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DeathSpank : Orphans of Justice

Dans sa dernière création, Ron Gilbert -créateur de la série des Monkey Island- revisite le hack’n slash avec une bonne dose d’humour et un design assez unique. Mais en dépit d’un prestigieux géniteur, pas sûr que ce jeu reste dans les annales…


  • Éditeur : Electronic Arts
  • Développeur : Hothead Games
  • Type : Aventure/RPG
  • Support : Xbox 360 & PS3 (uniquement sur XBLA &PSN : 12,99€)
  • Date de sortie : 14 juillet 2010
  • Classification : 12+

Testé sur PS3
Screenshots éditeur

Les sorties estivales étant généralement assez peu nombreuses, j’étais plutôt content de voir arriver un jeu d’aventure saupoudré de RPG. Pas de scénario vraiment original en vue. Un chevalier, DeathSpank, qui repousse les forces du mal & doit retrouver un artefact… Bref, ça sent le déjà vu ! Idem pour la progression dans le jeu, on aura encore droit au désormais indispensable passage « je-me-fais-taper-par-deux-ploucs-et-je-dois-récupérer-mon-équipement ». Heureusement, la mise en scène de ces évènements et l’humour omniprésent font mieux passer la pilule.


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Potion Bleu… Potion Verte… C’est une preuve irréfutable ! C’est un Zelda ! Mais où le placer dans la chonologie… Allo Flobo ?

Le jeu se révèle très accessible grâce à un gameplay assez simple, mais trop peu varié qui laisse souvent place à un bourrinage primaire. A chaque touche (Croix, Carré, Triangle, Rond, et les flèches de la croix directionnelle) correspond un objet. Par préférence pour la croix de la Dualshock 3 j’ai opté pour ce support quant à l’achat. Revenons à nos objets. Grâce à la croix directionnelle on assigne généralement des objets de soins. Les autres boutons correspondent à des armes : généralement épée, arbalète, hache et une arme disposant d’un coup spécial (étourdissement, éclair…). Une relative diversité mais qui ne parvient pas à masquer l’absence de variété des coups.

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Pendant qu’on y, abordons un sujet délicat : les menus. Ils ne sont pas ce qu’on a vu de plus ergonomique mais c’est passable. J’ai bien apprécié cependant un accessoire ressemblant à une moulinette permettant de récupérer de l’argent en y jetant un objet. Plus sympa que les éternels ventes d’armes chez le marchand de potion. La gestion des quêtes est plutôt sympa. Comme souvent, on a le résumé de la quête et des indices peut être débloqués. Pour cela il faut utiliser un « Fortune cookie » qui peut être ramassé sur la carte du monde. Mais là où ça coince c’est dans la localisation. Et oui, il n’a pas été jugé utile de traduire le jeu. Ce n’est pas insurmontable, mais d’un point de vue confort de jeu, ce n’est pas idéal parfois. On pourra toutefois tenter de limiter le problème (ou pas) en se disant que les jeux de mots auraient été difficiles à traduire.

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Dernier point qui m’a franchement saoulé : la carte du monde. Accessible depuis le menu, elle se révèle être… naze. Grosso modo, il y a la carte du monde, assez petite, et on peut switcher avec une carte de zone. Problème : on ne peut visualiser que la zone dans laquelle on se trouve actuellement. Ou alors j’ai pas remarqué la subtilité et faudrait me le faire remarquer 😀 Point fort du jeu : sa technique. Le game design est assez sympa, mêlant 2D et 3D. L’ensemble est plutôt joli et confère au jeu une patte graphique unique et assez drôle. Les vois, parfaitement réussie et caricaturales renforcent cette impression. En somme, du bon boulot. La durée de vie n’est pas en reste : il faut en effet environ 10 heures pour parvenir à boucler le jeu. Malheureusement, on y revient assez peu je pense…

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Une inspiration toute droit sortie des toiles de Cézanne. Ben oui, les développeurs l’ont dit.

Néanmoins, je suis satisfait de mon achat. Plaisir immédiat, et énigmes sympa dans un univers plutôt drôle : c’est un jeu idéal pour l’été. On regrettera malgré tout un multijoueur pas tip top (j’y ai relativement peu touché cependant) et un humour qu’on aurait cru plus décapant compte tenu des origines prestigieuses. DeathSpank est finalement un jeu assez sympa comme on aimerait en voir plus souvent, mais loin d’être inoubliable. Pas une Fessée Mortelle en somme.

On retiendra surtout…

  • Design
  • Humour
  • Prise en main immédiate
  • Durée de vie

Mais on regrettera…

  • Multi-coop léger
  • Inventaire perfectible
  • Gestion de la carte
  • En anglais. Uniquement

Avis final : 15/20

A retrouver sur Geekounet’s Blog

Eldroth

Je suis là pour apporter une touche fashion dans ce monde de geek. Que tu veuilles prendre une raclée sur Fifa ou des infos sur la dernière chemise bûcheron Saint Laurent : c'est ici qu'il faut s'adresser. Sinon j'aime Hedi Slimane, Kate Moss, Karlie Kloss et Cara Delevingne, The Kills, et faire des photos avec Jean-Claude Larue.

Une réponse à “DeathSpank : Orphans of Justice

  1. Je viens de tomber sur cet article en recherchant un test de ce jeu totalement par hasard.

    Imaginez ma surprise quand je me retrouve cité au milieu de l’article.

    Tu exageres, Eldroth^^, mais j’ai explosé de rire devant mon pc.
    Sans rancunes, en souvenir du débat le plus stérile de tout le temps ou tout le monde a campé sur ses positions sans convaincre personne pendant 15 pages.

    (et merci pour le test, c’était pour ca que j’étais venu à l’origine) ^_^

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