Skip to main content

La vie de Nomad(e) chez SEGA

La semaine dernière, SEGA France organisait quelques sessions de test de ses prochains jeux sur consoles portables. Avec l’arrivée imminente de la prochaine portable de Sony, la surpuissante PS Vita, qui va concurrencer la 3DS, il était temps de voir ce que la firme au hérisson bleu préparait sur ces deux machines.

Genesis does what Nintendon’t? Oh sorry i’m late.

Nous allons commencer par les titres 3DS qui débouleront dans les prochains mois.

 

CRUSH3D

Le scénario du jeu est plutôt simple, le héros du jeu, Danny, souffre d’insomnies et pour résoudre ce problème il s’en remet au docteur Reubens qui va expérimenter sa machine C.R.U.S.H. lui permettant d’explorer son complexe cérébral. C’est affublé de son peignoir marron que Danny va explorer son cerveau afin de retrouver le sommeil.

Les zones à explorer s’apparentent à des labyrinthes 3D avec des plates-formes plus ou moins distantes mais on reste dans une architecture cubique. L’objectif reste le même pour tous les niveaux, pour accéder au suivant, on doit trouver des billes mémorielles et l’accès s’ouvre lorsque la moitié est atteinte. Pour compléter le jeu à 100% il faudra se casser la tête pour toutes les attraper. Jusque là ça reste simple mais c’est là où le jeu nous offre un principe unique en son genre.

Certaines billes ne sont pas accessibles au premier abord, il faut donc utiliser les propriétés de la machine, le C.R.U.S.H. . Celle que l’on doit maitriser dès le début est le dégonflage. Ce procédé permet de passer d’un univers 3D à un univers 2D, et inversement, par un simple bouton. Deux plates-formes qui étaient distantes en 3D, se retrouvent collées en 2D. La subtilité provient du fait que l’on peut également changer l’orientation de la caméra et que donc on peut avoir une vue de dessus. De ce fait, en dégonflant, des plates-formes à hauteur différente peuvent se retrouver sur le même plan 2D. Le gameplay est ingénieux et si les premiers niveaux semblent assez simples, ça se complique vraiment par la suite avec des petits ajouts comme des murs solides non dégonflables, de plates-formes piégées, des mobiles etc… Les développeurs auraient pu se la jouer sadiques en laissant le joueur se tourner les méninges mais ils ont eu la bonne idée d’implanter un didacticiel très complet et un système d’aide permanent permettant de résoudre plus facilement les casse-têtes. Originellement paru sur PSP en 2007, ce portage toujours développé par Zoe Mode colle parfaitement à la 3DS. Cependant, la vue 3D est dispensable et n’apporte pas grand chose de nouveau. Toutefois si vous ne l’avez pas fait sur PSP et que vous aimez le genre, CRUSH3D est un excellent choix. Sa sortie officielle est maintenant pour le mois prochain, le 13 janvier 2012.

 

Rhythm Thief & Les mystères de Paris

Annoncé sous le nom Rhythm Thief & the Emperor’s Treasure, il est normal qu’il ait été renommé chez nous à la vue de l’endroit où se déroule l’aventure, Paris évidemment ! S’il y a bien une console où les jeux de rythme ont le vent en poupe, c’est bien la DS. La 3DS n’est pas en reste et SEGA lui offre son premier jeu musical et nouvelle IP, Rhythm Thief. Le personnage incarné est un jeune voleur parisien répondant au doux nom de Raphaël qui se met en quête de retrouver le bracelet de Tiamat et découvrir la vérité sur la ville de Paris et celle de la disparition de son paternel. Le scénario n’est qu’un prétexte pour nous balader un peu partout dans un Paris simplifié mais bien représenté. Des missions sont à accomplir aux quatre coins de Paris, les déplacements se gèrent sur une mini-carte et on peut aller où on veut à sa guise. Bien sûr, le cheminement du scénario fait qu’on est balisé un minimum mais il est important de savoir que le jeu n’est pas qu’un enchaînement de défis.

Ces épreuves musicales sont variées mais dans la lignée de ce qu’on pouvait avoir dans d’autres jeux du même genre. Jouable au stylet ou avec les touches, il faut rester en rythme avec les musiques qui ma foi sont entraînantes. Toutefois il est conseillé de jouer avec un casque audio pour profiter au mieux de l’expérience sonore, les haut-parleurs de la 3DS étant assez faiblards.

Intrusion, course poursuite, battle, il y a de tout avec le folklore parisien en prime (ils sont même allés jusqu’à implanter la Brigade Roller de Paris, par contre je ne les ai pas reconnus, bises à Marc si tu me lis).
Une barre de vie est signalée tout en haut de l’écran supérieur et décroît lorsqu’on effectue des erreurs. La partie s’arrête quand elle est vide, vous la remplissez quand vous accumulez les bons timings.
Pour la durée de vie, un tas d’items sont à collecter, que ce soit les petites pièces d’or à chercher dans tous les écrans en tapotant au hasard avec le stylet, ou les notes de musique à rechercher, compléter entièrement le jeu s’annonce aussi long que chiant. J’espère que l’aventure sera aussi longue et divertissante que mes premiers tâtonnements sur le jeu. Je n’ai pas vu de mode de difficulté, il devrait aller crescendo au fur et à mesure du jeu. Le style graphique type cartoon est un bon choix et je ne peux qu’appuyer sur la bonne qualité des doublages en français.

 

SEGA c’est la vie.

On passe maintenant aux jeux qui sortiront pour la période de lancement de la console portable de Sony, la PS Vita.

 

Virtua Tennis 4 World Tour Edition

On s’était demandé pourquoi Virtua Tennis 4 n’était pas sorti sur console portable, PSP, comme l’avait été le 3 à l’époque et la réponse se trouvait juste sous notre nez, la sortie programmée de la PS Vita. Alors quoi de neuf dans les mains ? L’écran OLED de la PS Vita fait des merveilles et le jeu n’apparaît pas très différent à première vue de la version console de salon. Simple à prendre en main on retrouve exactement le même contenu originel avec de nouvelles fonctionnalités spécifiques à la PS Vita et son environnement.

On a toujours le même nombre de personnages, le mode World Tour (la carrière), le mode arcade et le multi en réseau. PS Vita oblige, le jeu adopte la jouabilité via l’écran tactile mais aussi le pavé tactile situé à l’arrière de la console. On peut bien évidemment jouer de manière classique mais aussi adapter le gameplay PS Vita, et cela sans passer par un quelconque menu. Pour se déplacer, on a le choix avec le joystick gauche mais on peut également appuyer directement sur le court et le perso s’y dirigera le plus rapidement possible. Le même procédé peut être utilisé pour les coups. Soit on utilise les touches normales, soit on utilise l’accéléromètre de la console ou l’écran en indiquant la direction, la force et on peut même exécuter des courbes pour réaliser des effets. Ca ne marchait pas trop mal mais c’est rapidement usant donc on en revient à jouer normalement.

Le jeu tourne vraiment bien sans ralentissement, les textures sont certes un peu moins définies que sur consoles de salon mais les Virtua Tennis ne jouent pas dans la même catégorie esthétique qu’un Top Spin par exemple, les atouts sont ailleurs. Un VR Mode exclusif a été rajouté pour cette PS Vita, c’est un ensemble de mini-jeux qui exploite le hardware de la console. Les VR Match sont des matchs en première vue où l’on peut diriger la vue en orientant la console dans tous les sens, un vrai mode d’autiste. Le Touch VS consiste en des matchs uniquement tactiles, dans les déplacements et les frappes de balle. La vue est aérienne et ça se joue sur la même console, attention aux gros doigts. Le VT Cam consiste à prendre en photo, grâce à l’objectif de la console, l’environnement ou des visages pour ensuite les incruster dans le jeu. Pour finir, le Rock the Boat est un mini-jeu de destruction de cibles via le tactile.

Les parties multijoueurs se jouaient via Wifi et avec ça on a droit à quelques interactivités sociales comme partager ses statistiques, trouver des adversaires de niveau égal pour discuter, tchatcher et pourquoi pas affronter en match à mort ? A quand le premier mariage sur un court virtuel ?

Virtua Tennis 4 World Tour Edition est prévu pour le 22 février 2012, soit au lancement de la PS Vita. Bien que trop ressemblant à la version console de salon –c’est loin d’être un défaut mais plus de démarcation serait pas mal- c’est une valeur sûre pour le line-up.

 

Super Monkey Ball Banana Splitz

Les singes sont de retour pour attraper des bananes à l’infini. La licence Super Monkey Ball joue sur tous les lancements de nouvelle console. On a l’impression que c’est inhérent à chaque nouvelle machine, il faut que SEGA adapte son SMB. Le principe est toujours le même depuis sa première itération : des singes enfermés dans des bulles doivent parcourir les niveaux le plus rapidement possible en choppant le plus de bananes. Concept simple mais tellement cracké à cause des tracés complètement barges.

On prend les mêmes et on recommence mais sur PS Vita, avec de jolies couleurs chatoyantes et encore plus d’options de contrôle. Vita oblige, on a le choix entre les deux joysticks mais aussi –et plus difficile- le contrôle gyroscopique. Après quelques chutes, on saisit le degré de sensibilité puis c’est du fun sans faille. Le jeu est ultra coloré et je le répète encore une fois, l’écran OLED de cette PS Vita est un de ses meilleurs atouts.

Jouable à 4 en ligne, on peut s’affronter en courses ou lors de mini-jeux, des classiques mais aussi des nouveautés. Le jeu reste classique dans son ensemble mais il faut que je vous parle du mode qui m’a fait kiffer et qui donne au jeu une replay-value quasiment infinie.

On peut créer ses tracés, jusque là, rien de bien ouf, sauf que le procédé est juste violentissime. Par l’intermédiaire d’une photo, la Vita peut générer des circuits. Vous prenez tout et n’importe quoi en photo, vous secouez la console (attention à ne pas la laisser tomber) et plus vous secouez brutalement, plus le niveau sera difficile. Cette caractéristique exclusive de Super Monkey Ball Banana Splitz m’a tout de suite séduit et le résultat est impressionnant. A l’heure qu’il est, le jeu n’est pas finalisé et n’a pas encore de date précise mais il sort peu de temps après la PS Vita, mars ou avril 2012 sans doute. Si vous êtes un habitué de la licence, le jeu vaut le coup et sera sans doute le meilleur épisode de la saga, en attendant le test complet. Pour les autres, j’espère que SEGA pensera à mettre une démo sur le Store histoire de séduire les plus pessimistes.

En attendant d’autres licences SEGA sur PS Vita et bien sûr, le prochain Sonic !

Kendo

Joueur de jeux vidéo depuis très très longtemps, partisan du si tu ne sais pas, ce n'est pas grave mais apprends au lieu de raconter des salades. Mon Shin vous guidera.

Laisser un commentaire