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New Xbox Experience : le dossier XXL (2ème partie)

On continue le dossier précédemment amorcé sur la New Xbox Experience.

Connexion internet fortement conseillée

Eh oui, la NXE a véritablement besoin d’une connexion pour révéler tout son potentiel. Ne serait-ce que parce qu’elle va chercher toutes les images et miniatures de jeux sur le Xbox Live, même pour les jeux que vous possédez sur DVD. Si vous n’avez pas de connexion, vous aurez droit à des icônes génériques à la place (une image de pad, par exemple).

Cependant, ne vous y trompez pas, cette intégration est un atout. L’accès à tous les jeux téléchargeables et à l’impressionnant catalogue de contenu gratuit (démos, vidéos) se fait ainsi en toute simplicité, là où sur Wii et PS3 on doit se rendre dans une chaîne boutique ou sur un PS Store de manière relativement peu conviviale. Et surtout, on le répètera autant qu’il le faudra mais c’est véritablement joli !

Le marché de jeux de la NXE

Chaque jeu dispose désormais d’une fiche, qui donne accès à un descriptif similaire à celui des fiches de jeu sur xbox.com (à savoir, screenshots, caractéristiques principales et petit résumé texte). On peut ainsi savoir plus précisément de quoi il en retourne avant de télécharger la démo d’un jeu Xbox Live Arcade… une initiative plutôt intéressante. On notera d’ailleurs avec amusement qu’une des marques de fabrique de l’interface PS3, à savoir que le fond d’écran se retrouve “contaminé” par le jeu que vous regardez, a été reprise ici.

La fiche du jeu Fable II

D’une manière générale, la disposition verticale/horizontale des menus fonctionne à merveille, d’autant que la navigation est beaucoup plus fluide qu’auparavant (à défaut d’être réellement plus rapide). On pourra émettre une réserve sur le fait que les miniatures ne sont pas toujours très explicites quand à leur contenu, mais néanmoins cette approche plus “graphique” du marché est une excellente idée. J’ai également dénoté à plusieurs reprises des bugs qui font que les pochettes ou miniatures ne chargent pas, laissant place à des rectangles opaques ou à… rien du tout. Ces bugs auront sans doute disparu pour le lancement au public, demain (19 novembre), mais il fallait le signaler tant ils rendent la navigation pénible.

Avatars en demi-teinte

On en arrive à une des fonctions ayant le plus fait couler d’encre, en raison de sa similitude plus qu’évidente avec les Mii de Nintendo : les Avatars.

L’approche de Microsoft est sensiblement la même que celle de Nintendo, à savoir proposer un personnage virtuel personnalisable qui puisse être exploité dans de nombreux jeux pour représenter le joueur. Sur Xbox 360, cependant, chaque gamertag (compte d’utilisateur) est lié à un Avatar bien précis et symbolise ce joueur (la gestion sur Wii étant un peu plus bordélique). Ainsi, la liste d’amis prend une nouvelle dimension…

La nouvelle liste d'amis, où sont affichés les Avatars des joueurs

J’avoue n’être qu’à moitié convaincu par cette fonction. L’idée d’être symbolisé par un avatar en 3D me plaît bien, mais ce sont plutôt les possibilités de customisation qui me laissent perplexe. Certes, on a ici droit à quelque chose de bien plus complet que les Mii de Nintendo, puisqu’on peut également définir le poids et la taille de son Avatar ainsi que ses vêtements… mais le choix de fringues reste plutôt limité et il est difficule d’obtenir un visage satisfaisant malgré le large panel d’éléments faciaux disponibles. Microsoft a annoncé la disponibilité de nouveaux items toutes les 2 semaines, mais il y a fort à parier qu’ils seront pour la plupart payants…

Les Avatars seront employés dans quelques jeux, tels Scene it? 2 ou Bomberman Live. Mais il y a fort à parier que c’est surtout sur l’interface que nous les verrons, tant les règles d’utilisation dans les jeux définies par Microsoft sont strictes (ainsi, les Avatars ne peuvent subir aucune forme de violence ; c’est comme si Nintendo interdisait à ses Mii de faire de la boxe…). Dommage…

Les Blades sont toujours là

Microsoft se doutait bien qu’il y aurait des grincheux pour venir réclamer l’ancienne interface et affirmer promptement que “c’était mieux avant” (il y en a toujours !). C’est sans doute ce qui leur a donné une des toutes meilleures idées de l’interface : le nouveau Xbox Guide !

Auparavant, lorsqu’on pressait le bouton Xbox Guide, on avait accès à quelques fonctions de base. Changer de profil ou jouer de la musique, par exemple. Désormais, on a accès à l’intégralité des fonctions proposées par la console, grâce au bien connu système de Blades déroulantes. Oui, vous avez quasiment toujours deux moyens différents de faire la même chose. La nouvelle disposition de la liste d’amis ne vous plaît pas ? L’ancienne est toujours là ! Vous n’aimez pas la nouvelle bibliothèque de jeux ? Le lancement rapide depuis le guide vous donne accès à une liste de tous vos jeux à l’ancienne… etc.

Le nouveau Xbox Guide est une resucée de l'interface Blades !

S’il est intéressant de constater les efforts de Microsoft pour contenter tout le monde (les fameux casual et hardcore gamers), on en profitera surtout à l’usage. Pouvoir accéder rapidement à la fonction que l’on cherche, tout en profitant en parallèle d’une interface belle et léchée… le paradoxe semblait impossible à résoudre, les deux cohabitent désormais pour le meilleur. Une bonne idée, non, une excellente idée, croyez-moi.

Si on peut encore se permettre un parallèle avec la PS3, cette fonction permet de lancer un jeu tout en étant déjà dans un jeu, sans repasser par l’interface… chose qu’on ne pouvait pas faire sur Xbox 360 jusqu’à maintenant.

Que du bon ?

Dans la troisième et dernière partie de ce dossier, nous verrons que tout n’est pas si rose et nous tenterons de débusquer tous les défauts (bien) cachés dans cette interface. Amis chipoteurs, soyez au rendez-vous.

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

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