Zoe Quinn : de la présomption d’innocence… et de la stupidité du web

« Quoiiii Yoann, tu ne rédiges rien pendant des semaines entières alors que tu as plusieurs articles importants à finaliser, et quand finalement tu en sors un, c’est un truc relou qui ne parle même pas de jeu vidéo ? »

Eh bien… oui. Mais pour être exact, il y a quand même un petit rapport avec le jeu vidéo. Si vous suivez la sphère vidéoludique anglophone ces derniers jours, vous n’avez pas pu échapper à ce que d’aucuns qualifient d’affaire entourant la développeuse Zoe Quinn. Celle-ci est ouvertement accusée sur le net, par son ex-petit ami, d’avoir accordé des faveurs à certains journalistes (c’est-à-dire, avoir entretenu des relations sexuelles avec eux) en échange de bonnes critiques pour son jeu, Depression Quest.

J’ai hésité avant de rédiger ce billet, car j’estime qu’on a déjà trop parlé de cette « non-affaire » et qu’en parler plus ne fait que lui donner encore plus de poids. Mais voyant que les médias web francophones commençaient à s’en emparer, avec leur absence de jugeote habituelle, mon sang a commencé à bouillir. Et c’est plus spécifiquement en lisant un regrettable article de jeuxvideo.com, que j’ai choisi de m’exprimer. Attention chérie, ça va clasher.

Quels sont les faits ?

Ils sont peu nombreux, en vérité. Tout est parti d’un blog, ouvert par l’ex-petit ami de Zoe Quinn, Eron Gjoni. Celui-ci y accuse la développeuse d’avoir entretenu plusieurs liaisons, avec rapport sexuel (c’est en tout cas sur cet aspect qu’insiste lourdement le blog), avec différentes personnalités du milieu, dont un journaliste du site Kotaku, Nathan Grayson. Tout cela, pendant sa relation dite « officielle » avec l’accusateur, donc.

Ces affirmations sont graves, puisque si on les croit, elles établissent que des faveurs sexuelles ont été sciemment accordées par la développeuse, dans le but unique (ou au moins, principal) d’obtenir une bonne presse pour son jeu.

La presse web vidéoludique anglophone reprend rapidement l’information. Certains au conditionnel, comme il se doit, d’autres sans même prendre cette peine. Car rappelons qu’il s’agit bien d’accusations, fournies ici sans preuves tangibles : au mieux, de longues captures d’écran de discussions (Facebook, SMS…) de l’accusée qui avoue son infidélité, etc. Celles-ci peuvent facilement être créées de toutes pièces, et même si elles ne le sont pas, rappelons qu’il est illégal de publier ainsi de tels monceaux de communication privée sans accord. Mais Eron Gjoni n’en a que faire, car…

Il s’agit d’une affaire avant tout personnelle

Cela crève l’œil : le blog passe beaucoup plus de temps à s’attarder sur la relation amoureuse entre les deux protagonistes, qu’à ses éventuelles conséquences journalistiques. L’amoureux éconduit, qui avoue lui-même consacrer un ton « amer » à la description de son ex, nous narre ici une relation d’ordre privé, de toute évidence compliquée (les deux amoureux se séparent, se remettent ensemble…).

On assiste ici à un scénario tristement banal, qui ne mériterait aucune ligne sur aucun site média que ce soit, en temps habituel : la vengeance d’un ex, visiblement mal remis de sa rupture.

Et c’est bien le ton biographique, émotionnel, adopté par l’auteur, qui parvient à convaincre la sphère web. La méchante ex, accusée de tous les maux — menteuse, manipulatrice, égoïste — face au copain trahi, déçu, et évidemment exempt de tout reproche dans cette relation à deux. Sans faire de psychologie de comptoir, quiconque ayant déjà connu au moins une rupture amoureuse dans sa vie sait que ce ne peut être aussi simple. On tient déjà une bonne partie du problème !

Quand prêter des intentions devient inconscient

Cet aspect ultra-manichéen va résonner aux oreilles des internautes américains. Sans même se demander si les faits exposés sont vrais, le web bouillonne et tire déjà des conclusions hâtives : « si elle couche avec un journaliste, alors c’est forcément pour obtenir des articles favorables pour son jeu ! Évidemment. Il s’agit d’une manipulatrice, nous a dit son ex ».

Car en admettant que les faits exposés par Eron soient vrais — ce que je ne pense pas, ou au moins pas intégralement, mais ce n’est pas le vrai problème — rien ne vient montrer que Zoe Quinn avait un motif ultérieur avant de coucher avec un journaliste. Raisonnons intelligemment, pour une fois ; en tant que développeuse indépendante, Zoe connaît nécessairement beaucoup de personnalités du milieu, des confrères ainsi que des journalistes, qu’elle fréquente lors de soirées et de salons. On sait également que la situation de son couple n’est pas forcément au beau fixe. Dès lors, est-il possible d’imaginer qu’elle se retrouve à passer la nuit avec une autre personne, simplement parce qu’elle en avait l’envie ?

Dans l’esprit de l’Amérique puritaine, tromper son petit ami est une faute grave. Plus que chez nous, sans doute (ce qui explique que l’affaire ait mis autant de temps à être relayée chez nous, et génère beaucoup moins de « buzz »). Comprenez par là que si le public estime que Zoe Quinn est effectivement coupable de cette faute morale (à plusieurs reprises et avec plusieurs hommes différents, de surcroît), il la considérera sûrement assez machiavélique pour essayer de truquer la presse, également.

Et voilà qui explique pourquoi les internautes se sont emparés de la « cause », en republiant activement des documents sur l’affaire dès que ceux-ci sont mis hors ligne, en commentant et en nourrissant l’histoire sur les sites, voire en harcelant et en insultant purement et simplement Zoe Quinn sur les réseaux sociaux. Ne vous y trompez pas, l’aspect « journalistique » de l’accusation est, là encore, assez secondaire dans la haine que voue une partie du public à l’accusée.

La grande coupable dans un monde de victimes

Puisque toute cette histoire est formulée comme une attaque personnelle, Zoe Quinn est universellement dénoncée comme la grande manipulatrice et la coupable unique de tout ce cirque. Rien ne vous dérange dans ce portrait ? Moi, si…

Toujours en admettant que les faits sont avérés, le journaliste Nathan Grayson aurait donc bien accepté de coucher avec une développeuse en échange de quelques bons papiers publiés sur Kotaku. Pourtant, lui n’a pas eu à subir l’acharnement dont est actuellement victime Quinn. Pourquoi ? Si, en tant que journaliste, il a accepté de céder ainsi son intégrité, il est au moins aussi coupable — si ce n’est plus, puisqu’il profite de son statut.

Ici, on touche aux limites de la crédibilité de ceux qui prétendent dénoncer un problème. Ils n’en analysent en réalité que la facette qui leur est présentée, incapables de voir plus loin que le Quinn-bashing initié par le blog incendiaire de son ex petit-ami.

Certains y verront également une certaine forme de misogynie, et ils n’auront pas complètement tort.

Il n’y a pas d’affaire Zoe Quinn

Tout ceci étant établi, vous me connaissez : j’abhorre la frontière poreuse qui existe actuellement entre les concepteurs de jeux et le monde journalistique. Je comprend donc qu’une fraction des internautes hurle, non pas parce qu’une femme non-mariée a (supposément) fait ce qu’elle voulait de son cul, mais uniquement parce qu’il existe des liens « anormaux » entre la presse et les développeurs. Et je suis d’accord avec cela.

Oui, développeurs et journalistes se côtoient sur divers événements, sont amenés à entretenir des rapports privilégiés et développer des amitiés… ou plus. C’est dans l’ordre naturel des choses. C’est bel et bien problématique puisqu’il deviendra difficile pour un journaliste d’exercer correctement son métier, s’il existe un conflit d’intérêt d’ordre personnel et/ou sentimental. Et même s’il parvient à bien gérer ce conflit interne, ses lecteurs pourront avoir un légitime doute sur sa bonne foi.

Simplement : il n’y a pas d’affaire Zoe Quinn. Le problème est global, durable, et reste le même qu’il implique ou non de l’amitié, de l’amour, de l’argent, ou des histoires de cul présumées. Ce n’est pas PLUS ou MOINS grave selon les circonstances. La révolte spontanée contre la développeuse sur le web n’est que le relais, bien involontaire, des délires paranoïaques d’un homme amer qui, loin de toute considération journalistique, accuse son ex de l’avoir trompé.

On peut également faire remarquer que le problème n’est pas exclusif au milieu du jeu vidéo, mais touche toutes les sphères d’influence. Pour prendre un exemple bien ancré dans notre culture, encore aujourd’hui, de nombreuses personnalités politiques entretiennent des liaisons durables ou non avec des journalistes, jusqu’à not’Président, et cela ne semble émouvoir personne.

Journalistes : sous-entendre, c’est déjà diffamer

Dernier point sur lequel je souhaite m’attarder en vitesse (joli oxymore) : l’attitude des journalistes web traitant du sujet a été largement inconséquente, pour ne pas dire complètement conne. Au nom du buzz, et du clic qu’il génère, tous ont relayé les accusations de ce qui n’aurait du rester qu’un blog perdu dans son coin ; beaucoup n’ont pas hésité à survendre le tout, remplaçant les conditionnels de rigueur par des affirmations.

La présomption d’innocence, notion morale inscrite dans la loi en France mais pas outre-Atlantique, a été complètement ignorée, les journaleux étant parfaitement conscients qu’ils relayaient une affaire peut-être inventée de toutes pièces, mais se réfugiant derrière l’argument selon lequel le « bruit » généré par l’affaire était, lui, digne de presse. Ce faisant, ils donnaient encore un peu plus de poids à la dite-affaire, etc. etc. Le parfait cercle vicieux.

Pour terminer je reviens sur une phrase de l’article de jeuxvideo.com que j’évoquais en introduction. Notez le titre, qui ne s’encombre évidemment pas du conditionnel : « Quand développeurs et journalistes couchent ensemble par intérêt » (je vous en recommande la lecture, ne serait-ce que pour constater à quel point la qualité éditoriale est le cadet des soucis des propriétaires de ces gros sites web).

Dans cet extrait, repéré par l’ami @LoosGuccreen, l’aimable auteur de cette charmante logorhée confesse que les fameuses « preuves » à l’origine de toute l’affaire sont très contestables (et donc n’en sont pas). Mais considère que ce n’est pas le sujet, pas son problème… bref, se fout de savoir si ce qu’il relaye relève de la diffamation pure, ou pas.

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Après tout, la vérité, qui est-ce que ça intéresse ?

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

46 thoughts to “Zoe Quinn : de la présomption d’innocence… et de la stupidité du web”

  1. Soit, ignorons le postulat de départ et observons le comportement qui s’ensuivit :

    Zoe Quinn embauche des relations publiques pour défendre sa cause : http://imgur.com/FVcEjpA
    Zoe Quinn se prétend doxxée, sauf que les infos publiées sont fausses : http://t.co/HP4bxeknGg , vérifiées par http://t.co/rSixCToAaW, http://t.co/Cf3c3SnOVp et http://t.co/Qxyw9OCIAD
    Zoe Quinn porte des plaintes de type DMCA pour faire boucler les sites et les archives desdits sites abordant le sujet : http://t.co/V2PhBpawMh
    Zoe Quinn doxxe l’organisateur d’une Game Jam : http://t.co/pxbuzv35gB

  2. Cette histoire est clairement regrettable. Je comprends bien que l’ex petit ami puisse être déçu, voire frustré. Je comprends bien que la description du comportement de son ex petite amie fait écho avec le comportement public regrettable dont elle a précédemment fait preuve. Je comprends bien que les personnes impliquées, voire les sous-entendus suggérés puissent laisser entendre un éventuel conflit d’intérêt. Toutefois, s’il y a eu un hypothétique conflit d’intérêt, celui-ci paraît particulièrement difficile à démontrer, au vu du faible résultat éventuellement obtenu, et compte tenu des dénégations du journaliste accusé de corruption, donc.

    Que journalistes et développeurs aient des relations affectives, qu’elles soient amicales ou amoureuses, ou même purement sexuelles, grand bien leur fasse. Nous sommes humains et ce genre de comportements est banal. J’avoue ne pas voir de problèmes éthiques là dedans. Combien d’histoires amoureuses se produisent-elles aux divers colloques, salons et autres rendez-vous professionnels en dehors du jeu vidéo ? En quoi serait-ce différent ? Après tout, le terrain professionnel est favorable aux rencontres amoureuses, d’autant qu’on passe une bonne partie de sa vie à travailler, et que dans un milieu plein de passionnés, un rapprochement est inévitable.

    La prétendue infidélité dont se plaint l’ex petit ami, ou encore les prétendus mensonges au sein du couple de la dame n’ont rien à faire dans la sphère publique. C’est typiquement du domaine privé qui n’aurait jamais dû sortir en public. Et ce même s’ils peuvent corroborer ou non un comportement récurrent de la dame. Celui qui est à mépriser ici, ce n’est pas elle, quel que soit son comportement dans le privé, mais lui, qui n’a pas à se venger en dénigrant ainsi son ex.

    C’est d’autant plus navrant que ce petit ami frustré entraîne d’autres personnes dans cette histoire, outre son ex et ses amants, la presse dans son ensemble. La presse du jeu vidéo a beau avoir ses côtés sombres, cette non-histoire semble surtout témoigner de son manque de recul.

    Pour autant, et même si je me sens mal à l’aise, cette histoire m’interpelle. En effet, j’avais rédigé et publié un article de rupture à charge contre une ex. Non pas pour lui nuire, mais pour exprimer ma déception. Pour autant, une nouvelle amie m’avait convaincu de le retirer. Même si mes propos avaient été beaucoup plus mesurés et moins « documentés », j’ai avant tout retiré mon article pour continuer à me regarder dans la glace : non, je ne voulais pas être ce sale type méprisable qui daubait en public sur son ex. Elle n’avait certainement pas mérité ça. Personne ne mérite ça.

    Cette histoire n’en reste pas moins intéressante à découvrir, maintenant que le mal est fait : à l’ère des relations amoureuses numériques, nous laissons des traces, numériques, un peu partout : nos dialogues sont enregistrés et archivés ; nos photos et vidéos sont devenus ineffaçables ; nos relations sociales sont de fait publiques ; nos déplacements sont enregistrés en permanence par nos téléphones. Ce qui m’interpelle sur le blog du petit ami, c’est la documentation liée à la relation amoureuse et aux infidélités, réelles ou supposées. Avant, un amoureux jaloux fouillait les tiroirs, parcourait les agendas et autres bloc-notes de sa moitié ; désormais, on fouille Facebook, Skype ou autre compte email.

    Cela m’a fait penser à Black Mirror, plus précisément à l’épisode Retour sur image (The Entire History of You). D’autres y ont vu, en vrai, le court-métrage Noah, présentant sa vie amoureuse à l’époque d’Internet.

    Pour finir, gageons que cette histoire n’aura pas de conséquences à long terme sur les divers protagonistes et que tout rentrera dans l’ordre. (Et que, et peu importe la réalité de cette non-affaire, la presse jeux vidéo devienne irréprochable à l’avenir, loin des conflits d’intérêt, quels qu’ils soient.)

  3. C’est faut, les sites ne relaient pas l’information. Il y a à peine quelques sites au monde qui parlent de l’histoire (6 avec cafegaming), alors que ça date de plusieurs jours et qu’il y a des centaines de milliers de messages qui en parlent, et même un thread Reddit avec 25 000 messages censurés ! C’est censuré jusque sur 4chan !
    Ça me désole de devoir donner des liens vers des rassemblement amateurs d’informations, mais ce sont les seuls qui font un travail d’investigation sur le sujet.

    Résumé français :
    http://www.gameblog.fr/blogs/seishou/p_107747_une-inde-couche-avec-un-journaliste-de-kotaku-en-echange-de-

    Résumés anglais :
    http://knowyourmeme.com/memes/events/quinnspiracy

  4. Tout à fait d’accord avec l’article.

    Ceux qui prétendent que cette histoire fait autant de bruit simplement parce qu’elle soulève un problème de corruption sont bien naifs. Quand des journalistes se font offrir une tablette Nexus par Ubi Soft, ça fait un petit thread sur NeoGaf, quelques articles par-ci par-là, et les gens oublient au bout de 3 jours. Quand d’autres se font inviter tous frais payés à Hawaii ou Las Vegas juste pour voir un jeu et repartir, ça râle un peu sur 4chan et le lendemain tout le monde s’en fout. Là on a des accusations franchement bancales pour ne pas dire totalement ridicules, et hop ça fait un demi-million de vues sur youtube et on en parle encore quasiment une seamine plus tard. Cherchez l’erreur.

    Personnellement je suis loin d’être fan de Zoe Quinn, mais dans le cas présent comment peut-on être du côté de l’ex-copain? Ce mec a balancé la vie privée de Zoe en sachant très bien que les réactions allaient être totalement disproportionnées et qu’elle allait s’en prendre plein la gueule pendant des semaines. Pour moi c’est quand même un peu plus grave que de tromper quelqu’un avec qui on sort depuis à peine quelques semaines ou quelques mois (ce qui n’est pas non plus hyper classe mais bon ça arrive. « Que celui qui n’a jamais… » tout ça tout ça). D’ailleurs dans son post il ne parle même pas de corruption, pour lui c’est de la vengeance pure et simple. Mais non, « c’est lui la victime et il a eu raison de le faire »… très bien…

    J’ai bien envie de dire « monde de merde. »

  5. l’article est sympa mais je pense qu’il y a une erreur d’interprétation sur les propos prêtés à jeuxvidéo.com.

    En effet, après avoir lu l’article ( sur tes conseils) il semble que jeuxvidéo parle d’une sombre histoire d’harcèlement intervenue après le passage du jeux de Zoe Q sur Greenlight. Le passage dit qu’il existe des preuves laissant penser que la développeuse ait menti ( sur l’histoire d’harcelement ) mais que ce n’est pas le sujet de l’article puisqu’il traite de sa coucherie avec un journaliste.

    je serais tenté de citer un grand penseur du 21’s  » la prochaine fois tu liras l’article » mais je ne pense pas que ce soit le lieu pour étaler ma culture :p.

    1. Il faut bien comprendre que je parle de la campagne de harcèlement contre Zoe Quinn dans son ensemble, dont les médias sont complices simplement en évoquant la présence de « preuves » qui n’en sont pas. L’extrait du torchon de jvcom est significatif sur la définition même qu’il apporte à la notion de « preuve », c’est pour cela que je l’ai retenu. Le problème est exactement le même avec le blog d’origine, où certains médias web considèrent que des screenshots de discussion sont des preuves recevables.

      Après, je n’ai pas parlé de l’aspect harcèlement/Greenlight et cie pour un bon paquet de raisons :

      1) là encore, il n’y a aucune preuve, absolument aucune (ah si ! les guignols ci-dessus ont l’air de penser que des screenshots anonymes sur imgur sont des preuves, pardon). Il s’agit donc d’allégations, c’est pénalement (et moralement) condamnable.

      2) le fait que ces accusations aient été avancées APRÈS l’ouverture du blog de l’ex, alors que les faits n’ont strictement aucun rapport (à part peut-être toujours ce raisonnement « elle est MÉCHANTE, voici la preuve ») me dérange beaucoup. Un peu comme si, d’un coup, il fallait démontrer tout l’aspect manipulateur et machiavélique d’une personne, quitte à mélanger tout et n’importe quoi en termes d’accusations (et verser dans l’acharnement, tant qu’à faire). Je te renvoie au paragraphe de mon article sur l’aspect stupidement manichéen de toute cette histoire.

      3) j’ai essayé de me concentrer sur ce que je considérais comme l’origine, et donc l’essentiel, de « l’affaire », sentant que mon article allait déjà être bien long. C’est un angle que j’ai choisi d’aborder, étant donné qu’il s’agit avant tout d’un billet d’opinion ; je n’ai pas prétendu être exhaustif.

  6. Je suis d’accord avec toi sur le fond mais le problème dans la citation mentionnée est que tu l’as du contexte et que tu amène donc tes lecteurs a avoir une interprétation fausse de ce que rapporte le site.

    il y a une différence entre  » l’auteur de l’article concède que les preuves à l’origine de l’affaire ne sont peut être pas réel mais il s’en fout parce que le but est de nuire » ( ta version)

    et

     » Zoe Q a peut être été victime de harcèlement avant cette histoire mais on ne sait pas parce qu’il existe des preuves tendant à prouver qu’elle a menti. au pire on s’en fou parce que nous ce qui nous intéresse c’est qu’elle ait couché avec un journaliste ».

    pour moi la précision est importante, il y a déjà tellement de chose à dire sur jeuxvidéo.com sans qu’en plus on déforme leurs propos.

    Après je me répète, je partage ton opinion

  7. Je me demande quand même où étaient les articles sur la « présomption d’innocence » quand les « accusés » étaient deux individus présumés de Wizchan et que la « Partie civile » était ZQ.

    « some users of imageboard Wizardchan harassed Quinn for her gender » (pas « allegedly » hein, ils l’ont vraiment fait… sur le même genre de preuves que celles qui ont été présentées contre ZQ; à savoir des screencaps imgur.)
    http://www.escapistmagazine.com/news/view/130525-Depression-Quest-Dev-Faces-Harassment-after-Steam-Submission

    « Members of the WizardChan site have taken to harassing Quinn just for making a game. » (toujours sur les mêmes preuves.)
    http://gimmegimmegames.com/2013/12/depression-quest-developer-harassed-female-game-developer/

    (d’autres sources du même acabit sont disponibles à qui le veut)

    Ces articles tombent-ils sous le coup du « Il s’agit donc d’allégations, c’est pénalement (et moralement) condamnable. » ? Et si oui, pourquoi ne pas en avoir parlé à l’époque ?
    Pourquoi aujourd’hui se poser en défenseur de ZQ qui a — je suis d’accord — tous les droits à la « présomption d’innocence »; et aucun article à l’époque n’avait jaugé utile de pointer du doigt qu’il était possible que les dires de ZQ étaient faux ?

    Il se trouve qu’à ce qu’on observe, la demande de preuve devient du « victim shaming » dans certains cas et pas dans d’autres. Dans ce cas-ci il parait évident qu’il faille demander des preuves aux personnes qui accusent Z;, dans le cas de l’accusation de harcèlement, il n’a pas fallu plus que les dires de la concernée pour que ça fasse les hauts de pages du « journalisme » vidéoludique.

    Ceux qui avaient remis en question les dires de ZQ ont-ils été entendus en tant « qu’accusés » ? Les fameuses « accusations (…) avancées APRÈS l’ouverture du blog de l’ex » ont été postées, en même temps que l’image, 4 mois auparavant; à la sortie du jeu. Ils n’ont simplement pas eu de voix avant que les derniers évènements ne les ait mis à jour; la presse se focalisant sur le point de vue de la dev plutôt que celui de celle qu’elle accusait.

    1. Quand un journaliste témoigne lui-même de certains faits, parce qu’il les a vus lui-même ou parce qu’il est à 100% sûr de sa source, il peut présenter les faits comme une réalité. Il sera pénalement responsable s’il a menti.

      Et je te renvoie à mes commentaires un peu plus haut, sur le manichéisme bébête des internautes, puisqu’il n’y a aucun lien entre les deux « affaires » en question. C’est d’une puérilité absolue.

  8. Votre point de vue — si vous me permettez l’interprétation — étant donc qu’en engageant leur responsabilité pénale personnelle les journalistes en question ont plus de crédibilité que les anonymes remettant en cause ZQ.
    Une simple question (pas rhétorique); avez vous une idée du nombre de procédures pénales engagées contre les journalistes de jeux vidéo ? Et dans le cas d’une telle procédure, à qui revient la charge de preuve ?

  9. Non je n’en ai pas idée. Concernant la charge de preuve, ça dépend vraiment des pays et des juridictions, en fait, il n’y a pas de règle internationale.

    Mais je ne trouve pas cet angle de réflexion très intéressant, en ce qui nous concerne. Il faut dire que les gens du web ont souvent tendance à s’indigner pour des choses assez peu graves, du moins pas pénalement répréhensibles (une développeuse a peut-être trompé son copain ! bouh !), tandis que ça ne les dérange pas eux-mêmes d’encourager et d’user de méthodes qui, pour le coup, sont bel et bien condamnables par la loi (l’ex qui publie des bouts entiers de communication privée et des photos sans son accord, les internautes qui passent leur temps à harceler Quinn sur Twitter en la mentionnant avec toujours les mêmes liens et avec injures optionnelles à la clef)… y’a un vrai problème d’échelle de valeurs.

    Je ne vais pas me faire d’amis en disant ça, mais ça me fait un peu penser à ce qu’on retrouve dans des mouvements comme les antifascistes : sous prétexte qu’on pense représenter une bonne cause, quelque chose de « juste », on se permet tout et n’importe quoi, surtout si c’est totalement illégal.

    Sur ce qui me dérange dans cette méthode qui consiste à chercher « ailleurs » des problèmes chez une personne préalablement désignée comme cible, je cherchais le mot exact à poser dessus, je l’ai retrouvé : c’est ni plus ni moins de l’inquisition.

  10. Humm….
    En faite, cette affaire existe parce que c’est une femme. Si ça avait été l’inverse, c’est à dire, un homme developpeur qui couche avec une femme journaliste, ce serait la femme journaliste qui en aurait pris plein la gueule.

    Le torchon de JVC est digne d’un Closer / Voici et j’ai honte d’avoir commenter. Je voudrais tellement signaler l’article en disant qu’il n’a rien à faire sur un site de jeux vidéo.

    Le monde vidéoludique est encore très très misogyne, j’en ai for l’impression, et je rêve d’une communauté de jeux avec des gens sympathique de tous les horizons sans cette barrière du sexisme / racisme.

    En tout cas, je ne prétends pas détenir la vérité absolue, je dis seulement mon avis, et bravo pour cet article ^^

  11. @ChatonBrutal : Le fait que jeuxvideo.com choisisse de mettre en gras la phrase ou ils laissent sous entendre que Zoé ment mais ne mette pas en gras la phrase ou ils mentionnent que les preuves sont peut être bidons ne te pose pas de soucis particulier ?

    Ce n’est pas pour rien qu’ils ont corrigé cette « erreur » de mise en page depuis mais elle en révèle beaucoup sur les tendances misogynes assez récurrente chez JV.com hélas.

    1. Tiens, je n’avais pas vu qu’ils avaient fait cette modif, merci pour l’info.
      En revanche, j’ai bien vu qu’ils ont ajouté un point d’interrogation au titre, ils se sont sans doute rendus compte que c’était diffamatoire. Bon, le problème c’est que ça l’est toujours, et que ce n’est plus très français de surcroît :o)

  12. @CerberusXt Je te rassure j’ai des problèmes avec beaucoup d’articles de jeuxvidéo.com que j’ai fini par arrêté de lire mais là n’est pas le soucis! Je signalais que, dans ce cas précis, il y avait une déformation des propos tenus ( qui ne concernaient même pas le principal de l’affaire mais un des problèmes antérieurs de Zoé Q).

    j’estime qu’il y a suffisamment de matière pour critiquer le site ( comme l’argument du titre précisé dans l’article ou encore comme tu le dis ce qui est mis en valeur ou pas) sans en plus qu’on ait besoin de leur prêter des propos/ pensées qu’ils n’ont pas eu.

  13. Voyons les faits énoncés dans votre article :

    1) Un être humain jaloux fait un blog pour nuir à son ex (même si les faits étaient avérés).
    Certes, que ce soit par le biais d’un blog est assez récent et donne de fait une plus grande visibilité à l’histoire. Mais bon, ça n’a rien de nouveau sur le réseau. Au précédent millénaire, alors qu’il n’était encore qu’un ilot rempli d’universitaires, cela arrivait déjà. Heureux ces jeunes qui pouvaient passer des gratifis, « X est une garce », écrits à la hâte dans les toilettes de l’université, à un « X est une garce », posté hors charte sur le récent (à l’époque) Usenet.

    2) Le réseau relais l’information, vraie ou fausse.
    Là encore, où est la nouveauté ? Relayer l’information est la raison d’être du réseau, même si peu semble s’en souvenir. Alors forcément, entre les blogueurs, les haineux et les trolls, ce ne sont pas les volontaires qui manquent… Les premiers ne veulent surtout pas perdre leur maigre réputation en étant en retard sur l’information. Les seconds ne rateront jamais l’occasion de taper sur les cheap-indie ; même si en l’occurence Zoe ne joue pas explicitement dans cette cour là. Quant aux derniers, et bien ce sont des trolls, effet Streisand oblige, ils sont aux premières loges dans cette histoire.

    3) Les médias traditionnels ne vérifient pas leurs informations.
    En guerre ouverte pour leur survie depuis que twitter les mets systématiquement en retard sur l’information, et en concurrence directe avec des sites qui n’ont pas une société à financer, ils publient d’abord, réfléchissent (parfois) après, et au pire suppriment l’article et/ou présentent des excuses.
    Cela arrive tous les jours, absolument tous les jours. On ne compte plus les nécros publiées à la hâte pour une personnalité bien vivante, les trolls repris avec le plus grand sérieux, lorsque ce ne sont pas simplement les amalgames, souvent hasardeux, parfois injurieux, dû à la précipitation.

    4) Les sites spécialisés publient tout et n’importe quoi.
    Ils ne vivent que part la pub et la pub ne s’intéresse qu’à leur fréquentation. Qu’attendre d’autre que des articles à chaud, surtout lorsqu’ils sont, pour la plus part, écrit par des personnes qui se considèrent comme journaliste mais n’ont pas (et n’auraient jamais) leur carte de presse.

    Au final une question se pose : êtes vous nouveau sur le réseau monsieur Ferret ? Votre article le laisse entendre, puisque vous dénoncez une vérité vieille comme ce millénaire.
    Rien dans votre billet n’est nouveau, pas même son côté, « jv c’est vraiment pas un site bien » (même si celui-là je ne l’ai pas vu écrit avec autant de sérieux depuis quelques années). Mais, pire que cela, votre billet s’inscrit directement dans la masse de ceux que vous dénoncez. Il s’agit d’une réaction à chaud écrite par quelqu’un qui n’a aucune connaissance, non des tenants et des aboutissants (car cela personne n’en a connaissance), mais des simples faits. Aucun mot sur l’intervention de Zoe le jour de la sortie de son jeu, qui est aussi le jour du suicide de Robin Williams, et de sa décision de rendre le jeu gratuit. Pourtant cela parle en faveur de la présemption d’innocence, à moins que vous ne soyez de ceux qui y voient une nouvelle tentative de promotion.
    Rien sur les racines de l’histoire et le harcèlement allégée par Zoe en décembre dernier. Pourtant cette allégation est importante, le réseau (le vrai) est ce qu’il est, après avoir chargé contre wizardchan comme elle l’a fait, il était clair que le retour de batôn serait rude. Rien sur la réaction de Kotaku, site pour lequel travail le « journaliste » avec qui elle a couché.
    Non, il n’y a pas, il n’y a rien dans ce billet, aucune information passé la première phrase et ce n’est pas même un billet d’humeur. Tout au plus peut-il est classé comme corrolaire de l’effet Streisand et grand exemple de la naïveté humaine qui habite de plus en plus la surface du réseau.

    1. Non, « monsieur Ferret » n’est pas nouveau sur le réseau, mais il n’en a pas une vision aussi faussée et cynique que vous, mon cher. D’ailleurs, vu ce que vous me dites, j’ai l’impression (encore) que vous n’avez pas bien lu l’article…

      Et si c’est pour relayer les conneries de 4chan-ers en manque d’action, du genre « elle a profité du suicide de Robin Williams lolololol », ce n’est même pas la peine. Quand on se documente suffisamment, on sait quand même qu’il ne s’agit pas de cliquer sur un bouton pour qu’un jeu soit automatiquement, à la seconde, publié sur Steam. Mais je doute que la vérité vous intéresse… me trompe-je ?

      Lire aussi mes autres commentaires où j’ai déjà largement répondu à toutes ces « accusations », en particulier l’axe donné à mon billet (jusqu’à preuve du contraire, JE choisis de quoi je veux parler quand je dresse mes postulats et ma conclusion, ne vous en déplaise). Ce n’est pas à vous de me dire ce que j’ai oublié et ce dont j’aurais dû parler. Est-ce que je vous dis comment écrire vos commentaires, moi ?

      Bisous quand même, un jour vous apprendrez à être critique sur Internet, ce n’est hélas pas encore aujourd’hui.

  14. Il est évident que vous choisissez vos sujets, vous avez même toute liberté de les traiter sur le ton qu’il vous plait. Mais pour ce qui est de l’esprit critique, laissez-moi rire.

    Evidement qu’il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour être sur Steam, qui plus est en greenlight.
    De là à penser que c’est pour cela qu’elle s’est elle-même doxxée avant d’accuser les utilisateurs de wizardchan d’être responsables et de l’avoir harcelée et, entre autre, de s’excuser sur twitter auprès de son père pour les coups de fils qu’il a reçu… Je ne sais pas vous, mais pour ma part si je devais m’excuser auprès de mon père, enfin s’il était encore vivant, je ne le ferais pas via twitter. D’un autre côté, ce n’était pas son numéro qu’elle a publié, mais celui d’un garagiste à Hawaïi (vive les annuaires inversés).
    De là à penser que c’est pour cela qu’elle est dans l’ombre de Samantha Allen, criant au sexisme de l’industrie indie encore plus fort qu’elle (ce qui est somme toute un exploit)…
    De là à penser que c’est à cause du retour de bâton, qu’elle accuse maintenant /v/ d’avoir piraté ses comptes et d’être responsable du doxx…Il faut bien qu’elle se défende maintenant qu’il est avéré qu’elle en est seule responsable de ses malheurs.
    De là à penser que c’est pour essayer de se blanchir sans avoir à argumenter qu’elle a titré sa réponse publique, « je ne négocie pas avec les terroristes », ce qui, pour vous paraphraser, dans l’esprit de l’Amérique puritaine, est une preuve de bonne foi…

    Elle a tout fait pour amener son jeu en greenlight, par sympathie à défaut d’y arriver par la qualité et la réalisation (oui, j’y ai joué avant de juger), tout comme elle fait tout maintenant pour essayer de sortir de la tourmente. Je ne dis pas qu’elle a couché pour cela, ce sont deux affaires séparées. Elle a manipuler l’opinion pour son jeu et couché pour son plaisir, et si son ex n’avait pas piqué sa crise, seule la première partie serait restée et n’aurait pas fait plus de vagues que cela.

    Mais vous devez avoir raison jeune homme (vous pourriez être mon fils après tout), je ne dois pas avoir l’esprit critique et je ne dois m’informer qu’auprès du boss final. Cela doit d’ailleurs être la raison pour laquelle mon propos parlait tant en sa défaveur qu’en sa faveur ; contrairement à ce que l’on peu lire sur EncyclopediaDramatica, KnowYourMeme ou reddit, pour n’en citer que trois à la neutralité légendaire, sic ! Mais vous n’avez pas du bien lire mon commentaire. Ou, pour être précis, vous avez dû le lire avec en tête tous les préjugés que vous avez pour [censored due to reason].
    Ainsi, lorsque je dis qu’elle a décidé que le jeu serait gratuit, vous n’imaginez pas un seul instant que je puisse voir cela comme une dénégation d’une partie des accusations portées à son encontre. Pour quelqu’un qui attend des autres qu’ils aient un esprit critique, quelle déception. Et pourtant, comment interpréter autrement son geste ? L’on ne se réveille pas un matin en se disant, « tiens, je vais faire un jeu mettant le joueur dans la peau d’un dépressif », si l’on n’a pas été soi-même touché de prêt par la dépression. De fait, le suicide de l’un des derniers grand clown du cinéma, qui plus est le jour de la sortie de son jeu, ne peut que vous interpeler, que vous inciter à faire plus encore. Et c’est ce qu’elle a fait.
    De même lorsque je parles de la réaction de Kotaku, il n’a pas dû vous venir à l’esprit que je faisais référence au communiqué confirmant que leur rédacteur n’avait pas une seule fois parlé de Zoé et/ou de son jeu depuis que leur relation avait commencé ; ce qui élimine de fait tout procès d’intention concernant un échange de bon procédé, bonne critique contre un peu de sexe. Or ce communiqué est important, puisqu’il réduit à néant une partie de l’argumentaire à charge selon lequel cette personne aurait parlé d’elle a plusieurs reprises dans ses articles paru sur Kotaku.

    Non, au lieu de cela vous avez vu un commentaire à charge venant des bas-fonds du réseau. Pour quelqu’un qui appelle les autres à l’objectivité, à la réflexion, à la retenue et à la présomption d’innocence, c’est là une seconde déception.

    . Il n’en reste pas moins de tout cela qu’elle donne des développeurs indie une image fort déplorable et que pour votre part vous faites la publicité de cette image. Certes, vous le faites sous forme d’une charge envers certains sites (et la présomption d’innocence dans tout cela ?), mais cela n’en reste pas moins de la publicité. Cela dit, je concède que mes commentaires, surtout celui-ci, ne font que contribuer à cette publicité.

  15. @meanwhile : « après avoir chargé contre wizardchan comme elle l’a fait, il était clair que le retour de batôn serait rude. »

    Madame madame, c’est elle qu’a commencée d’abord :’(

    Surtout que ce qui est drôle c’est que quand on suit un peu l’histoire, sur wizardchan ils sont rageux parce que Quinn les a accusés de l’avoir harcelé, du coup, ils se sont dit que le meilleur moyen de prouver qu’elle ment est de la harceler à propos de ses accusations de harcèlement. Une bien belle logique circulaire de neuneus en somme.

    En tout cas, pas mal ta défense du droit à harceler sur internet avec comme seul argument « c’est les réseaux sociaux mon bon monsieur, c’est comme ça, faut laisser faire les choses et ne surtout pas critiquer parce que ce n’est pas nouveau m’voyez ». Triste.

    Et sinon :

    « Aucun mot sur l’intervention de Zoe le jour de la sortie de son jeu, qui est aussi le jour du suicide de Robin Williams, et de sa décision de rendre le jeu gratuit. Pourtant cela parle en faveur de la présemption d’innocence »

    En quoi balancer une accusation peut être en « faveur » de la Présomption d’innocence ? Présomption d’innocence : http://www.ginnytonkin.com/wp-content/uploads/2012/07/Do-not-think-it-means.jpeg

  16. « De là à penser que c’est à cause du retour de bâton, qu’elle accuse maintenant /v/ d’avoir piraté ses comptes et d’être responsable du doxx…Il faut bien qu’elle se défende maintenant qu’il est avéré qu’elle en est seule responsable de ses malheurs. »

    Quitte à me répéter, tu te rends compte de la stupidité de cet argument ou pas ?? Harceler quelqu’un dans le but de se défendre d’avoir harceler cette même personne ça te parait pas le truc le plus débile et circulaire de la terre non ? C’est aussi stupide que de tuer quelqu’un parce qu’il t’a accusé de meurtre et s’étonner derrière d’aller en prison pour meurtre « mais c’est la victime qui a commencé, je suis innocent, fallait pas me chercher !! ».

    En plus, une femme seule contre un forum complet, ils ont dû se sentir terriblement harcelés les pauvres biquets (cela dit, une femme sur un site dédié aux hommes vierges, je ne peux qu’imaginer leur terreur abjecte, « elle a des seins et tout, beurk beurk »).

    « De même lorsque je parles de la réaction de Kotaku, il n’a pas dû vous venir à l’esprit que je faisais référence au communiqué confirmant que leur rédacteur n’avait pas une seule fois parlé de Zoé et/ou de son jeu depuis que leur relation avait commencé ; ce qui élimine de fait tout procès d’intention concernant un échange de bon procédé, bonne critique contre un peu de sexe. Or ce communiqué est important, puisqu’il réduit à néant une partie de l’argumentaire à charge selon lequel cette personne aurait parlé d’elle a plusieurs reprises dans ses articles paru sur Kotaku. »

    Mais alors, s’il n’y a aucune collusion journalistique derrière toute cette histoire, pourquoi des sites de jeux vidéo s’amusent à en faire leur choux gras et à pointer du doigt sans preuve ? Pourquoi ne vas-tu pas faire chier ces sites là plutôt ? Non, toi tu préfères chouiner qu’un site qui dénonce l’exploitation d’une non-affaire en ne s’enlisant pas dans tous les détails inutiles de cette non-affaire n’étale pas plus de détails de cette non affaire ! C’est aussi aberrant que l’excuse des harceleurs !

    « Il n’en reste pas moins de tout cela qu’elle donne des développeurs indie une image fort déplorable et que pour votre part vous faites la publicité de cette image. »

    Parce que Zoe Quinn = L’ensemble des développeurs indie, bien sur !

    « De là à penser que c’est pour essayer de se blanchir sans avoir à argumenter qu’elle a titré sa réponse publique, « je ne négocie pas avec les terroristes », ce qui, pour vous paraphraser, dans l’esprit de l’Amérique puritaine, est une preuve de bonne foi… »

    Quoi, tu veux dire que le fait qu’elle ne juge pas utile de discuter avec une armée de blaireaux qui la harcèle ou bien de se justifier auprès de personne qu’elle ne connait même pas serait à retenir contre elle ? Comme si les cons « méritaient » une réponse, un bel exemple du concept d’ »entitelment » dans lequel baigne la frange misogyne de la communauté des joueurs.

    « Elle a tout fait pour amener son jeu en greenlight, par sympathie à défaut d’y arriver par la qualité et la réalisation (oui, j’y ai joué avant de juger), tout comme elle fait tout »

    Tu sais que son jeu intéressait avant d’arriver sur steam greenlight ou pas ?

    D’ailleurs j’y ai joué également et je ne vois pas en quoi ce jeu mérite autant de haine, j’ai trouvé l’idée originale parce qu’à peu près aucun jeu n’aborde vraiment ce genre de problème. Il permet d’aider à comprendre ce qu’implique la dépression (quand on voit tous les clichés qu’il y a sur le sujet ça ne fait pas de mal). Après, ça résonne différemment avec différentes personnes mais j’y ai retrouvé pas mal de réflexion et pensées que j’ai pu avoir à divers moments de ma vie. A noter que j’adore les livres dont vous êtes le héros, ça aide.

    Mais bon, comme les angry dudebro du net considèrent que tout jeu ou il ne faut pas défoncer 500 talibans planqué derrière un tas de sable pendant que sa vie s’autoregen n’est pas un vrai jeu, ils ne comprennent pas que ce jeu puisse être publié sur steam. Cela les mets face à une réalité insupportable pour eux : leurs gouts et avis ne sont pas les seuls qui comptent ! Horreur ! Du coup, il fallait bien qu’ils trouvent prétexte à faire un caca nerveux.

    En même temps, qui suis je pour leur donner tort, de quel droit ose-t-elle chercher à se faire de l’argent avec son jeu gratuit ! L’industrie vidéoludique est en péril !!!

  17. L’attitude de de Nathan Grayson manque quand-même cruellement de déontologie. Il aurait du se désister du jury ayant remis un prix à Zoe Quinn vu qu’il avait couché avec elle auparavant.

    De même, vu la qualité générale de Depression Quest, on peut quand-même douter du sérieux de Kotaku et de RockPaperShotgun qui l’ont encensé.

    Enfin, ce n’est pas parce que le sexisme est omniprésent dans les jeux vidéos que des attaques reductio ad sexismus sont pour autant justifiées (coucou Kotaku et RPS). On a tout à fait le droit de penser que les femmes peuvent faire des jeux vidéos aussi m**diques que les hommes sans pour autant vouloir qu’elles redeviennent des femmes au foyer.

    1. « Je n’ai pas aimé tel jeu, donc tous les médias auraient du dire que c’était de la merde !!!1!1! »

      Bon, je n’ai plus le courage de répondre très sérieusement à tous ces commentaires.

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