Mod : Afraid of Monsters Director’s Cut

Vous n’êtes sûre­ment plus de cet âge — cette jeu­nesse que vous regret­tez sûre­ment, que vous pour­sui­vez sans relâ­che (ou pas). Je me sou­viens, quand j’étais très, trop jeune, j’avais peur du noir. Et je n’étais sûre­ment pas le seul, hein? 😉

Main­te­nant, que diriez-vous de retrou­ver cette peur ins­tinc­tive des ténè­bres? C’est ce que Afraid of Mons­ters vous pro­pose… gra­tui­te­ment.

Vous êtes David. Vous êtes dans une cli­ni­que.

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Il s’avère que vous êtes un addicte d’un cer­tain pro­duit phar­ma­ceu­ti­que — des pilu­les.

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La porte est fer­mée. Bien entendu, comme dans tous les jeux de ce genre, le pre­mier ins­tinct est de cher­cher une autre issue quel­que part. Sauf qu’elle vous mène vers un endroit dés­ta­bi­li­sant.

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Après avoir tra­versé cet envi­ron­ne­ment, vous vous retrou­ve­rez face à un trou, au des­sus duquel se trouve une ins­crip­tion écrite dans le sang: “fall on the red.” Vous déci­dez de faire le grand saut.

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Zut alors.

Bon, sérieu­se­ment, je ne pense pas qu’on puisse décrire autre­ment cette immense tor­ture vidéo­lu­di­que qu’est AoM:DC. Il est long, très détaillé (pour un mod de Half-Life 1, cela va de soi), et la par­tie sonore est irré­pro­cha­ble. Mais sur­tout, il fait (très) PEUR. Oui, il y a des anta­go­nis­tes. Et vous ne com­pren­drez tout qu’a la fin… enfin, une des qua­tre fins du jeu. Fai­tes les bons choix. Et si vous vou­lez la meilleure, res­tez atten­tif. Les indi­ces pour la déblo­quer sont répan­dus à tra­vers tout le scé­na­rio, sous forme de bloc-notes traî­nant par terre. Atten­tion, les level desi­gners n’ont pas hésité à lier le déclen­che­ment de cer­tains désa­van­ta­ges si vous déci­dez d’y jeter un coup d’oeil…

Bon, alors, oui, vous allez affron­ter des créa­tu­res cau­che­mar­des­ques, et bien entendu, vous avez des armes pour vous défen­dre. Cepen­dant, vous n’avez que qua­tre pla­ces dans votre inven­taire. Il fau­dra faire des con­ces­sions: shot­gun ou uzi, par exem­ple. Et comme dans tout bon jeu d’hor­reur, les muni­tions sont extrê­me­ment limi­tées; à vrai dire, je n’ai jamais pris la peine d’uti­li­ser cer­tai­nes armes puisqu’elles sem­blent n’être livrées qu’avec un seul char­geur pour la durée du scé­na­rio!

Un des aspects qui rend le mod encore plus ter­ri­fiant est que vous savez très bien que vous n’êtes JAMAIS en sécu­rité, même si vous êtes en pleine lumière. A vrai dire, quand vous n’êtes pas dans le noir, vous devriez vous atten­dre à pire.

La par­tie sonore est très bien tra­vaillée; et mal­gré la qua­lité dou­teuse de cer­tains brui­ta­ges, n’importe quel bruit vous met­tra la puce a l’oreille. Vous appren­drez bien vite à recon­naî­tre le souf­fle loin­tain d’un ennemi (d’ailleurs, si il vous repère, vous vous aper­ce­vrez qu’il pas­sera de loin à pro­che très rapi­de­ment). Le peu de musi­que pré­sente est remar­qua­ble­ment bien appo­priée.

Je n’ai qu’une seule plainte qui peut être objec­ti­ve­ment jus­ti­fiée: les car­tes sont trop som­bres. Et la lampe tor­che éclaire à peine. C’est d’un niveau com­pa­ra­ble a Doom 3!

Si vous avez une poi­gnée d’heu­res à per­dre, et que vous vou­lez de gros fris­sons à bas prix (en sup­po­sant que vous n’avez pas Half-Life 1 sur Steam), ce mod est incon­tour­na­ble.

Maxime Lebled

Fanboy officiel de Valve au lancement du site. Rétrogradé, il s'est vengé sur ses cours d'anglais. Il est également animateur 3D dans l'industrie du JV : vous pouvez voir ses productions sur son site ou sa chaîne Youtube...

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