Limbo

Sorti en juillet der­nier, Limbo fait par­tie de ces petits jeux télé­char­gea­bles injus­te­ment déva­lo­ri­sés et mécon­nus qui méri­tent qu’on parle d’eux. Déve­loppé par les bons petits gars du stu­dio Play­dead, et doté de gra­phis­mes par­ti­cu­liè­re­ment ori­gi­naux entiè­re­ment en noir et blanc, il brille sur­tout de par son ambiance apo­ca­lyp­tico-mini­ma­listo-baro­que qui ne vous lais­sera, assu­ré­ment, pas de mar­bre. Parés pour l’aven­ture ? Let’s go, c’est parti, on y va !

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Limbo

  • Edi­teur : Micro­soft Game Stu­dios (2010), Playdead (2011)
  • Déve­lop­peur : Play­dead
  • Genre : plate-forme
  • Sup­port : Xbox 360 (Live Arcade), PSN, PC
  • Date de sor­tie : 21 juillet 2010
  • PEGI : 18 ans et plus

Note de l’auteur : écrit initialement en août 2010 pour la sortie du jeu sur Xbox 360, ce test a été republié le 2 août 2011 à l’occasion de la sortie du jeu sur plateforme PC via Steam. Mon avis n’ayant guère changé, aucune ligne n’a été modifiée.

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Limbo… il est rare qu’un jeu par­vienne à autant envoû­ter le joueur. L’espace d’un ins­tant, il devient alors spec­ta­teur d’un uni­vers oni­ri­que, dont les proues­ses esthé­ti­ques n’ont d’éga­les que les sub­ti­li­tés des énig­mes à tra­ver­ser. On se prend alors d’affec­tion pour un héros muet, que les talen­tueux artis­tes de Play­dead ont réussi à ren­dre incroya­ble­ment vivant. On par­vient à par­ta­ger ses sen­ti­ments lors de cette aven­ture mys­ti­que à la recher­che de sa sœur…

Limbo, c’est le but en soi de tout joueur, la con­sé­cra­tion du jeu vidéo, l’abou­tis­se­ment dont on rêvait tous. C’est à peine si on osera dire qu’il est ridi­cu­le­ment court, tiens.

Stop !!!

Pause, retour arrière. Tout ce que vous venez de lire, c’est ce que j’aurais pu écrire si j’avais rédigé le test que vous vous atten­diez à lire en arri­vant, c’est-à-dire, celui que vous avez déjà lu ailleurs. Il est vrai que des­cen­dre un jeu déve­loppé par un stu­dio pré­tendu indé­pen­dant, c’est un peu tirer sur les ambu­lan­ces ; ce n’est pas avoir le beau rôle, c’est pas­ser pour le rageux de ser­vice. On a mieux fait de se poser en défen­seur d’un petit con­cept “révo­lu­tion­naire”, à cha­que sor­tie du der­nier indie à la mode, avant de con­clure par une maxime visant à prou­ver à quel point on a le sens des vraies valeurs vraies du vrai monde du jeu : « le jeu vidéo a déjà gagné mais il ne le sait pas encore », par exem­ple. Mais je m’égare.

Con­si­dé­rez ça comme un con­tre-test si le cœur vous en dit ; per­son­nel­le­ment, j’essaye sur­tout d’être en phase avec mes sen­ti­ments et mes con­vic­tions.

Limbo ou Lim­pabo ?

On arrive donc, lar­gué sans plus d’infor­ma­tions, dans un monde noir et blanc qui res­sem­ble à une forêt géante. Pre­mière par­ti­cu­la­rité : de toute l’aven­ture, on ne verra jamais le visage de celui qu’on dirige ; seule la lueur de ses yeux se des­sine sur sa sil­houette, pour mieux s’étein­dre en cas de décès. Et croyez-moi, il y en aura.

Basi­que­ment, ce n’est pas moche, mais assez plat, sans saveur ; et une foul­ti­tude de détails me déran­gent. Le con­cept de base est bon (même si, entre Mad­world et The Dish­wa­sher, on peut dif­fi­ci­le­ment qua­li­fier le parti gra­phi­que d’ori­gi­nal), mais on a l’impres­sion que les déve­lop­peurs y sont allés à la flem­mar­dise. On est, par exem­ple, très loin du tra­vail effec­tué sur la majeure par­tie des pro­duc­tions 2D actuel­les à des prix simi­lai­res (Alien Homi­nid, Castle Cra­shers, Braid, Scott Pil­grim VS The World…). Plus pré­ci­sé­ment, les fil­tres de “flou” appli­qués pour créer une impres­sion de mou­ve­ment cons­tant ainsi qu’une illu­sion de pro­fon­deur (focus) ne sont guère con­vain­cants (trop pré­sents, sur­tout au pre­mier plan). Les élé­ments du décor, autant que les êtres vivants ren­con­trés tout au long du jeu, souf­frent bien sou­vent d’une modé­li­sa­tion gros­sière ; com­pre­nez par là que les arê­tes saillan­tes des élé­ments vec­to­riels sont trop sou­vent per­cep­ti­bles, sur­tout en mou­ve­ment, comme avec les jeux en Flash bas de gamme. Etant donné que les con­tours sont la seule chose dont les desi­gners ont eu à se préoc­cu­per, je trouve ça un peu gon­flé d’avoir bâclé à ce point la fini­tion…

Ils ont des arêtes vachement plates, les rochers de Limbo, dis donc...

Mais soit, admet­tons. Cela ne fait pas tout. On m’a d’ailleurs expli­qué à de main­tes repri­ses que Limbo vaut avant tout pour son ambiance. Mal­heu­reu­se­ment, sur ce point, je me sens encore une fois obligé d’émet­tre un avis sen­si­ble­ment dif­fé­rent…

Outre le fait que le style gra­phi­que n’ait rien d’ori­gi­nal ni de spé­cia­le­ment beau comme j’ai déjà pu l’expli­quer, ce qui m’a cho­qué, c’est l’absence totale d’enro­bage. On se retrouve lar­gué au milieu d’un jeu sans pro­lo­gue, sans la moin­dre jus­ti­fi­ca­tion, sans aucune ambiance sonore (l’absence totale de musi­que n’est qu’à moi­tié jus­ti­fiée ; cela n’aurait pas empê­ché de soi­gner le sound design pour créer une alter­nance de moments vifs et de pha­ses silen­cieu­ses… des titres comme Bio­shock ont d’ailleurs fait des mer­veilles à ce sujet). Je par­lais de flem­mar­dise, on est ici visi­ble­ment en plein dedans.

Du coup, puisqu’on ne sait rien du monde dans lequel on nous plonge, les actes de vio­lence gra­phi­que parais­sent plu­tôt injus­ti­fiés (déca­pi­ta­tions, démem­bre­ments mul­ti­ples… les déve­lop­peurs ont accen­tué à fond cet aspect du jeu, ce qui expli­que sa clas­si­fi­ca­tion PEGI). Moi, je veux bien croire qu’on arrive dans un monde par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reux et mal­sain, et je ne suis pas le der­nier à jouer à des jeux accu­mu­lant la vio­lence gra­tuite et cruelle, mais encore fau­drait-il qu’on com­prenne ce qu’elle fout là. Ici, les pha­ses de gore sont aussi légi­ti­mes que dans un Serious Sam, l’humour en moins ; c’est-à-dire, pas du tout. Cer­tains pas­sa­ges volon­tai­re­ment pro­vo­ca­teurs en arri­vent même à me faire sérieu­se­ment dou­ter qu’il y ait une quel­con­que inten­tion der­rière, tant ils n’ont aucun sens (même pas sym­bo­li­que). En somme, juste un éta­lage de scè­nes pour ten­ter de faire “dif­fé­rent”.

Pour citer un célè­bre humo­riste de notre siè­cle : c’est quoi le pro­jet ? Essayer de repro­duire sans aucune finesse ce que Odd­world : Abe’s Odys­sey fai­sait déjà avec bien plus d’intel­li­gence et de par­ci­mo­nie il y a plus de 15 ans ? Dis donc, Play­dead, tu com­men­ce­rais pas à nous pren­dre un peu pour des cons, des fois ?

"Pourquoi avoir mis un enfant pendu ? On ne sait pas, ça nous faisait juste plaisir"

Danse le limbo

Alors, der­rière ce tableau peu flat­teur (qui per­met pour­tant aux blo­gueurs mono-neu­ro­naux, et autres Julien Chièze, d’éta­blir des ton­nes de théo­ries fumeu­ses), il est peut-être temps de se pen­cher sur le game­play. Les com­man­des sont sim­ples au pos­si­ble : on dirige son per­son­nage au stick, on dis­pose d’un bou­ton de saut et d’un bou­ton pour attra­per les objets. J’ai pu lire, ça et là, que les com­man­des étaient au poil. Encore une fois, j’ai dû télé­char­ger un jeu dif­fé­rent de la blo­go­fa­shio­no­sphère fran­chouillarde (un “LIMBO Café Gaming Edi­tion” ?) car, de mon côté, j’ai dénoté un temps de latence impres­sion­nant sur cer­tai­nes actions (heu­reu­se­ment, il n’y a jamais de réelle dif­fi­culté dans le jeu, donc ce n’est pas grave), une len­teur exas­pé­rante du per­son­nage dans les moments cri­ti­ques, et des lacu­nes évi­den­tes de game design.

Tout d’abord, dans le jeu, il n’est pas rare que pen­dant 10, 15, 20 secon­des, on se dirige vers la droite de l’écran. Rien ne se passe. Typi­que­ment, vous y aurez qua­si­ment sys­té­ma­ti­que­ment droit entre 2 énig­mes cour­tes. Ca n’a l’air de rien dit comme ça, mais sur un jeu aussi court, on finit par avoir l’impres­sion de pas­ser son temps à cou­rir vers le pro­chain “évé­ne­ment” à déclen­cher… (si vous êtes de mau­vaise foi, vous pou­vez me dire que c’est pour créer l’ambiance, je l’ai déjà entendu).

Alors on court, et… on se fait tuer. Les piè­ges sont par­tout, à peine visi­bles sur le sol pour vous déca­pi­ter, ou sur­gis­sant au der­nier moment d’un coin de l’écran pour vous embro­cher trois fois avant de jeter votre corps, séparé de ses jam­bes et de sa tête, s’empa­ler 50 mètres plus bas sur une ran­gée de pics à la Prince of Per­sia (dites vous que je n’exa­gère rien). Je n’ai rien con­tre la pro­gres­sion par l’échec dou­blée d’un cer­tain sadisme, mais je pense que les con­cep­teurs du jeu auraient pu se per­met­tre de ne pas en faire le seul élé­ment de “dif­fi­culté” qui entrave votre pro­gres­sion. On meurt, mais c’est nor­mal, c’est voulu ; on recom­mence et on tra­verse le pas­sage la fois sui­vante sans la moin­dre encom­bre. Cette impres­sion est ren­for­cée par la posi­tion des check­points : ils sont là à qua­si­ment cha­que écran, et il est rare qu’une mort vous fasse per­dre plus de 20 secon­des…

Ce type de pro­gres­sion par l’échec, scrip­tée à l’excès, pou­vait faire recette au temps du gran­diose Ano­ther World, mais il passe moins bien en 2010. A l’épo­que, la mise en scène soi­gnée et les gra­phis­mes au top per­met­taient d’excu­ser beau­coup de cho­ses, d’autant que la dif­fi­culté était, elle, lar­ge­ment au ren­dez-vous. Ici, on a juste l’impres­sion de ser­vir, par paddle inter­posé, d’objet au sadisme des déve­lop­peurs.

Car si vous mou­rez beau­coup dans Limbo, vous ne blo­quez jamais. L’inté­rêt numéro 1 du jeu, à savoir ses énig­mes, n’a pas dû faire l’objet d’une réflexion bien appro­fon­die de la part des level desi­gners ; la plu­part repo­sent sur des méca­nis­mes déjà vu (les vases com­mu­ni­cants, la gra­vité ren­ver­sée…) et aucune ne coin­cera un joueur plus de 5 minu­tes. On est loin de la folie furieuse d’un Braid qui retour­nait les ménin­ges en exploi­tant des con­cepts inha­bi­tuels et for­cé­ment dépay­sants (lui était, pour le coup, facile à ter­mi­ner mais d’une dif­fi­culté con­sé­quente pour en voir la fin à 100%). Ici, tout coule de source, on fait ce qu’on a à faire comme les déve­lop­peurs veu­lent qu’on le fasse, et on pro­gresse.

Enigme typique : attendez que le bateau arrive à destination.

Donc, on avance vers la droite, on meurt, on recom­mence, on meurt, on résout l’énigme sans jamais trop se creu­ser la cer­velle, et on finit le jeu d’une traite en moins de 4h chrono du pre­mier coup. Tout ça pour, au final, se retrou­ver avec une scène de fin tout aussi dénuée de sens que l’ensem­ble du jeu, qui dure 30 secon­des, cré­dits com­pris. Et retour au menu. Merci d’être passé. Ne comp­tez pas sur la replay value ; elle est inexis­tante.

Allô maman, Limbo

Pour finir, j’ai un pro­blème fon­da­men­tal avec la manière dont les jeux vidéo télé­char­gea­bles assu­rent, de plus en plus, leur pro­mo­tion. Je n’ai rien con­tre les stu­dios indé­pen­dants, sim­ple­ment, je ne pense pas qu’ils soient plus ou moins talen­tueux ; en vérité, ça n’a pas tel­le­ment d’impor­tance (sur­tout que 99% des per­son­nes inter­ro­gées ne sau­ront même pas dire ce que signi­fie “indé­pen­dant”, à pro­pre­ment par­ler). Et j’ai l’impres­sion que l’objec­ti­vité déjà bien enta­mée de nom­bre de jour­na­leux pro/blo­gueurs/joueurs du diman­che (ne rayez aucune men­tion, elles sont tou­tes uti­les) se con­sume d’autant plus dès lors que l’on pré­sente un petit jeu comme la révo­lu­tion du moment à grands ren­forts d’annon­ces et de trai­lers, à plus forte rai­son lorsqu’on lui accole un parti pris gra­phi­que qui sort soi-disant de la norme (et peu importe que la direc­tion artis­ti­que qui se trouve der­rière soit réus­sie ou pas).

L’argu­ment “indé­pen­dant” sem­ble, dans le cas de Limbo, assez indis­pen­sa­ble pour ser­vir de cache-misère aux repro­ches qui ponc­tuent l’ensem­ble du jeu ; il n’y a pas un com­mu­ni­qué, pas un site web, sans que l’on voit la men­tion “indé­pen­dant” exhi­bée fiè­re­ment à gau­che et à droite. Fai­tes-moi plai­sir, la pro­chaine fois, fai­tes en sorte que ça reste un secret, his­toire de voir si on con­ti­nuera à cher­cher des excu­ses pour un jeu aussi lacu­naire…

Donc, voilà. Avant tout, j’ai essayé de jouer à Limbo sans a prio­ris. Ni dans un sens, ni dans l’autre. A vrai dire, une semaine avant sa sor­tie, je con­nais­sais tout juste son exis­tence. Et voilà que j’en viens à regret­ter d’avoir dépensé 15 euros pour un titre aussi court, aussi pau­vre en con­tenu et qui donne l’impres­sion que les déve­lop­peurs sont des par­ti­sans con­vain­cus du moin­dre effort. Même s’il avait été vendu trois fois moins cher, j’aurais trouvé son trip pseudo-mor­bide pseudo-pen­sant assez insup­por­ta­ble, à vrai dire. Mais à ce prix, il y a de quoi se sen­tir floué… et c’est un euphé­misme pour un autre mot à la rime iden­ti­que. No com­ment.

Sur-représenté sur les vidéos et screens officiels, ce passage est le seul qui ait un peu d'intérêt et d'originalité en termes esthétiques

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On retiendra surtout…

  • Les 5 pre­miè­res minu­tes…

Mais on regrettera…

  • …les 235 minu­tes qui sui­vent
  • La durée de vie
  • La flemme des devs, d’une manière géné­rale
  • Le PRIX !

Avis final : 07/20

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Yoann Ferret

J'ai créé Café Gaming lors d'un moment d'égarement, la décennie passée. J’aime SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band ; je fais de la musique sous le pseudonyme Lucifer Cedex.

30 thoughts to “Limbo”

  1. Ouh là !
    Mon p’tit bonhomme, compte le nombre de fois que tu as employé le mot “sans” et tu comprendras qu’il me semble que le sens du mot artistique t’échappe !
    Pour la simple et bonne raison, s’agit il encore de le dire en 2010 (!), que ce dernier rime avec IMAGINATION.
    Evite les constats techniques, laisse ton imgination s’emballer, tu comprendras alors le sens de tant de sans !
    Et ainsi tu apprécieras la créativité du projet (graphisme espace temps entre les actions….) parcequ’il répond à tout concept artistique qui se veut “titilleur d’imagination”.
    Tu fustiges l’aspect technique, alors qu’on voit dés les premières secondes qu’il ne s’agit pas d’une démonstration technologique ! C’est donc bien autre chose….
    Imagine….
    J’oppose ici ton sens du rationnel via ta conception de l’évolution ( du jeu vidéo, en tout cas ) qui passerait “forza” par une démonstration toujours plus impressionnante d’une technologie, à la poésie toute droite issu de l’imagination des hommes en proie à de vivifiantes stimulations émotives.
    Peu d’expérience nous laisse nous évader ainsi, saisit l’occaz’ ! ça repose….
    C’est la première fois que je m’exprime sur site mais cette fois ça m’a semblé nécessaire. Je ne suis pas de ceux qui encense, et je ne le fais pas ici, je dirais juste que ce jeu indépendant ou non, on s’en cogne ( ! ), assoit définitivement le monde vidéo ludique au sein du monde artistique car il s’est pondre lui aussi quelques petites perles rares qui titillent tu sais quoi et donc notre nous intime !… Ce jeu en est une, classe !
    Dés que la pensée en reste à ce qui est observable, la réaction se doit d’être immédiate ! C’est qu’il y a dans ce cas là une fénéantise générale de notre fabuleux Système Nerveux Centrale ! Là oui, il y a fénéantise !
    Voilou
    Ceci était my point of me.
    Tchuss p’tit gars

  2. Ah voilà. Je l’attendais, le premier qui allait m’expliquer que Limbo est une oeuvre incomprise et que sa portée poétique m’a échappé.

    Not kidding here ; je l’attendais vraiment.

  3. Ca c’est clair que de l’imagination, il faut en avoir. Le reste de ta remarque est vaguement insultant, mais que fallait-il attendre d’autre en critiquant le jeu favori des pseudo-intellectualistes lecteurs de Télérama ?

    *au cas où ta “finesse” innée ne te permette pas de le remarquer, ceci est un sarcasme*

    Détail amusant, tout de même : maintenant que le buzz autour de la sortie du jeu est passé, plus personne n’en parle ni ne le cite en référence. Ah, le trip éclair autour des indies, je ne m’en lasserai jamais.

  4. “aucune (énigme) ne coincera un joueur plus de 5 minutes”.
    J’ ai ri puis arrêté de lire cet avis à cet endroit.

    Cette phrase résume bien l’ attitude puérilement provocatrice, pleine de haine et de mauvaise foi absolue, de ce… pseudo test.

    Dommage, tu aurais pu te démarquer en proposant de réels contre-arguments, mais encore faut-il que tu ais joué au jeu, du début à la fin, et surtout que ton envie de mollarder à la face des gens ne soit pas aussi évidente.

    Note de ce test: -07/20

    Allez, je te laisse finir ton café, il est déjà froid.

  5. “Tu critiques donc tu n’y as pas joué” + “tu heurtes les sentiments des pauvres petits développeurs” = EPIC COMBO

    Pardon si je t’ai fait de la peine, OSEF. Peut-être es-tu resté coincé sur une des mirifiques énigmes de Limbo ?

  6. Franchement cette avis critique est très bien. Je trouve qu’il faut prendre cette avis non pas comme un test mais comme un ressenti personnel de l’oeuvre. Et puis je trouve qu’il a été sincère dans son approche, ces critiques pertinentes et très bien expliqués. Franchement il sait plus mis dans la peau de quelqu’un qui achète son jeu téléchargeable et qui en veut pour son argent que du côté de testeur.

    Il faut pas oublier que lorsque l’on achète un jeu il est normal dans demander pour son argent or là ce jeu ne mérite pas le prix qui est demandé pour un « jeu de plateforme ». Regarder Castle Crasher vaut son prix pour le contenu qui est offert en plus de sa patte artistique alors que la c’est un banal jeu de plateforme sans replay value qui ne vaut que pour sa recherche artistique (de plus mal fignolé -_-). Donc je suis d’accord avec cet avis pour dire que ça reste chère pour le produit qu’il nous propose. Enlevez donc ces graphismes et ce n’est plus qu’une coquille vide…

    PS : je ne comprendrai jamais les mecs qui critiques un avis de quelqu’un. Je veux dire que Yoann à exprimé son avis personnel en l’expliquant au tous début de son texte que ce n’est pas de la provoc gratuite mais que c’est un ressenti personnel d’un acheteur lambda donc qu’il est conscient que cela ne plaira pas à tous le monde et paf il se fait lyncher pour ce qu’il a écrit, c’est vraiment quelque chose que je ne comprendrai jamais…

    1. Nountendo, ton PS ne serait-il pas justement la critique d’un avis personnel (en l’occurance d’un désaccord) ? ^^’

  7. Très bon test Yoann, même si la note finale peut paraitre dure, le test explique extrêmement bien les raisons d’une telle « claque » aux yeux de certains.

    Un avis indispensable ne serait-ce que pour sanctionner la flemmardise absolument immonde des développeurs pour apporter même qu’un peu de replay-value, ou l’envie d’y retourner …

    J’ai néanmoins été bercé tout au long de l’aventure, et l’envie de voir les différentes énigmes pousse le joueur à continuer, mais à quel prix ? Et surtout, dans quel but. Car le sentiment qui reste après avoir fini Limbo est un grand sentiment de vide. Ce sentiment de n’avoir joué à rien, du pop-corn en somme.

    J’ai trouvé certaines idées excellentes et les énigmes basées sur l’inertie m’ont beaucoup plu, mais 3 énigmes intéressantes dans un jeu à 15€, sans replay value, au style graphique intéressant mais superficiel … Je suis désolé, mais il vaut mieux que vous sachiez bien ce que vous allez acheter.

    Limbo n’aurait jamais du sortir à ce prix, et surtout il aurait mérité plus de soin, sûrement plus d’idées et moins de flemmardise de la part de ses développeurs.

  8. Nountendo > en même temps je ne peux pas dire que je ne m’y attendais pas quand j’ai rédigé ce test. C’est un phénomène très courant sur le net : l’avis dominant est considéré comme vérité générale, et aller à son encontre est (forcément) très mal vu. C’est aussi pour cela que je me suis permis une intro légèrement provocatrice… 😉

    Landy > content de voir que je ne suis pas seul à partager cette impression de bonne grosse flemme de la part des devs. Et c’est aussi pour cela que je m’interroge sur la démarche des journalistes si prompts à décerner du 5/5, de 20/20, sans émettre la moindre nuance…

    1. je trouve ton test très bon en + avec un clin d’oeil au champion de la quenelle ^^ c’est vrai que même si j’ai trouvé agréable le temps que j’ai passé sur ce jeu il est abusé d’en faire l’éloge. Les jeux ça va finir comme pour les films new age de SF ou on crée une ambiance et on bacle le truc pour au final se retrouver avec une soupe indigeste et quasi imcompréhensible, mais si tu n’a pas aimé ben c’est que t’a rien compris au film et ont a pas les même valeur etc… pour moi ce jeu est à essayer, à jouer tranquillement, à finir, mais surment pas à payer une dizaine d’euros

  9. Yoann … Je suis artiste compositeur, sound designer et opérateur steadicam … je suis un homme qui a toujours juger les œuvres artistiques pour ce qu’elles sont …

    et je peux te dire que t’as de la merde dans les yeux … bye …

  10. Merci Yoann !

    C’était risqué de prendre le contrepied de l’avis général ! lol mais pour moi le sens critique ou le sens du discernement sont 2 signes d’intelligence … et surtout celui de la nuance qu’apporte le recul sur une situation donnée. Bravo doncde ne pas regarder uniquement par la meurtrière, car il fait bon shooter dans les taupinières, ça réveille ceux que le Marketing berce d’un doux appel à la consommation automatique lol
    Je trouve ton article bon, légèrement provocateur, ce qui est légitime également quand on s’éloigne du troupeau, et j’attendrai donc que le prix baisse de manière convenable pour pour essayer ce joyau …:-)
    En attendant je vais retourner jouer à « Les Mésaventures de PB Winterbottom » car vous avez réveillé ma fibre artistique mdr
    Bise à tous
    Tous les avis sont toujours bons à écouter mais par pitié un peu de nuance … lapider c’est tellement simple … pour certains …

  11. H_DRK,

    tu as au moins eu le mérite de me faire rire avec ton titre à rallonge et ton sens de l’à propos
    mdr … change rien ça serait moins marrant lol

  12. J’ai apprécié l’article tout en le trouvant un peu dur mais c’est dans l’ère du temps de ne dire que du bien…
    Il n’y a qu’a se promener sur les forums pour s’en apercevoir : « ouai be si t’eme pa se jeux, t’a qua degagé d’ici et pas dir quil et pas bien. On neme pas les mec qomme toua ici!!! »…
    C’est moche mais c’est comme ça. Bonne ou mauvaise il faut savoir accepter la critique.
    Je viens de le finir (Steam), et je l’ai trouvé divertissant sans plus. Je m’attendais à un peu mieux.
    Bye!

  13. oui, c’est vrai, le jeu est trop court, trop cher, un peu trop répétitif. bon, ok. tu as raison de dire qu’on encense trop vite ce jeu. mais…
    il y a quand même quelques éléments dans ce jeu qui le sortent de la masse, même en ne gardant que ceux estampillés « indépendant ». les énigmes assez classiques il est vrai demandent du timing, de la précision, d’agir dans le bon ordre… bref, ce n’est pas du super mario. activer les mécanismes se fait rarement au hasard. oui, on est loin d’un braid. mais est ce que braid n’est pas un peu trop tiré par les cheveux? là aussi on pourrait être un peu de mauvaise foi en disant que les dev nous font repasser dans les mêmes environnements en changeant juste la contrainte de l’énigme… non?
    c’est vrai que tu as l’air d’être passé « à côté », en tout cas, de ne pas avoir accroché à l’ambiance. après tout, ça serait doublement pénible si tout le monde aimait la même chose et si les jeux « cultes » plaisaient à tous (culte ne désignant pas forcément limbo, mais on a tous un jeu qu’on déteste alors que tous nos potes adorent…)
    le jeu pourrait être mieux. ce qu’il a manqué sans doute, c’est un genre de « groupe test » pour que les développeurs revoient leur copie, peaufinent. faut pas oublier aussi que limbo est la première production du studio… ça n’excuse pas tout, mais ça explique certains défauts!
    enfin bref, je suis pas leur avocat, et puis c’est bien aussi d’avoir d’autres points de vue, même un peu exagérés 🙂

    1. Je suis assez d’accord sur le fait qu’ils ont manqué de retours sur le jeu avant de le lancer. Mais beaucoup de petits studios (sans forcément parler d’indépendants) ont les mêmes contraintes… ce que je vais dire paraîtra un peu cruel pour certains, mais quand j’achète un jeu, je ne vais pas chercher les excuses des développeurs. Je vais juger le produit que j’ai sous la main, rien de plus.

      A mon avis, la sortie de Limbo a du être pressée et n’a pas permis aux développeurs de le finaliser correctement (Microsoft Game Studios avait-il imposé un délai de sortie dans son contrat ?). Dans ce cas, ça soulèverait une autre question : pourquoi ne pas avoir exploité l’année entière de délai entre la sortie XBLA et la sortie Steam pour améliorer le jeu ?

      Pour le reste, je constate que beaucoup de personnes continuent à vanter les énigmes de Limbo là où, pour moi, il s’agit d’un des plus gros points faibles du jeu. Par curiosité, après mon test, j’ai regardé des vidéos « walkthrough » sur Youtube et je constate que beaucoup de gens semblent effectivement avoir du mal à traverser le jeu, bloquent beaucoup sur certains passages, etc. Ca m’aide à mieux comprendre les avis d’autres personnes.

      Personnellement, comme souligné dans le test, je l’avais fait d’une traite et je n’ai JAMAIS vraiment bloqué sur un passage plus de cinq minutes. Le plus gros souci (et j’ai essayé de le faire comprendre dans le test), c’est que les mécanismes employés ne sont pas originaux : on retrouve tous les clichés des jeux à énigmes, sans aucun effort pour proposer de l’innovant comme ont pu le faire Portal ou Braid récemment. Du coup, pour peu qu’on ait un peu de bagage vidéoludique, c’est un parcours de santé.

      Au total le jeu était torché en une soirée (quatre heures auront suffi) avec un sentiment désagréable en constatant que les efforts sur la rejouabilité étaient quasi-nuls. C’était important pour moi de souligner cet énorme défaut.

      C’est assez étonnant de voir la différence entre les joueurs, surtout à ce point. Celui qui galère sur Limbo, je n’ose pas imaginer comment il va s’en sortir sur un titre comme Braid, doté d’énigmes qui jouent dans une toute autre dimension…

    2. oui carrément d’accord sur la question du bagage video ludique, point que j’ai oublié et qui est essentiel. pour beaucoup de joueurs et sans doute les plus jeunes, limbo sera le premier jeu d’énigmes du genre. ils y jouent pour l’ambiance glauque et grâce aux critiques dithyrambiques. ils galèrent un peu car c’est un mode de réflexion qu’ils n’ont pas.
      personnellement j’ai 26 ans, sans forcément avoir une expérience énorme du jeu j’ai quand même bien activé ma petite tête sur des jeux depuis les chevaliers de baphomet et point’n’click en tous genres, jusqu’à Braid ou autre portal… limbo est facile ouais. portal 2 est fini en 6h pour moi, + 1h30 pour récupérer les succès, + 3h pour le mode coop (sans tous les succès faut pas charrier). ça m’a paru facile à 2-3 exceptions près, et finalement diablement court. certains mettent le double…

      tout ça pour dire que même si limbo n’est pas le jeu parfait, il a des atouts certains et un charme particulier (qui n’atteindra pas tout le monde de la même manière, forcément). et si ce jeu peut amener les novices à s’interroger au genre, et les studios à en développer plus, alors, tant mieux.

  14. 15 euros aie! je suis de ton coté (pas du portefeuille par contre, méchant méchant) il ne vaut certainement pas son prix d’accord sur ce point; et pour l’opé-steady-sound-designer etc.. enguirlandé de son écharpe lumineuse de narcisse merci aussi; donc le seul point que je ne comprend pas dans ta critique c’est l’aspect « ambiance sonore », étant moi-même dans le milieu ,je m’insurge et gratte la terre avec mes dents blanches. Pas de musique mais justement le mec au pédales sonores à plutôt vu juste avec le jeu qu’on lui à mis sous le nez, limbo est un jeu onirique , monocorde etc.. on lui colle une ambiance feutrée voir muette (le silence c’est aussi de la musique, pour recaler l’expression) où seules ambiances sonores, nappes, bruits de fond et bruitages peuvent se révéler bien suffisant. Et je trouve que ça marche particulièrement bien ponctué de ce petit moteur audio qui ne donnent jamais réellement un même son défini pour chaque action (bon il faut quand même bien choisir les Fx’s qui vont bien hein sinon ça marche pas). Même si je ne peux pas en vouloir aux gens en générale (même dans les prods du milieu, encore aujourd’hui) étant donné que l’image colle aux rétines en premier et qu’on préférera retenir d’office une suite de notes, le design sonore rentre par une oreille et ressort vite de l’autre dans ce type de jeu (au contraire d’un mario par ex), même si indispensable! ironie.. Non ce que je veux dire c’est que si il y à une recherche quelques part, et très bien menée à mon avis, c’est bien dans l’illustration sonore de ce petit jeu; pas de fioriture mais juste ce qu’il faut pour chevauché la monture Limbo.
    Pour le reste plutôt d’accord et toute critique de ce genre est rare et est donc à souligner, surtout dans le sens inverse du vent.

  15. J’ai 32 ans, et Limbo reste le plus beau jeu auquel j’ai joué. Et j’en ai vu. Il me hante toujours.

    Mon seul regret, ne pas pouvoir m’offrir cette merveille pour y jouer sur PC sans Steam. Une façon qui m’aurait permis de m’y replonger 20 ans plus tard.

  16. critique très acérée. J’ai été assez surpris à la lecture. Mais finalement je trouve ça très bien car ça change de tout ce qu’on voit d’habitude. Je n’ai pas remarqué le coup des arêtes qui ressortent des personnages animés et je n’ai pas d’avis sur la difficulté des énigmes, n’étant pas un grand joueur. Je n’ai pas l’impression que ces difficultés sont « trop faciles », même si elles sont tout à fait faisables. Elles sont bien amenées et assez imaginatives, sans se répéter. Je trouve que, comme l’ont signalé beaucoup de lecteurs, l’aspect esthétique et poétique du jeu n’a pas du tout été mentionné dans cette critique, ce qui est dommage car faut quand même reconnaître qu’il y a une réelle beauté visuelle et sonore. Ce qui m’amène au point que j’approuve TOTALEMENT : ces aspects qui jurent avec cette poésie et cette profondeur, à savoir l’absurdité de cette violence gore ainsi que de la platitude du gameplay dans son côté systématique (on court, on se fait tuer comme prévu, on résoud l’énigme comme prévu et on re-court comme prévu). Ces deux aspects paraissent effectivement n’avoir aucun sens par rapport au « projet » esthétique de ce jeu (pour reprendre le terme de la critique).
    Bref cette analyse de ce jeu est pertinente, mais en même temps quelque peu insensible.

  17. J’ai mis 3 heures à le finir, en bloquant plusieurs fois, donc j’sais pas comment tu fais pour le finir en 4 heures sans bloquer. Après je peux comprendre que le jeu ne plaise pas à tout le monde, mais moi il m’a plu malgré ses quelques défauts, et puis comme il m’a couté 2,50^^

  18. Que ce soit dans le test ou dans les réponses aux commentaires, ça transpire le seum.
    Lorsque je lis un test je m’attend tout de même à un minimum d’objectivité, tu n’accroche pas au cotés « artistique » du jeu OK chacun se fera son avis. Mais ce qui intéresse le gamer est là: c’est ludique et avec une difficulté un peu relevée (rare par les temps qui cours, et Oddworld je l’ai déjà fait plusieurs fois il faut passer à autres choses).
    Tu voudrais critiquer les testeurs qui mettent 19/20 à tous les indies sous le foireux prétexte qu’il sont produits par des petits studios sans le sous en ayant un avis aussi aveugle et tranché que le leur.
    Sérieusement je me demande pourquoi tu a autant les boules.
    Je constate aussi beaucoup d’indignation pour le prix du jeu, vous êtes sérieux ? C’est un jugement bien avare, un jeu qui coûte 10 balles ça me parais très correcte même pour 3 heures de jeux, il faut bien que les gars de playdead aient de quoi bouffer.
    Bref j’ai cru trouver un avis différent des autres et un peu plus intéressant, mais au final le test est juste lourd, tant pis.
    Bonne continuation

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