vidéo, et avoir une morale à géométrie variable.

    1. Affaire grave, qui doit être réglée en justice? Mais vous êtes décidément en plein délire collectif, ma parole…

      J’ai quand même souligné plus haut que la seule chose pénalement répréhensible dans tout ce barda, c’est l’atteinte à la vie privée et violation de correspondance privée dont s’est rendu coupable l’ex-petit ami. Maintenant, si tu avais l’insigne honneur de m’expliquer quelle est cette « affaire grave » que j’ai manifestement loupé, qui mériterait d’envoyer Zoe Quinn devant les tribunaux, fais-toi plaisir.

  6. A vrai dire, une chose est vraie : des accusations de harcèlement, ce n’est pas peu de chose. Pourquoi n’a-t-elle pas portée plainte ? Après tout, si sa famille en était aussi la victime et dans la mesure où il est bien moins facile de se cacher via un appel téléphoniques que via internet, on aurait même pu trouver les coupables et faire cesser le problème, donner une leçon aux personnes s’adonnant à ce harcèlement.

    Pour autant, la seule chose qu’ai tenté Zoe Quinn est de faire appel à sa communauté, les personnes qui lui donnent de l’argent, ceux qui ont permis que son jeu passe sur Steam. La seule institution capable de réellement l’aider contre le harcèlement, de prouver sa véracité et de trouver ses auteurs, elle, a été laissée de coté.

    On aurait donc bien pu avoir une affaire en justice mais on a eu, au lieu de ça, un shitstorm de débats stériles dont seule Zoe a profité, en mobilisant sa clientèle et en s’attirant la sympathie d’autres militants trop heureux de rejoindre le rang des contributeurs de Ms Quinn.

    Quant à poursuivre Ms Quinn elle même, on pourrait penser au trafique d’influence, à l’abus de droit (au civil) du fait de l’abus qu’elle aurait pu faire de l’utilisations de droits d’auteurs qu’elle ne possède pas pour censurer certaines vidéos, la diffamation, puisqu’elle a pu accuser tant 4chan que wizardchan d’attaques informatiques sur des fondements douteux, aux injures publiques (encore que ce serait là le cas de certainement 80% de la blogosphère impliquée dans le sujet, y compris des sites sus nommés).

    Mais au fonds, ce que nous reprochons à Ms Quinn n’est pas pénal, en effet, ce que nous lui reprochons, ce sont ses manipulations visant à s’attirer la sympathie et finalement l’argent des néo marxistes sur internet ainsi que son hypocrisie telle qu’elle semble prouvée par les faits qui nous sont rapportés.

    1. « Quant à poursuivre Ms Quinn elle même, on pourrait penser au trafique d’influence, à l’abus de droit (au civil) du fait de l’abus qu’elle aurait pu faire de l’utilisations de droits d’auteurs qu’elle ne possède pas pour censurer certaines vidéos, la diffamation, puisqu’elle a pu accuser tant 4chan que wizardchan d’attaques informatiques sur des fondements douteux, aux injures publiques (encore que ce serait là le cas de certainement 80% de la blogosphère impliquée dans le sujet, y compris des sites sus nommés). »

  7. Eh bin, j’en connais deux trois qui se cherchent toutes les excuses du monde pour justifier leur droit à harceler. C’est pathétique.

    « On aurait donc bien pu avoir une affaire en justice mais on a eu, au lieu de ça, un shitstorm de débats stériles dont seule Zoe a profité »

    Bah si le harcèlement lui profite, peut être que tous les gros glandus du web qui on décidé de s’acharner sur elle devraient revoir leur stratégie en laissant mourir cette non-affaire tu ne crois pas ? Mais bon, ça serait faire preuve d’intelligence, denrée rare s’il en est dans le milieu des dudebros du jeux-vidéo donc je ne compte pas trop dessus.

  8. Yoann, vous pouvez garder vos insultes qui, même par vidéo, n’en restent pas moins des attaques ab hominem, indignes du débat.

    Le harcèlement n’a absolument pas été prouvé, je ne justifie aucun droit au harcèlement, je soutient juste qu’il peut très bien ne pas avoir eu lieu, que la présomption d’innocence s’applique à tous, à 4chan et Wizardchan comme à Ms Quinn.

    Laisser mourir cette affaire, ce serait oublier tout le profit qui a déjà été tiré par Ms Quinn de ses précédentes manipulations, ce serait signifier au journalisme vidéo ludique que nous acceptons la manipulation et la subversion dont il se fait le complice et parfois l’auteur, ce qui n’est globalement pas le cas.

  9. « Le harcèlement n’a absolument pas été prouvé, je ne justifie aucun droit au harcèlement, je soutient juste qu’il peut très bien ne pas avoir eu lieu, que la présomption d’innocence s’applique à tous, à 4chan et Wizardchan comme à Ms Quinn. »

    T’as le droit de rester aveugle et puis tu as le droit d’aller regarder le compte twitter de zoe quinn et le barrage d’insultes qu’elle se prend dans la face. Si pour toi ça n’est pas du harcèlement, tu vis dans le déni (surtout que bon, vu que tu fais un caca nerveux pour une vidéo de kaamelot, je n’imagine même pas ce que ça donnerait si tu subissais la même chose que Quinn tiens).

    « Laisser mourir cette affaire, ce serait oublier tout le profit qui a déjà été tiré par Ms Quinn de ses précédentes manipulations »

    Tu veux dire gagner une fortune grâce à son jeu gratuit ? Oh… Wait !

    1. WTF !

      Il y en a sur internet qui vivent dans Bizarro World. Non parce que bon, c’est clair, le type horrible dans l’histoire c’est celui qui dit qu’il faudrait mieux fermer sa mouille quand on n’a pas tous les éléments en mains histoire de respecter la présomption d’innocence (et accessoirement ne pas venir coller son nez dans des histoires privées) et pas ceux qui harcèlent comme de gros mongolos…

  10. Je ne vois simplement pas l’intérêt de vos conseils, j’aurais aimé que vous ayez la décence d’assumer vos propos et ce qu’ils sous entendent.

    Le fait de tenir des accusations n’est pas en sois une forme de harcèlement, Cerberus, twitter se prête par principe à la tenue de conversation entre un nombre incalculable de personnes : c’est un lieu de discussion publique. Quant à la présence d’insultes, c’est on ne peut plus minime, l’essentiel des posts se concentrant sur les accusations, je vous invite à me prouver le contraire, vous ne pouvez pas vous contenter de dire que la majorité des posts sont des insultes sans avoir à le prouver (d’autant plus que vous n’hésitez pas vous même à traiter vos opposants de mongolos, hôpital, charité, tout ça).

    Je parlais d’ailleurs du harcèlement téléphonique, à titre principal, dont elle a accusé Wizardchan et 4chan d’être coupable et qui n’ont en aucun cas été prouvé. Je vous demanderais d’avoir l’honnêteté intellectuelle de ne pas faire semblent de ne pas comprendre.

    Pour ce qui est de l’argent qu’elle a gagné, je l’ai déjà précisé : sa source de revenu, c’est sa communauté, les dons qu’ils lui font via le financement participatif de son « activité ».

    1. « Le fait de tenir des accusations n’est pas en sois une forme de harcèlement, Cerberus, twitter se prête par principe à la tenue de conversation entre un nombre incalculable de personnes : c’est un lieu de discussion publique. »

      Oh, donc un nombre incalculable de personnes qui balancent des accusations basées sur des « on dit » non vérifiés ou sur la parole d’un ex un brin revanchard, ce n’est pas du harcèlement ? Tu vis définitivement dans Bizarro World mon pauvre, et dire que tu nous a fait ta petite crise pour UNE vidéo de Kaamelott, le double standard est magique.

      « Quant à la présence d’insultes, c’est on ne peut plus minime, l’essentiel des posts se concentrant sur les accusations, je vous invite à me prouver le contraire, vous ne pouvez pas vous contenter de dire que la majorité des posts sont des insultes sans avoir à le prouver »

      Ah mais tu ne vis pas que dans Bizarro world, tu vis aussi dans le déni.

      C’est quand même amusant la encore de constater le double standard. D’un côté tu défend l’honneur de wizardchan/4chan alors que les preuves de harcèlement de la part de Quinn sont toutes relatives (d’ailleurs, quand bien même, je le répète, chercher à prouver que l’on n’a pas harceler quelqu’un en l’harcelant, c’est d’une stupidité absolue) et de l’autre, tu peux voir en direct live depuis plus d’une semaine que le compte twitter de Quinn est rempli ras la gueule d’accusation basées sur des on dit et d’insultes. Je n’ajouterais pas le fait que d’autres dév ont apporté des éléments prouvant le harcèlement téléphonique vu que tu as déjà beaucoup de mal avec des preuves que tu peux voir toi-même en DIRECT mais le cœur y est.

      « (d’autant plus que vous n’hésitez pas vous même à traiter vos opposants de mongolos, hôpital, charité, tout ça) »

      Je n’ai pas traité mes opposants de mongolos, ce sont les harceleurs que j’ai traité de mongolos. Tu coup, lapsus révélateur ? Serais-tu un harceleur qui tente de laver son honneur bafoué par cet article ? Ton égo souffrirait-t-il que tes actions te fasse passer pour un débilos et non un justicier honorable vengeant l’honneur d’un ex malheureux (et des communautés tolérantes et aimantes que sont 4chan et wizardchan) harcelés par une seule et unique femme ?

      « Pour ce qui est de l’argent qu’elle a gagné, je l’ai déjà précisé : sa source de revenu, c’est sa communauté, les dons qu’ils lui font via le financement participatif de son « activité ». »

      Ce qui prouve bien la profonde stupidité des personnes qui la harcèle alors 🙂 (d’ailleurs, tu peux me linker les pages de ses financements ?). Je note en tout cas un recul argumentaire, même toi tu as bien dû te rendre à l’évidence que les accusation de népotisme étaient assez ridicule, ça fait plaisir.

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