Noël 2021 : la sélection de la rédaction

Pas facile cette année de faire un petit édito comme Anne sait si bien le faire… C’est d’ailleurs difficile de reprendre tout le travail sur Cafe Gaming depuis sa création. Malgré quelques idées en tête, force est de constater que le temps peut jouer à la mise en place de ces nouvelles idées.

Le temps…

Une impression que cette année 2021 est passée à une vitesse folle au point que nous n’ayons pas eu le temps de s’essayer, manettes ou clavier/souris en mains, à découvrir de nouveaux univers, de nouveaux genres, de nouveaux gameplay…

Mais qu’à cela ne tienne, rien ne déroge à la règle de notre petite troupe pour vous concocter sa sélection de Noël !

En vous souhaitant une bonne lecture et à très vite sur le site !

Méli & Maiki


La sélection de Maxime Lebled

Final Fantasy XIV Online (+ Endwalker)

Final Fantasy XIV est mon tout premier MMORPG. Je suis toujours resté loin du genre par peur de tomber dans un gouffre chronophage, qui me retiendrait prisonnier via des mécanismes d’addiction divers et variés. Mais durant la première moitié de 2021, j’ai entendu de plus en plus de bonnes choses à propos de XIV. Le réalisateur du jeu disait lui-même “s’il n’y a plus rien à faire dans le jeu et que vous ne vous amusez pas, n’hésitez pas à vous désabonner jusqu’à la prochaine mise à jour”. Dans un documentaire, j’ai regardé l’équipe de développement étayer son propos sur cette philosophie, leur manière de gérer le jeu et sa communauté ; j’ai trouvé que leur démarche semblait respectueuse et pleine de sens. Quelques semaines plus tard, je me suis enfin laissé tenter par l’essai gratuit, qui est illimité dans le temps ; le jeu de base et sa première expansion sont inclus. (Il n’y a que quelques petites restrictions au niveau des fonctionnalités interagissant avec l’économie virtuelle.) Un mois plus tard, je suis passé à la version payante (achat de la dernière expansion + 10€/mois), et je joue depuis.

Qu’en ai-je tiré ? Premièrement, je dirais que XIV est presque plus RPG que MMO. Le système de combat est relativement simple, principalement basé sur le fait d’éviter les coups des ennemis en se déplaçant, et ce jusqu’à ce que les boss et leurs mécaniques de jeu commencent à monter en complexité. Se battre nécessite principalement de faire la même séquence d’actions la plupart du temps. 

Il y a une vingtaine de classes/jobs, comme à l’accoutumée dans la série, qui se divisent en trois archétypes : dégâts, tank, soins. Il n’y a pas une énorme différence entre toutes les classes, et elles sont relativement homogènes en termes de mécaniques et de puissance. On peut jouer ce qu’on veut, et au pire on tapera 10% moins fort que quelqu’un qui joue au job le plus fort. À part les boss et les donjons les plus complexes, le combat est donc souvent la partie la moins intéressante. 

Ce qui compte surtout dans XIV, c’est son scénario, qui est long, très très long, et bien ficelé. Contenant actuellement le jeu de base et ses quatre expansions, il est structuré ainsi : un gros bloc, suivi de cinq petits blocs, dont les trois premiers finissent l’histoire principale, et où les deux derniers font office de transition vers le prochain.

Malheureusement, ce scénario est très lourd dès le début ; tout le jeu de base, A Realm Reborn, sorti en 2012, pourrait être considéré comme un long tutoriel qui peut durer plus d’une cinquantaine d’heures. Récemment, le gras a été taillé, et un huitième des quêtes ont été supprimées, et d’autres raccourcies… mais cela concerne surtout 2.0, et beaucoup moins 2.1-2.5, qui est un passage long, ennuyeux, et rébarbatif.

Cependant, dès que l’on atteint Heavensward, la première expansion, le scénario commence à devenir beaucoup plus intéressant. La deuxième expansion, Stormblood, redevient un peu moins intéressante. C’est avec la troisième, Shadowbringers, que XIV atteint son zénith. Quant à Endwalker, la quatrième expansion, qui vient de sortir, elle tente de mettre fin à la majorité des fils narratifs pour proposer un nouveau départ dès 6.1. À cause de ça, elle est un peu plus brouillonne, mais elle reste d’une grande qualité.

Bien qu’il s’agisse d’une production japonaise, on peut considérer que le jeu propose deux versions originales ; l’une en japonais, l’autre en anglais, car les auteurs travaillent en étroite coopération avec l’équipe de localisation anglophone. J’ai donc joué au jeu en anglais, et son écriture est formidable. On se rapproche un peu de Final Fantasy XII qui proposait une adaptation quasi-shakespearienne des tragédies d’Ivalice, une localisation devenue légendaire dans le genre des jeux de rôle. L’anglais est souvent soutenu et un peu usité, donc il peut être difficile à comprendre de temps en temps… mais on peut également voir ça comme une manière de s’améliorer. Oui, je suis en train de dire sans aucune honte que FFXIV peut faire office de cours d’anglais. Le doublage occasionnel de certaines scènes passe de moyen à excellent quand on arrive sur Heavensward, grâce au changement de tous les acteurs et du studio de doublage.

Quant à la version française, je suis occasionnellement repassé dessus, et je l’ai trouvée plutôt décevante. On ressent une traduction beaucoup plus directe, et des voix moins intéressantes. Comme souvent dans les V.F., on perd tout le côté “langage usité” et les accents divers et variés des personnages. Je recommanderais donc de jouer au jeu en anglais !

Ce qui m’a surtout marqué dans XIV, c’est sa communauté qui est bien plus accueillante, bienveillante et sympathique que l’immense majorité d’autres jeux en ligne. Là où mes milliers d’heures sur DOTA 2 ont été constamment ponctuées par des alliés qui décident unilatéralement de jeter la partie en l’air après la moindre erreur, criant dans le chat “mon équipe ne mérite pas de gagner, gg”, la communauté de XIV s’est avérée être complètement à l’opposé. Le jeu est presque conçu pour éviter l’apparition de comportements toxiques ; en six mois, je n’ai eu affaire qu’à 3 personnes malveillantes. C’est un monde virtuel dans lequel il fait bon vivre… et ça en est presque bizarre tellement c’était devenu rare.

Si vous n’avez jamais joué à un MMO et que ça vous tente, je pense que FFXIV est sans aucun doute la meilleure manière de tenter le coup. La version d’essai est extrêmement généreuse, et vous devrez y mettre minimum une centaine d’heures avant d’arriver à la fin du scénario qui est offert gratuitement. Cependant, avec la sortie d’Endwalker, les serveurs sont sur-saturés, ce qui rend l’accès au jeu très difficile, et carrément impossible pour les joueurs de la version d’essai, car les clients payants sont prioritaires. 

Et aussi…

Before Your Eyes, c’est la première fois qu’un jeu m’a fait complètement fondre en larmes. Mon expérience ne sera peut-être pas la vôtre ; j’ai retrouvé de mon vécu dans certains des éléments de l’histoire, ce qui rendue encore plus poignante. Le gimmick du contrôle par le clignement des yeux fonctionne très bien, et on peut voir tout ça comme une sorte de film interactif de deux heures. Vaut largement le détour.

Outer Wilds: Echoes of the Eye, c’est encore plus d’Outer Wilds, et ça, pas possible de dire non. Comme pour le jeu complet, il est impossible de donner des détails sans divulgâcher… mais en bref, les additions viennent complémenter une partie déjà terminée, donc si ça n’est pas déjà fait, il est grand temps de se laisser emporter dans l’espace. Vous pouvez lire mon avis sur Outer Wilds dans la sélection de Noël de l’année dernière.

OMORI est un jeu de rôle bien fichu, mais qui a fait l’attrait d’une blague en particulier : “tout ce que les petits indés savent faire, c’est des RPG sous GameMaker qui parlent de dépression et qui sont inspirés à fond d’Earthbound”. Alors oui, c’est pas complètement faux dans le cas d’OMORI, mais ça serait quand même très réducteur. L’histoire est bien ficelée, il y a plusieurs niveaux de lecture, il y a deux routes très différentes à travers le jeu, et la bande-son est éclectiquement déjantée.

Valheim est un énième “jeu de survie en monde ouvert avec crafting”… mais il s’est démarqué des autres grâce à sa direction artistique sublime et son système de progression qui est non seulement bien rythmé, mais évite le pire écueil du genre : le besoin constant de devoir consulter un wiki dans son navigateur internet. Un corbeau apparaît régulièrement pour prodiguer ses conseils et vous guider vers la prochaine étape. Le système de combat est simple mais sympa ; attaques rapides, fortes mais lentes, et parer les coups de temps en temps. Étant en Early Access, le jeu est amené à évoluer, mais pour l’instant le but “ultime” est de chercher cinq boss à travers le monde, chaque zone proposant son lot de défis. J’ai joué au jeu durant plusieurs week-ends au début de cette année, et j’ai beaucoup de bons souvenirs. J’espère pouvoir continuer la partie une fois que de nouvelles grosses additions seront disponibles.


La sélection d’Anne

Forza Horizon 5

Forza Horizon 5 : date de sortie, consoles et premières infos

Il est dur de lutter contre sa vraie nature. Après avoir passé des années à vous faire croire que j’étais une grande fan de petits jeux indépendants, de productions intelligentes à l’écriture soignée… la terrible réalité éclate au grand jour : à l’abri des regards, cette pseudo-gameuse s’adonne sans honte aux plus condamnables plaisirs. Oui, elle prend son pied sur des jeux de grosses voitures qui brillent, qui polluent et qui font vroum-vroum.

Du reste, tout ou presque a déjà été dit sur Forza Horizon 5. En guise de jeu de bagnole à la sauce arcade, Playground Games livre ici un bac à sable totalement décomplexé. FH5 est l’aboutissement jusqu’au-boutiste de la série des Horizon. Ici, les moyens techniques les plus poussés servent de bonbon visuel et de faire-valoir à la variété impressionnante des décors. Les caisses les plus rutilantes servent de prétexte à des situations toutes plus irréalistes les unes que les autres, comme lorsque vous vous retrouverez largué dans le cratère d’un volcan en éruption ou que vous servirez littéralement de boule dans un jeu de quille géant. Le tout, au service d’un festival musical imaginaire dont on imagine que le budget total n’a pas à rougir face au PIB d’un petit pays…

Ce décalage constant, pour peu que vous en acceptiez les prémices parfaitement crétins, rend la recette si particulière et si grisante et redonne tout son sens au mot « arcade ». La livrée est un sans-faute — au point qu’on voit mal comment Microsoft espère faire mieux pour la prochaine mouture.

Et aussi…

Soyons honnêtes, l’année 2021 ne fut pas des plus riches en termes vidéoludiques, la faute à une transition next-gen qui peine à s’opérer, à défaut d’approvisionnement de consoles (et d’intérêt de la part du public ?). Quoi qu’il en soit, quelques titres se distinguent du lot :

  • Metroid Dread : on pourra reprocher à ce dernier né de la franchise de Nintendo d’avoir sacrifié l’atmosphère oppressante typique de la saga au profit de plus de séquences d’action stressantes et même de quelques jump scares bon marché, mais de long en large, il n’en reste pas moins un Metroid d’excellente facture avec son level design parfaitement pensé, sa DA riche et colorée qui met à genoux la pauvre Switch, et ses nouveaux mécanismes bienvenus dans la série comme l’introduction de mécanismes reposant sur l’utilisation des fluides. S’il n’égale probablement pas les ténors modernes du genre comme les Ori, il signe un retour tout à fait digne des Metroid 2D. Enfin !
  • Chicory: A Colorful Tale : le très mignon et créatif Chicory propose à première vue une aventure sauce Zelda 2D, simple et reposante, children-friendly. Ce n’est qu’un peu plus tard que l’on découvre la véritable profondeur du titre, qui n’hésite pas à s’inspirer du gameplay des boss fights d’Undertale et à introduire des éléments scénaristiques moins « cute » qu’il n’y paraît. Avec son portage récent sur Switch, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas l’essayer.
  • Mentions spéciales : Psychonauts 2, Age of Empires IV, Lost Judgment

La sélection de Jaycota

Grow : Song of the Evertree

Cette année mon coup de cœur c’est Grow : Song of the Evertree.

Le pitch : L’arbre-Monde, arbre de la taille d’une montagne diffusait son aura bénéfique et amenait la joie dans le monde. Une présence maléfique l’a contraint à s’endormir, le monde a alors sombré dans le chaos. Vous devez donc rétablir l’équilibre.

Un jeu tout doux aux allures de Stardew Valley voire d’Animal Crossing où il faut gérer son village : construire des bâtiments choisir tes villageois et les affecter à la boulangerie, fleuriste,… , cultiver ses « mondes » : biomes à thème (forêt, glace, désert,…), sauver des animaux tout mignon, arroser ses plantes, chanter pour ses buissons. Faire des photos selfie avec ton dragon trop cute.

Un jeu inclusif, les coupes de cheveux par exemple sont communes selon le genre choisi masculin, féminin, non-binaire (ça lâche du pronom iel, merci Le Robert). Dans ce jeu, pas de violence (on a un marteau mais que pour casser des rochers et pas des têtes), une quête vers le bonheur et la paix intérieure, les minute et heures passent à une vitesse folle et les journées en jeu défilent avec toujours l’envie pour faire une dernière chose…bon OK maintenant la dernière… allez voilà j’arrête dans 5 minutes promis !

Et aussi…

Sinon cette année j’ai joué à Pokémon Unite, le LoL skin Pokémon. De bonnes idées : marquer des points/capturer des camps, des matchs à durée limitée 5 ou 10 min et pas plus d’1h comme certains MOBA. Je regrette juste de ne pas avoir une XP commune, bien plus adaptée au public Pokémon, au lieu de garder l’idée de chacun pour sa gueule « je te vole ton last hit ». J’ai apprécié également Mario Golf Rush et Super Mario Party Superstars qui rappellent de bons souvenirs des épisodes de l’époque N64 et GameCube


La sélection de Maikigeeky

Monster Hunter Rise

MONSTER HUNTER RISE | Nintendo Switch | Jeux | Nintendo

Sorti en début d’année, Monster Hunter Rise m’a complétement séduit. Même si le gameplay reste inchangé (on s’équipe, on mange et on part à la chasse aux monstres que l’on soit seul ou avec des ami.e.s) le titre nous plonge dans un univers à part entière : celui du Japon féodal. Autre nouveauté, les Chumsky de grands toutous tout mignons qui est possible de chevaucher pour parcourir de grandes distances (ou parcourir rattraper les monstres fuyant votre puissance mouhahahaaaaaaaaa) vous accompagnent durant toutes vos quêtes (ainsi que vos fidèles Palicos).

Profitant de mises à jour de contenus régulières (dont Sunbreak pour bientôt), Monster Hunter Rise vous fera passer de bons moments mais aussi plusieurs heures pour forger l’armure ultime, entraîner vos Palicos et Chumsky, capturer ou battre de gros monstres et bien plus encore ! Le jeu est disponible sur Switch mais également sur PC en Janvier 2022 !

Et aussi…

Deux jeux coup de cœur aussi pour cette fin d’année :

  • The Legend of Tianding : s’inspirant du héros Liao Tianding, les développeurs vous proposent d’incarner ce personnage dans un jeu de plateforme 2D avec un très bon mélange entre action et combat. Une très belle surprise !
  • Farming Simulator 22 : petit plaisir coupable comme à chaque fois qu’un nouvel épisode sort. Pour ne pas faire trop long : l’essayer c’est l’adopter !

MaikiGeeky

Je suis un gamer qui joue à tout et n'importe quoi et j'ai eu la chance de bosser dans l'industrie JV. Je suis le vrai noir de cette rédaction.

One thought to “Noël 2021 : la sélection de la rédaction”

  1. Très sympa comme article, j’ai hâte de voir les prochains.
    Je vous souhaite bon courage pour l’année qui viens !!!

Répondre à Robin MARAIS-LLINARES Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.