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Batman : Arkham Asylum

cover.jpg Nous sommes en 1939, l’année du début de la Seconde Guerre Mondiale. Mais là n’est pas le sujet évidemment. 1939 correspond également à l’année de naissance d’un héros de comics mondialement connu, Batman. Dessiné par Bob Kane, notre chevalier noir officie depuis soixante-dix ans, à cogner des méchants et lutter contre le crime à Gotham City. Sept décennies à jeter les plus fous dans l’asile d’Arkham. C’est dans cet endroit mythique qu’ont lieu les dernières aventures de notre Dark Knight… Ce lieu pourrait être votre tombeau…

  • Éditeur : Eidos Interactive
  • Développeur : Rocksteady Studios
  • Genre : Action
  • Plate-forme : PlayStation 3 (disponible également sur Xbox 360 et PC)
  • Sortie : 18 septembre 2009
  • Classification : 16+

La trame principale commence quand on apprend que Batman a enfin capturé le Joker et l’emmène à l’asile d’Arkham pour la énième fois. Cependant Batman émet quelques réserves, trouvant que son pire ennemi s’est un peu laissé capturer trop facilement. Et quelques minutes après l’entrée dans l’asile, c’est le drame, le Joker s’enfuit et il s’avère en fait que tout était préparé depuis un bail. En gros, c’était a gigantic trap, dans lequel Batman s’est jeté tête la première. Joker prend possession des lieux et prisonnier dans l’asile, vous devez survivre face aux hordes des locataires d’Arkham, mais également aux grands ennemis de Batman tous plus fous les uns que les autres. Le but de Batman ? Arrêter la folie meurtrière du Joker, coûte que coûte. Un boulot pas de tout repos mais heureusement que notre héros est lourdement armé…

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Batman aime la variété

Le jeu est formidablement bien pensé pour pouvoir profiter de toute l’armada de Batman. Le gameplay est disposé en plusieurs types : exploration, infiltration et action/beat’em all. Dès les premières minutes de jeu, on est briefé sur les phases d’attaque. Plus simplissime comme système tu meurs, seulement trois boutons au total, le jeu se veut vraiment accessible pour tous. Un pour attaquer, les variantes de coups se font en poussant le joystick gauche vers une direction, un autre bouton pour contrer les attaques et le dernier pour mettre des coups de cape afin d’étourdir les adversaires. Pas de liste de combos dantesques à apprendre, tout est fait pour que le jeu soit accessible pour tous. Tous les coups du chevalier sont disponibles. Attention toutefois, il n’y a pas de garde, il faut bien jauger les adversaires pour pouvoir contrer et ne pas annuler sa chaîne de combos. En difficulté normale, un témoin au-dessus de l’adversaire indique un coup imminent. En difficile, aucun témoin et donc c’est au joueur de bien observer les mouvements ennemis. D’ailleurs en parlant de la difficulté, je vous conseille de privilégier directement le mode difficile pour espérer un minimum de challenge et de plaisir.

Les phases d’exploration sont limitées et elles se confondent avec celles d’infiltration. Votre terrain de jeu est le gigantesque complexe de l’asile d’Arkham. Rempli d’ennemis sous les ordres de Joker, on arpente ce sinistre endroit en l’explorant de long en large et en travers. Le fait d’accomplir de nombreux aller-retours par certains endroits clés peut être synonyme de répétition mais là encore, chaque passage s’avère différent grâce au scénario qui reste palpitant du début jusqu’à la fin. Malgré quelques pointes d’aliasing par-ci par-là, on ne peut que s’extasier devant le travail accompli par Rocksteady. Graphiquement parlant, le jeu est somptueux. Le level-design n’est pas en reste également, réfléchi et parfaitement adapté à l’ambiance sombre et gothique de l’univers de Batman. En plus de ça, les effets de lumière et d’ombres sont très réalistes. Le son participe également à l’ambiance glauque et malsaine du jeu, la musique s’intensifie lors des phases d’action mais reste discrète pendant les moments d’infiltration. Comme rarement on a droit à une version française de qualité, la palme venant évidemment au Joker qui est juste intestable. Son humour, ses sarcasmes, tout est parfait chez notre clown. Le doublage de Batman convient également, certains préféreront sans doute la voix anglaise de Batman mais personnellement j’ai trouvé ça bon. Globalement donc, le doublage des personnages n’est pas raté et pour un jeu de ce type, c’est très important !

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Il est très bien équipé…

Qui dit Batman dit gagdets à l’infini ! Mais pas dès le début, cela va de soi. On commence avec le tout simple mais néanmoins efficace Batarang et au fil du jeu, on obtient le Gel Explosif, le Grappin, la Tyrolienne etc… Toutes ces armes sont upgradables par le biais de points d’expérience et leur utilisation s’effectue avec un réel plaisir. Le choix se fait par le biais de la croix directionnelle. On peut les utiliser en étant du point de vue de l’arme en mode caméra embarqué, pratique pour observer certaines choses de très loin. Surtout qu’en matière de distance, avec la taille de l’asile, il y a de quoi faire. Les espaces extérieurs sont vastes et les survoler avec toute l’aisance de Batman est un petit plaisir. On aime aussi qu’au fil de l’aventure, l’état visuel de notre héros costumé se dégrade, sa cape arbore de jolis trous, il porte aussi les stigmates de ses nombreux affrontements. Vraiment, le jeu fourmille de petits détails qui montrent clairement que les développeurs ont pris soin de ne rien laisser au hasard.

Notre chevalier noir dispose aussi d’une vision rayons X que l’on utilise quasiment constamment pour repérer les ennemis mais aussi avoir certaines informations comme leur nombre et leur état de santé. Mais la vision X ne sert pas qu’à ça. Dans le jeu, en plus de la quête principale, un bon nombre d’autres quêtes existent, la plus intéressante étant les énigmes de l’Homme Mystère. Durant le jeu, vous devrez trouver les énigmes d’Edward Nigma. Ensuite, les résoudre en analysant l’environnement. Disséminés un peu partout, ces énigmes contribuent à donner un poil de piment à l’aventure mais également à rallonger la durée de vie. Certaines sont vraiment tordues et les trouver tout seul satisfait l’égo. C’est avec un réel plaisir que je me suis cassé la tête pour ces énigmes. Il est cependant regrettable de ne pas apercevoir une seule fois Edward Nigma, pas obligatoirement le combattre, mais qu’il fasse une apparition ; peut-être pour une autre fois qui sait ?

Pour les ennemis, on peut critiquer le design bien bodybuildé des loubards du Joker mais ça passe bien au final. Par contre, le peu de fois qu’ils ouvrent la bouche peut sembler assez rébarbatif. Vous en entendrez souvent des « J’en ai marre ! » et puis aussi, autre point critiquable, l’intelligence artificielle qui est bizarroïde. Autant des fois ils entendent un tout petit bruit de rien du tout, mais quand on passe devant eux avec le grappin, ils ne voient rien. Après, il est évident que s’ils avaient une excellente vue, le jeu serait bien trop difficile à faire mais certaines fois, ça semble abusé d’être bigleux comme ça. Les ennemis jurés de Batman sont quant à eux bien fidèles à ce qu’on connaît déjà. Même s’ils ne sont pas tous modélisés et donc visibles, tous les personnages de l’univers sont représentés d’une manière ou d’une autre. Pour ma part, j’ai trouvé les phases contre l’Epouvantail assez impressionnantes et techniquement ça poutrait tout. Killer Croc ne m’a pas laissé indifférent, la dose de stress pendant tout le pseudo-affrontement. En revanche, certains affrontements contre les boss peuvent être ennuyeux au possible, mais ce n’est pas grave, je chipote pour pas grand chose.

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Autre bémol après avoir fini le jeu, on ne peut plus se refaire les affrontements contre les boss… Vraiment dommage…Après le générique, il ne vous reste plus qu’à arpenter Arkham et résoudre les dernières énigmes de Nigma. Au final, le solo est haletant et on dévore le jeu en une quinzaine d’heures de jeu. La durée de vie me semble satisfaisante pour l’aventure. On pourra toujours trouver ça court mais pour le challenge, il reste le mode défi ! Kézako ? Une succession d’épreuves et autres challenges (combat ou infiltration) le tout chronométré.

Avec ça, Rocksteady a eu la bonne idée de mettre une biographie bien fournie des personnages, ainsi que des figurines. Que du bonus donc, ça ne fait de mal à personne, c’est pas du DLC à payer à des prix exhorbitants donc on ne s’en plaindra pas.

Batman wins ?

Ce jeu est une réussite. Batman n’avait jamais eu de jeu digne de ce nom. Le vide vient d’être comblé avec ce Batman : Arkham Asylum. Depuis la création du héros, plus de vingt adaptations vidéoludiques ont vu le jour mais aucune n’arrive à la cheville du jeu de Rocksteady. Un scénario travaillé et haletant, un Joker plus en forme que jamais, une réalisation soignée, il ne m’en faut pas plus pour adhérer au jeu. On regrettera juste la non-utilisation de certains personnages (Edward Nigma par exemple que j’aurai bien voulu affronter) ou des phases de jeu avec le BatWing mais trêve de fanboyisme, on se régale. On espère maintenant une suite dans la lignée de ce premier numéro qui rend hommage à l’un des héros de comics les plus connus.

Kendo

Joueur de jeux vidéo depuis très très longtemps, partisan du si tu ne sais pas, ce n'est pas grave mais apprends au lieu de raconter des salades. Mon Shin vous guidera.

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