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Uncharted 2 : Among Thieves

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Licence fraîche et exclusive à la PlayStation 3, Naughty Dog lâche le deuxième épisode des aventures de Drake, pour notre plus grand plaisir. Un GOTY !

  • Éditeur : Sony Computer Entertainment Europe
  • Développeur : Naughty Dog
  • Genre : Action-Aventure
  • Plate-forme : PlayStation 3
  • Sortie : 14 octobre 2009
  • Classification : 16+

Bande de vilains chiens !

Sacré Naughty Dog ! Ce studio, en plus d’avoir créé des des licences savoureuses et à succès (Crash Bandicoot et Jak & Daxter par exemple), mise toujours sur l’innovation. Sur la PlayStation 3, les développeurs ont décidé de créer une toute nouvelle licence, Drake’s Fortune : Uncharted ; qui nous narre les mésaventures d’un explorateur surnommé Nate, Nathan Drake. Ce chasseur de trésors des temps modernes a tout pour plaire, il est bogoss, il sait se battre, il grimpe quasiment aussi bien que Spiderman, il sait se servir d’armes comme pas deux et pourtant il est naïf comme tout. Fatalement, on apprécie le personnage du fait de sa candeur qui le rend charmant et attachant. Et nous ne sommes pas seuls, il est bien accompagné le bougre. Elena et surtout Chloé se chamaillent implicitement pour conquérir le beau brun.

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Une vie de chien

Cette fois-ci, Nate est à la recherche de la route de Shambala qui mènerait tout droit à la pierre de Cintamani. Mais comme d’habitude, il n’est pas le seul qui convoite cette richesse et c’est comme ça que commence la grande aventure. Le scénario parait au premier abord banal et très Indiana Jones mais il est parfaitement ficelé et c’est à grands coups de surprises et autres interventions inattendues que l’on avance dans le jeu. Les alliances, les trahisons, les retournements de situation sont légions tout au long de l’aventure, et la sauce prend. Les personnalités des personnages les rendent attachants et même le grand méchant de l’histoire me paraît sympathique même s’il fait très cliché.

Nate, Sir Indiana, Sir Rambo et Sir Nigma

Globalement, le schéma de jeu est partagé en trois phases : exploration, fusillade et énigme. L’exploration sera constante dans le jeu, afin de dénicher les cent trésors bien cachés dans les décors. Notre Nathan national a la faculté de pouvoir grimper partout grâce à des mains d’acier. On pourrait critiquer le fait que finalement on n’est pas si libre que ça, le chemin étant très balisé. Nathan ne peut se diriger vers des endroits inaccessibles mais l’ensemble est camouflé de telle manière qu’on n’y prête plus attention au bout de quelques heures. Une jungle luxuriante, un temple abandonné, une vallée complètement inhospitalière, voilà l’exemple d’environnements rencontrés qui fourmillent de détails.

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Dans ces endroits trainent aussi les sbires du grand méchant du jeu, Lazarevic. Lourdement armés et résistants et trainant la plupart du temps en groupe, les combats ne sont pas de tout repos. Heureusement que Nate sait se servir du panel d’armes mis à disposition. Du simple gun en allant au lance-roquettes en passant par l’AK47 et même l’arbalète ! Nate peut porter deux armes simultanément, une petite de poing et une autre à calibre plus élevé. Certaines bénéficient d’un zoom pour plus de précision. Avec de multiples endroits pour se mettre à couvert, le gameplay est inspiré du célèbre Gears of War qui a révolutionné le Third Person Shooter. Par la pression du bouton rond, Nate peut se mettre à couvert et ensuite il peut même tirer tirer à l’aveugle, de quoi nettoyer la zone quand surgissent trop d’ennemis. Le ramassage d’armes est intuitif et on n’a aucun mal à prendre ce que l’on veut. Malgré la facilité d’utilisation des armes, notre héros peut aussi agir discrètement et neutraliser en un coup son adversaire par derrière. Le côté infiltration a été augmenté par rapport au premier épisode, on peut vraiment se faufiler sans se faire voir et/ou neutraliser quelques gêneurs sans se la jouer Terminator à tout bousiller sur son passage. Si la situation se présente, les corps à corps s’effectuent à l’aide de deux boutons, carré pour taper, triangle pour esquiver, le même bouton servant à s’échapper des prises, sous forme de petites QTE.

Et ensuite les phases énigmes sont des moments d’exploration plus poussés où l’on doit réfléchir afin de résoudre des puzzles et activer des mécanismes. Même si j’ai parlé de trois grandes parties, ces phases sont les moins représentées ; elles ne sont pas aussi présentes que les deux premières que ça mais on ne s’en plaint pas, elles tombent la plupart du temps en point nommé.

Uncharted 2, c’est donc ça : un savant mélange entre trois styles de jeu et le tout agrémenté d’une réalisation hollywoodienne.

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Une aventure épique

La crédibilité du scénario est renforcée grâce au côté cinématographique du jeu. Le cinéma et le jeu vidéo n’ont jamais été aussi confondus. Tout s’enchaîne merveilleusement bien, les cinématiques du jeu réalisées avec le moteur du jeu sont de toute qualité et les transitions entre les scènes de jeu et ces vidéos sont d’une fluidité exemplaire. On est vraiment absorbé par l’ambiance, le film projeté nous scotche véritablement. D’ailleurs, on évite de lâcher le pad car des fois c’est à nous de jouer alors qu’on n’a même pas distingué la cinématique du jeu. Pour éviter de tomber dans le classique en enchaînant le schéma habituel sans aucune variation, les missions varient au niveau de l’intensité de l’action et des objectifs à atteindre. De temps en temps, des phases scriptées empêchent de réaliser certains mouvements mais là encore, tout est bien ficelé et ultra crédible. Après un bon paquet d’heures de jeu, on se dit que ce Nate est sacrément chanceux !

Là où l’équipe de Naughty Dog a vraiment fait fort et de quoi toutes les équipes de développement actuelles devraient s’inspirer, c’est la maîtrise du hardware de la PS3. En plus d’une réalisation magistrale, on se rend compte que le jeu ne s’arrête jamais. Un chargement au début de la partie et dès que ça commence, le temps mort n’est pas permis. Le jeu continue sans cesse sans jamais s’arrêter, la console ne montre aucun signe de faiblesse. Et le tout sans aucune installation notable sur le disque dur, une prouesse technique remarquable.

Ajoutons à ça des graphismes somptueux qui rabaissent la concurrence actuelle. Sans aucune baisse de framerate, le jeu affiche des décors magistraux d’une finesse incroyable et à perte de vue. J’ai aimé aussi le fait qu’il y a très peu d’infos sur l’écran, juste l’arme sélectionnée, le nombre de munitions et de grenades. Oui vous le voyez bien, je suis complètement conquis et il est difficile d’affirmer le contraire de ce que j’énonce sans être de totale mauvaise foi. Et encore, je ne fais que lâcher quelques brides sur le contenu général, je ne rentre pas à fond dans le détail pour éviter le spoil ; ce jeu se vit tout simplement. Rapidement, le doublage est très satisfaisant, la version française est de qualité et les sous-titres également. On peut changer ces deux paramètres à n’importe quel moment dans les options.

La durée de vie solo est de l’ordre d’une douzaine d’heures, je vous conseille de jouer directement en difficile pour plus de challenge et vivre une aventure vraiment unique de bout en bout. Après avoir réussi un chapitre, on peut le sélectionner directement au menu principal afin de récupérer les bonus manquants. L’intelligence artificielle est correcte et n’hésite pas à venir nous chercher dans notre trou ou à jeter des grenades. En un contre un il est peu probable de perdre sauf contre les types armés de fusils à pompe, mais la difficulté vient du fait qu’ils peuvent être nombreux et leur résistance diffère suivant leur type. Les plus dangereux restent les mecs armés de fusils à pompe, en plus d’être résistants ils avancent en mode Gundam alors qu’on leur tire dessus à l’infini. La difficulté générale du titre est adaptée au grand public, quand on bloque, un petit indice surgit pour indiquer la voie. Du coup on ne sent pas assisté à outrance, juste aidé de temps à autre. On peut peut-être titiller sur le grand nombre de checkpoints qui permettent de recommencer l’action directement après avoir échoué et éviter de se retaper une même longue phase. Personnellement, ça ne m’a pas plus dérangé que ça, j’ai peu échoué :D.

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Pour qu’on puisse y rejouer, Naughty Dog a eu la très bonne idée d’intégrer un mode multijoueur particulièrement jouissif, comprenant plusieurs modes de coopération et de compétition. Mes préférences vont aux modes coopération qui sont vraiment bien foutus, par équipe de trois, on a différents objectifs définis à accomplir. Se passant sur des niveaux tirés du mode solo, l’intensité des combats est à son paroxysme et on doit sans cesse veiller sur ses partenaires pour éviter les déconvenues. Les modes compétitifs quant à eux proposent de belles batailles mais le syndrome du respawn à outrance ne m’a pas plu. Dans des petites maps on a tendance à mourir beaucoup trop souvent et puis je n’ai pas vu de système d’équilibrage des équipes et c’est dommage. Certaines fois, les matchs paraitront se dérouler en sens unique faute d’un déséquilibre beaucoup trop flagrant. Différentes catégories d’épreuves sont disponibles, ça va de la simple bataille rangée à la course aux objectifs en équipe. Quoiqu’il en soit, le multijoueur en vaut la chandelle grâce au contenu varié et les maps qui sont bien construites.

Nathan et Naughty Dog, ces héros

Vous l’aurez deviné depuis quelques lignes maintenant, ce jeu m’a complètement sidéré. Uncharted 2 représente le summum du jeu d’aventure et d’action. Un scénario poussé comprenant moult rebondissements, un gameplay aux petits oignons et une véritable symbiose entre le cinéma et le jeu vidéo. Les développeurs de Naughty Dog ont su parfaitement exploiter la machine de Sony pour nous proposer un divertissement inoubliable. La PlayStation 3 est lourdement armée, grâce à de nouvelles licences fraîches et non pas de simples suites à outrance et en peu de temps Uncharted et Nathan Drake se sont forgés une belle réputation.

Je souhaite sincèrement qu’on arrive plus souvent à réaliser ce genre de jeu qui mélange avec succès cinéma et jeu vidéo. A l’époque, Metal Gear Solid 4 était le précurseur, grâce à un Kojima féru du septième art. Là, Naughty Dog ont complètement réussi leur coup et c’est avec une main de maître qu’ils ont imposé leur Uncharted 2, ça force le respect.

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Kendo

Joueur de jeux vidéo depuis très très longtemps, partisan du si tu ne sais pas, ce n'est pas grave mais apprends au lieu de raconter des salades. Mon Shin vous guidera.

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