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Final Fantasy Tactics : The War of the Lions

FFT_PSP_Jaquette.jpg Il aura suffit d’un seul jeu pour me faire acheter une PSP : Final Fantasy Tactics : The War of the Lions.Grand fan de l’épisode GBA, j’étais impatient de découvrir le remake sur PSP de l’opus original , paru 10 ans plus tôt mais jamais parvenu dans nos contrées !

  • Éditeur : SCEA & Squaresoft (PS) / Square Enix (PSP)
  • Développeur : Square
  • Genre : Tactical RPG
  • Plate-forme : PlayStation & PSP
  • Sortie européenne : 4 octobre 2007 (PSP) / Jamais sorti en Europe (PS)
  • Classification : 12+

C’est maintenant chose faite, mais anglophobe s’abstenir ! En effet, Square Enix n’a pas jugé nécessaire de proposer une traduction française pour la sortie de ce remake. Mais je serais tenté de dire qu’il s’agit d’un mal pour un bien. En effet, lors de sa sortie US, le titre bénéficiait d’une traduction absolument ignoble. Cette version propose une nouvelle traduction de toute beauté, puisqu’en vieil anglais pour coller à l’univers plus médiéval que fantastique. On se retrouve donc avec une traduction qui en jette, mais qui nécessite un -très- bon niveau d’anglais pour comprendre les subtilités du scénario.

Ce dernier nous épargne une certaine niaiserie devenue depuis quelques temps la marque de fabrique des Final Fantasy : il nous plonge au coeur d’une intrigue politique aux multiples intervenants. Tout commence lorsqu’un historien découvre un ouvrage relatant The War of the Lions survenue il y a 400 ans. L’influence majeure d’un homme, Ramza Beoulve, y est dévoilée, alors que ce dernier a été considéré comme hérétique par l’Église de Glabados.

Le Roi est Mort, vive le Roi !

A la mort du Roi Omdolia s’engage un conflit opposant la bannière du Lion Blanc et celle du Lion Noir pour la régence. En effet, le prince héritier n’a que 2 ans, et sera nommé comme régent le Prince Larg, symbolisant le Lion Blanc. Mais le Duc Goltana, Lion Noir ne compte pas se faire ainsi évincer du trône. Ce serait aussi sans compter sur la Princesse Ovelia pouvant aussi revendiquer le trône. Derrière ces luttes intestines se cache aussi une autre organisation souhaitant se servir de la lutte des deux partis pour émerger et prendre le pouvoir.

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Final Fantasy Tactics est un spin off de la série éponyme. Rassurons nous, spin off et Final Fantasy associés ne signifient pas forcément mauvais (Final Fantasy Cristal Chronicles, si vous suivez mon regard…). Cet opus garde donc les principes d’un Final Fantasy classique : utilisation du tour par tour, magies, armes et bestiaire récurrent. Comme son suffixe l’indique, la principale nouveauté vient de la toute nouvelle dimension tactique.

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Clockwork Orange

Intéressons nous tout d’abord aux mécaniques du jeu. L’écran principal corresponds à la carte du monde d’Ivalice, sur laquelle sont parsemés différents « points » correspondant à un lieu (ville, caverne, bord de mer, plaine…). Le trajet entre ces points est planifié : ainsi aucun déplacement « libre » sur la carte et aucune exploration à la manière d’un Final Fantasy « classique ». Le jeu ne mets en scène que les affrontements. Ainsi, exit les donjons et leurs énigmes. Les combats aléatoires se déclenchent en passant sur ces points mais le décor changera considérablement pour les affrontements s’inscrivant dans le déroulement de la trame principale.

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Notons par ailleurs qu’un déplacement d’un point à un autre s’effectue en « un jour ». Ces jours entrent en jeu dans le déroulement des quêtes annexes. En effet, chaque ville dispose d’un magasin d’équipement général et d’un vendeur de soldat où l’on y achète un soldat -homme ou femme- de niveau 1… Je n’ ai pas encore vu l’utilité de ce magasin puisqu’il faut les ré-entrainer pour les incorporer de manière viable dans le clan…

Dernière enseigne et non des moindres : la taverne ! On peut s’y informer des dernières nouvelles, et surtout acheter des quêtes annexes. Pour les effectuer, rien de plus simple, il suffit d’y envoyer une délégation de personnages de votre équipe, Ramza excepté. Il est cependant dommage que constater que ces quêtes sont vraiment « annexes » et décousues du scénario principal, et surtout qu’elles ne peuvent être véritablement jouées. L’interface manque d’ailleurs de confort, puisqu’aucun compteur dédié aux jours restant des quêtes annexes n’est présent. Autre regret : il faut retourner dans la taverne où a été lancée la quête pour récupérer ses coéquipiers. Tous ces petits détails contribuent donc à une certaine lourdeur que Square aurait pu chercher à retravailler.

Si vis victoriam, para bellum

On notera encore une certaine lourdeur dans la préparation avant un combat : impossible de changer la classe du personnage ou son équipement… Cela fait un peu tache pour un remake. Ce sont cependant les rares défauts que j’ai pu trouver à cette perle du RPG-Tactic.

Avant chaque combat on sélectionne un nombre restreint de personnages pour effectuer la mission. Il faut ensuite les placer sur un damier bleu correspondant aux positions de départ.

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Une fois le combat démarré, chaque personnage se déplace d’un certain nombre de cases sur la carte, semblable à un vaste échiquier. Ce nombre de case est déterminé par sa classe et son équipement. Les actions arrivent ensuite, à savoir attaque, magie, utilisation d’objet ou rééquipement. Ces phases d’action et de déplacement sont interchangeables : il est donc possible de dégager d’une mauvaise situation en ayant préalablement infligé quelques blessures.

A chaque action effectuée, le personnage gagne de l’experience : sa valeur dépend du niveau de l’adversaire. A chaque 100 points d’expérience gagnés, le personnage monte d’un niveau. Des points de compétences sont aussi gagnés et permettent d’acquérir de nouvelles capacités. Ces dernières permettent aussi de débloquer de nouvelles classes. Un système passionnant poussant le joueur à découvrir toutes les subtilités offertes.

Autres éléments influents : le terrain et la position par rapport à l’ennemi. Les dégâts infligés dépendront aussi de ces paramètres. Etre situé sur une hauteur permettra d’infliger plus de dégâts tout comme attaquer sur les côtés ou par derrière. Ceci accroît aussi les chances de toucher sa cible.

L’aspect tactique est renforcé par la disparition définitive d’un personnage s’il n’a pas été ressuscité avant 3 tours.

Tout cela semble bien désuet lorsque décrit comme tel, mais le plaisir est vraiment présent pendant le jeu. La difficulté du titre ne le rends pas accessible à tous, mais le plaisir de jeu est alors décuplé lorsque l’on parvient à triompher d’une situation difficile (qui parle de Wi…?).

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Dernier point et non des moindres : le jeu est un remake de l’opus PS1.

Quelles sont donc les nouveautés apportées ?

Ont été incorporées deux nouvelles classes, un mode multijoueurs ad-hoc, de nouveaux personnage tels Balthier de FF XII ou Luso de FFTA 2… Mais on retiendra surtout l’intégration de superbes cinématiques en cell-shading -superbement bien doublées- ponctuant l’aventure. Pas d’améliorations graphiques notables, un léger lifting a été effectué. Le jeu est toujours aussi agréable à l’œil sans être une tuerie graphique.

On remarquera cependant quelques ralentissements lorsqu’un sort ou une capacité « spéciale » est lancé : l’UMD tourne afin de charger l’effet. Les musiques composées par Hitoshi Sakimoto & Masaharu Iwata sont toujours de mise mais sonnent moins bien que les originales, plus plates. Mais ne boudons pas pour autant notre plaisir, le jeu n’a rien perdu de sa splendeur avec un gameplay profond et un scénario haletant. Certains regretteront que Square n’ait pas pris la peine de localiser le jeu laissant sur la touche les anglophobes, et qu’une certaine lourdeur n’ait pas été corrigées.

Mais ne boudons pas notre plaisir, Square nous offre une superbe réédition, qui me pousse à considérer Final Fantasy Tactics comme le meilleur T-RPG jamais conçu.

On retiendra surtout… :

  • Scénario
  • Chara-design
  • Durée de vie
  • Gameplay
  • Enfin en Europe!

On regrettera… :

  • Parfois archaïque
  • Quêtes annexes décousues

Avis final : 19/20

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Eldroth

Je suis là pour apporter une touche fashion dans ce monde de geek. Que tu veuilles prendre une raclée sur Fifa ou des infos sur la dernière chemise bûcheron Saint Laurent : c’est ici qu’il faut s’adresser. Sinon j’aime Hedi Slimane, Kate Moss, Karlie Kloss et Cara Delevingne, The Kills, et faire des photos avec Jean-Claude Larue.

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