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GRID

GRID_787.jpg GRID est certes déjà sorti, mais après une petite période de jeu, je suis finalement en mesure de vous en fournir un test rapide.

Plutôt que de détailler les moindres détails du jeu, je ne m’attarderai que sur les points-clés, les originalités de ce titre, qui se révèle assez spécial mais qui trouvera assurément son public. Tout est dans la suite !

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Tout d’abord, force est de constater que le fils spirituel des Race Driver n’a en vérité que peu de choses en commun avec eux. Tout d’abord sur le plan de la conduite : si les Race Driver avaient un gros penchant pour la simulation, tout en gardant un côté accessible, GRID perd complètement cette dimension et s’oriente vers un gameplay beaucoup plus arcade. A l’instar de Forza Motorsport 2, vous pouvez activer un certain nombre d’aides à la conduite (moins vous en aurez, plus vous remporterez de points lors des courses), mais cela reste peu pointu.

Il s’agit certes d’une volonté affichée de la part de Ralph Fulton, game designer. L’optique même de ce jeu est basée sur le spectaculaire, encore une fois se conformant aux dires de son créateur. Grand admirateur de séries telles que Forza Motorsport ou Gran Turismo, il regrette néanmoins un manque de spectaculaire dans ces jeux, à l’inverse des courses réelles qui ne manquent pas de crashes et de retournements de situation.

GRID se fonde donc sur une gestion des dégâts très poussée, sur des courses nerveuses, impressionnantes et agréables à regarder… en théorie. En pratique, si les collisions sont très bien gérées, elles sont également beaucoup trop présentes. L’IA, plutôt que d’adopter une conduite propre, n’hésitera pas à vous rentrer dedans dans les virages, quitte à se mettre elle-même en péril… pas très cohérent, mais surtout très pénible car il devient impossible de conduire un minimum proprement. Les ennemis iront jusqu’à vous pousser dans un mur, ce qui occasionnera parfois un choc suffisamment violent pour mettre votre voiture HS sur le coup.

Heureusement, dans ces cas-là, le jeu prévoit une fonction de « flashback ». Même si ce n’est pas totalement un inédit pour un jeu de course (cette fonction avait déjà été vue dans Full Auto), cela permet de se rattraper quand un ennemi vous envoie dans le décor. Il vous suffit d’activer le replay instantané, de revenir où vous souhaitez dans la course, puis de presser X et… c’est reparti ! Pour les puristes, cette fonction est désactivable. Pour ma part, j’aurais tendance à dire qu’elle a autant de défauts que de qualités ; si elle permet aux joueurs débutants de se rattraper après une erreur plutôt que de recommencer toute une course, et aux joueurs chevronnés de reprendre un virage pour essayer de gagner quelques millisecondes et faire péter les chronos… cela casse aussi furieusement le rythme du jeu, et notamment à cause de temps de chargement intempestifs. De plus, certains joueurs tendront même à penser que ça complique sensiblement le gameplay, dans le sens où on doit gérer l’utilisation de ses flashbacks sur une course (en nombre limité) en plus de la conduite habituelle.

Au rang des petits détails regrettables aussi, on notera que le déroulement du mode carrière (intitulé « Monde de GRID ») est assez délirant. Sachez que vous devrez accomplir un certain nombre de courses en tant que mercenaire avant d’accéder aux véritables tournois. Celles-ci vous demanderont de travailler pour une équipe, sur une course et dans une voiture définies à l’avance. Problème, dans cette phase, qui normalement devrait faire office d’initiation, le jeu n’hésitera pas à vous mettre au volant de bolides parfois surpuissant (y compris des Formule 1 !). Et on retrouvera globalement ce même défaut tout au long du jeu : la progression semble bien mal dosée. On ne sent pas de réelle montée en puissance, ni de dosage exponentiel de la difficulté… et cela se révèle d’autant plus gênant que le jeu ne propose finalement qu’un nombre franchement limité de tournois. Reste l’incontournable mode Live…

Mais malgré tout, GRID vaut le coup, et je vais vous dire pourquoi en quelques lignes : tout d’abord, si le flashback n’apporte pas que des qualités, il n’en reste pas moins, comme précédemment souligné, un excellent moyen de rendre le jeu plus accessible aux néophytes. Sa gestion des dégâts reste également une des meilleures jamais vues pour un jeu du genre. Enfin, et c’est à souligner, le jeu est beau et spectaculaire ; les sensations, même si elles ne se rapprochent pas exactement d’un pilotage pur et dur, sont bien présentes, l’adrénaline aussi.

Finalement, si GRID ne plaira pas à tout le monde, il est exactement ce que son créateur voulait qu’il soit, avec les qualités et les défauts que cela entraîne. Rien que ça, c’est une belle réussite. Si vous êtes à la recherche d’un jeu de course dynamique et pas trop exigeant, sans pour autant être aussi arcade et rentre-dedans qu’un Burnout, jetez-vous sur GRID, vous ne le regretterez pas.

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Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

2 réponses à “GRID

  1. Ah, ça c’est du test … mais ou sont les notes ??? et la ou les vidéos du jeux ?

    Bon, avec tout ça, je vais tout de même courir chez mon revendeur de jeux me fournir une dose … zut … bientôt 20h … bon, ça attendra demain.

  2. j’aime pas mettre de notes… je trouve que ça ne veut rien dire. Le dernier paragraphe, qui sert de conclusion, est un excellent résumé de mon avis sur le jeu 🙂

    Pour les vidéos malheureusement je n’ai pas le matos adéquat pour en produire (encore moins le temps…), mais peut-être un jour.

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