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Naughty Bear

Développé par les studios montréalais d’Artificial Mind & Movement (A2M) et édité par 505 Games, Naughty Bear a attiré ma curiosité malgré le peu d’informations disponibles. Il y a quelques semaines avait lieu sur Paris une petite présentation en compagnie de Dave Richard, producteur du jeu.

Naughty, victime du système

Sur l’île de la Perfection vivent des ours en peluche colorés, tous plus gentils les uns que les autres, tous trop mignons etc. Sauf un évidemment, le vilain petit ours en peluche qui a oublié la couleur fluo et de se brosser le poil, Naughty Bear. Vilain, d’humeur grincheuse au possible, tout le monde se fout de lui et suite à un événement dramatique pour son mental –il est le seul à ne pas avoir été invité à un anniversaire- il pète un câble et décide de massacrer tout le monde.

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Quand Petit Ours Brun rencontre Kratos

Le jeu repose sur le bon usage de la méchanceté. Notre peluche mesquine peut effrayer (on appelle ça le Spécial Boooooo !), préparer des pièges, saboter des machines et bien sûr cogner avec ses petits bras moussés mais aussi à l’aide d’armes et autres ustensiles de tueur. Mais attention, les gentils se rebellent face à la menace et peuvent aussi sortir des armes pour découper Naughty en rondelle. Plusieurs sortes d’ours existent, des pleureuses jusqu’aux ours ninjas en passant par les ours zombies qui possèdent des capacités spéciales les rendant coriaces.

Au niveau de la maniabilité, rien à dire, c’est au poil, tout répond au doigt et à l’oeil. Certains réglages seront à faire au début pour doser la sensibilité de la caméra mais rien de désagréable pour moi. Chaque bouton sert à une action précise. Le petit plus qui a éveillé ma curiosité est le système de points. En plus de devoir exterminer tout le monde, il va falloir le faire de façon à affoler le multiplicateur de points en exécutant toutes les actions possibles et inimaginables. On peut commencer par faire peur, ensuite allumer un petit grill, y balancer la tête d’une gentille peluche et le laisser brûler. Mais ce n’est pas tout ! Si d’autres ours assistent à la scène, leur mental sera touché et on peut même réussir à les pousser au suicide, complètement barjo ! Accumuler des points est très importants pour débloquer les niveaux suivants mais aussi des tenues pour notre méchant.

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A chaque début de niveau, un objectif bien précis est à accomplir mais il y a aussi des bonus de temps à autre qu’il ne faut pas rater pour gagner un maximum de points ! Naughty peut tout faire, se cacher dans les buissons, rentrer par effraction dans les maisons, déplacer des éléments etc… le jeu tournait sur Xbox 360 et le moteur du jeu tenait la route malgré quelques ralentissements par ci par là qu’on mettra juste au fait que ce soit une version bêta.

Dave Richard nous a montré deux niveaux et j’ai trouvé que ça se répétait beaucoup trop. Il y avait des alternances jour/nuit mais cela ne m’a pas plus convaincu quant à l’originalité des niveaux. Sept mondes, certainements sept îles différentes, avec à chaque fois quatre actes, soit au final vingt-huit niveaux et j’espère que les développeurs sauront apporter de vraies différenciations pour éviter le sentiment de se refaire les mêmes mondes.

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Le jeu plutôt typé solo dispose aussi de plusieurs modes multijoueurs non dévoilés pour le moment. On ne connaît que les noms Assault, Jelly Wars, Golden Machine Gun et Cake Walk in the Park.

Finalement, l’univers ultra coloré accompagné d’un design enfantin m’a paru assez sympathique. Le côté défouloir et le système de scoring bien comme j’aime a fait le reste. Ca m’a légèrement fait penser à un bon Happy Tree Friend. Grâce à mon légendaire skill (bah oui il faut se la péter) je suis reparti avec une jolie boîte d’oursons en guimauve. A la base je pensais que ce jeu sortirait juste en version dématérialisée mais il s’avère qu’il sortira en boîte cet été, sur Xbox 360 et PlayStation 3. Choix judicieux ? Affaire à suivre.

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Je tenais à remercier Sandrine Camus, Dave Richard d’A2M pour sa disponibilité et les gentilles personnes de 505 Games pour l’accueil.

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Kendo

Joueur de jeux vidéo depuis très très longtemps, partisan du si tu ne sais pas, ce n'est pas grave mais apprends au lieu de raconter des salades. Mon Shin vous guidera.

2 réponses à “Naughty Bear

  1. Le concept a l’air complètement pété et tout droit issu de cerveaux malades traumatisés pendant leur enfance. Qui n’a jamais eu envie de massacrer des armées de Télétubbies croisés avec des Bisounours ? J’AIME.

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