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Echochrome

0echo.jpg Minimaliste et élégant. Voilà comment on pourrait qualifier Echochrome. Présenté lors de l’E3 2007, le soft avait retenu mon attention grâce à un concept particulier : des illusions d’optiques s’inspirant en grande partie de l’œuvre de Escher.

  • Éditeur : Sony Computer Entertainment
  • Développeur : SCE Japan Studio
  • Type : Puzzle Game
  • Support : PS3 (téléchargement : 8,99€)
  • Date de sortie : 10 juillet 2008
  • Classification : 3+

Comment définir Echochrome ?

Le jeu propose un concept un peu particulier. Il s’ordonne selon des niveaux en noir et blanc à la difficulté croissante et uniquement constitués de poutre, accentuant l’aspect minimaliste du jeu. Le but du joueur est de guider son Marcheur -le mannequin bien connu des peintres- afin de récupérer tous les échos d’un niveau. Au nombre de cinq maximum, ces derniers ressemblent à des ombres noires : on retrouve encore une fois cette dualité chromatique qui confère au titre une ambiance unique. Cette dernière est renforcée par une bande son magnifique mais se montrant répétitive.

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Revenons-en maintenant au principe du jeu. Le joueur ne dirige pas directement le Marcheur. Ce dernier se contente d’avancer sur le chemin qui s’offre à lui. C’est donc à vous de lui permettre de rejoindre les échos en évitant les obstacles en déplaçant la caméra tout autour du niveau. Tout repose sur les notions d’illusions d’optique et de perspectives. Deux poutres disjointes peuvent être connectées entre elle pour permettre le passage du marcheur : il suffit de trouver la bonne perspective. De même, si un vide ne permets pas au Marcheur de poursuivre son chemin, il suffit de le dissimuler à l’aide d’une autre poutre. On trouve par ailleurs deux autres éléments placés sur les poutres : des disques noirs et blancs. Les premiers vous font passer à travers la surface alors que les second vous propulsent dans les airs. Encore une fois il faut jouer avec les perspectives afin de se réceptionner correctement. A moins que vous ne préféreriez occulter le disque à l’aide d’une poutre pour continuer tranquillement votre chemin.

Ce qui importe dans Echochrome, ce n’est pas ce qui existe, mais ce que l’on voit.

Le principe est tout bonnement bluffant et l’intégration de ces cinq lois optiques se fait naturellement.

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Si les premiers niveaux servent d’application des principes de base, les suivant demandent parfois une longue réflexion.
Cependant, un point m’a quelque peu chagriné : le gameplay. Celui-ci est d’une simplicité désarmante : croix pour que le Marcheur accélère, triangle pour qu’il s’arrête et carré pour joindre deux poutres tandis que les sticks ou gâchettes permettent de manœuvrer la caméra. C’est là que le bât blesse ! En effet, ces déplacements souffrent d’une lourdeur et parfois d’une imprécision handicapante lorsque l’on souhaite juxtaposer deux poutres.
C’est assez gênant puisqu’il faut soit stopper le Marcheur ou s’exposer à la probable chute de ce dernier. Dans tous les cas, une perte de temps assez importante s’en suit.

Nous est aussi proposé un éditeur de niveau. Relativement simple à utiliser du fait du minimalisme du jeu, il n’en demeure pas moins bancal et lourd. On se perds dans les perspectives et les directions de génération de bloc puisque ces dernières changent avec la position de la caméra.
Assez déroutant.
Il aurait été plus judicieux d’attribuer aux gâchettes la sélection de la hauteur comme c’était le cas dans l’atelier de Banjo & Kazooie : Nuts & Blots. Une fois le niveau créé, il faut le tester pour être en mesure de l’uploader et le rendre ainsi disponible aux autres joueurs. Une initiative sympathique mais qui aurait gagné en simplicité grâce à une caméra moins pataude.

Il est assez complexe de décrire le principe du gameplay et toutes ses subtilités, alors je vous laisse savourer cette petite vidéo de présentation :

Note : Le jeu est disponible sur PS3 et PSP. Cette dernière version compte une centaine de niveaux contre 56 pour la version PS3 d’où la différence de prix. La maniabilité m’avait aussi paru bien moins lourde avec le stick. Dernier point : il peut être préférable de l’acquérir en version japonaise tant la jaquette européenne est laide et ne colle pas à l’atmosphère du titre.

On retiendra surtout…:

  • Excellent concept
  • Patte graphique classieuse
  • Addictif
  • Bande son sublime…

Mais on regrettera…:

  • …Mais répétitive
  • Maniabilité lente
  • Quelques problèmes d’alignement

Avis final : 16/20

Eldroth

Je suis là pour apporter une touche fashion dans ce monde de geek. Que tu veuilles prendre une raclée sur Fifa ou des infos sur la dernière chemise bûcheron Saint Laurent : c'est ici qu'il faut s'adresser. Sinon j'aime Hedi Slimane, Kate Moss, Karlie Kloss et Cara Delevingne, The Kills, et faire des photos avec Jean-Claude Larue.

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