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Final Fantasy Tactics Advance

ffta_t.jpg 6 ans : c’est le temps qu’il aura fallu pour que Final Fantasy Tactics ait enfin son successeur. Comme son nom l’indique, cet épisode est disponible sur GameBoy Avance et constitue un des tout premiers T-RPG de la machine.

  • Éditeur : Nintendo
  • Développeur : Square Enix
  • Type : T-RPG
  • Support : Game Boy Advance
  • Date de sortie : 24 octobre 2003
  • Classification : 3+

Le jeu reprends l’univers d’Ivalice mais, nouveauté, 5 races peuvent être jouées contre une auparavant. Les humains sont toujours présents et demeurent encore très polyvalents. Les Vieras sont une race exclusivement composée de femmes ; agiles et rapides, elles sont destinées à des jobs d’archers ou encore d’assassins. Les Vangaas sont de robustes lézards redoutables combattants aux corps à corps. Les Nu Mou, assez lents et patauds constituent d’excellents mages.Restent donc les Mogs qui… Ne servent pas à grand chose, leur faiblesse ne compensant pas leur relative polyvalence.

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Humain, Vanga, Viera, Nu Mou et Mog !

L’histoire débute dans la ville de Saint-Ivalice par une bataille de boule de neige dans une cours de récréation pendant laquelle les bases du gameplay sont exposées. C’est aussi l’occasion de découvrir nos principaux protagonistes. Mewt Randell est un jeu garçon timide, tête de turc des autres élèves. March Radiuju, nouvel élève à l’école, et Ritz Malheur, jeune fille au fort caractère et aux cheveux rouges prennent sa défense.

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Un scénario très mature…

Après l’école, les trois amis se retrouvent autour d’un grimoire avec Doned, le frère de March, handicapé. Le livre évoque un univers fantastique, celui d’Ivalice. Le groupe se met alors à rêver de ce monde où ils pourraient devenir quelqu’un d’autre, se métamorphoser. Cette chose se produira finalement puisque la petite ville de Saint-Ivalice laisse sa place à un monde d’heroic-fantasy. Ainsi débute leur aventure !
Le scénario fait vraiment pâle figure par rapport à son prédécesseur, beaucoup plus mature. On tombe dans le cliché du monde parallèle où une autre personnalité s’exprime. La niaiserie et les bons sentiments sont donc de mise : s’en dégage une atmosphère bon enfant qui contraste avec les intrigues politiques et multiples trahisons du premier opus. On ne peut que regretter un scénario aussi light et aux personnages trop peu charismatiques.

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Wahouu, un grimoire magique o_O

Graphiquement, le jeu est simple avec des graphismes mignons mais très propres. La GBA ne crache pas ici ses tripes. D’un point de vue sonore, les thèmes sont toujours aussi agréable mais moins marquants, moins épiques que ceux de FFT. Certains bruitages quant à eux ont l’air quelque peu douteux.

Le système de jeu n’a guère changé de l’opus précédent, avec alternance entre carte du monde et écran de combat, semblable à un échiqier. Cependant ici, la carte du monde est vierge. A vous de placer les lieux –plaine, forêt, montagne– au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire. Chaque carte est ainsi unique. Le déplacement d’une case à l’autre sur cette carte prend un jour, ces jours entrant en jeu dans la réalisation des missions.
Les règles de combat sont encore les mêmes, attaquer par derrière ou depuis un endroit surélevé donne plus de chance de toucher sa cible.

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Noooon, Zizouuuu 🙁

Cependant, les combats sont maintenant régis par des lois. Un juge est présent lors de chaque combat : des règles sont donc à respecter. Les enfreindre vaut un carton jaune ou rouge suivant l’importance de la loi violée. Comme au football, deux cartons jaunes donnent lieu à un carton rouge. Ce dernier signifie l’envoi en prison d’un des membres de votre clan. Pour le récupérer, deux solutions, payer la caution ou alors effectuer un certain nombre de combat. A chaque interdiction est associée une recommandation : la suivre octroie des Judge Point. Ces derniers permettent de lancer des combos si votre personnage est équipé d’une arme en mithril. Ils trouveront une utilité supplémentaire lorsque vous aurez débloqué au cours de l’aventure. 10JP permettent de lancer une invocation surpuissante frappant tous les ennemis, leur enlevant HP ou MP. Ces mêmes lois pourront être ensuite contrecarrées à l’aide d’Anti-lois récupérée plus tard dans l’histoire.

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Assassin’s Creed feat Final Fantasy

Avec ses 300 missions, la durée de vie est tout simplement énorme. Ces dernières se divisent en 3 types :

  • des combats à effectuer avec son clan : certaines d’entre elles permettent de faire avancer le scénario.
  • d’autres nécessitent de déléguer la mission à un de vos compagnons : il sera absent pendant la durée exprimée en jours, en combats à effectuer ou en ennemis à tuer.
  • les dernières permettent de libérer des zones de la carte. Pour ce faire, il faut effectuer un combat et vaincre le clan ennemi. Les zones entrent régulièrement en guerre, et il faut réitérer cette opération. Entendre son contrôle sur des zones permet notamment d’obtenir des prix inférieurs dans les magasins.

Pour effectuer certaines de ces missions, des objets sont nécessaires. Il faut cependant prendre garde, une fois utilisé pour une mission et ainsi perdu, il se peut que l’objet soit manquant pour en effectuer une autre. On se retrouve donc bloqué avec une mission désormais infaisable. Relativement frustrant pour les adeptes du 100% et ceux désirant débloquer le personnage final en effectuant la totalité des missions.

Intéressons nous maintenant aux jobs et compétences. Les compétences sont liées aux armes ; on retrouve donc le système de compétence de Final Fantasy IX. Si un personnage est équipé de l’arme en question, alors il disposera de la compétence. Pour apprendre définitivement cette compétence et pouvoir l’utiliser sans l’arme, il doit récolter un certain nombre de « Point de Compétence ». Outre leur importance dans le combat, ces compétences permettent aussi de débloquer certains jobs. Pour certains jobs avancés, des compétences de différents jobs seront nécessaires. Tout ceci confère alors une richesse au gameplay très agréable. Par ailleurs, on peut maintenant peaufiner les réglages avant chaque combat. Les quelques lourdeurs de gameplay présent dans l’épisode PS1 (et PSP) ont donc disparus, pour notre plus grand bonheur.

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Final Fantasy Tactics Advance se révèle donc être un très bon T-RPG. Il n’atteint cependant pas l’excellence de son prédécesseur, la faute notamment à son scénario certes frais et bon enfant mais manquant cruellement de profondeur et bien trop niais. Restent alors le système de combat tout simplement excellent et une durée de vie vraiment énorme.

On retiendra surtout… :

  • Système de combat
  • Durée de vie

Mais on regrettera…:

  • Scénario sans profondeur
  • Des protagonistes au charisme de bisounours
  • Moins épique que FFT

Avis final : 16/20

Eldroth

Je suis là pour apporter une touche fashion dans ce monde de geek. Que tu veuilles prendre une raclée sur Fifa ou des infos sur la dernière chemise bûcheron Saint Laurent : c’est ici qu’il faut s’adresser. Sinon j’aime Hedi Slimane, Kate Moss, Karlie Kloss et Cara Delevingne, The Kills, et faire des photos avec Jean-Claude Larue.

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