Manga Party Awards : le compte-rendu qui fait mal

affiche_mpa.jpg Jeudi 30 avril 2009, à l’Olym­pia. Devant une assem­blée bien peu enthou­siaste, peu pubère, et une fosse à moi­tié vide, débute une soi­rée inti­tu­lée Manga Party Awards. Le ton est donné dès les pre­miè­res secon­des : sur fond de jin­gles et de voix-off à la sauce NRJ, on nous annonce une sôaââ­rée de toute beaûûûté con­sa­crée à la cul­ture japo­naise, c’est-à-dire : les MAN­GAS ! (Vous voyez une objec­tion à ce rac­courci facile ? Nous non !)

Nous y étions. Résumé du mas­sa­cre.

Reve­nons aux ori­gi­nes de ce pro­jet. On ima­gine faci­le­ment la scène sui­vante, dans le bureau d’une boîte de pro­duc­tion…

— Hey, j’ai un truc bien sympa là !
— Zzz… hein quoi ?
— Oh par­don, je t’ai réveillé…
— Non non, tu disais ?
— Ben, je viens de voir là, y’a moyen de se faire des couilles en or. Un mar­ché por­teur de malade. D’après nos cour­bes de ten­dance, y’a un gros retour de la mode japo­naise. Tu sais, les des­sins ani­més et tout…
— De quoi ? Les tren­te­nai­res puceaux qui se bran­lent devant le géné­ri­que de Dra­gon Ball Z ? C’est mort, y’a déjà les gloubi-boulga nights, on peut pas riva­li­ser…
— Ouais mais non, y’a un vrai revi­val, plein de petits jeu­nes pour­ris-gâtés, avec les parents der­rière qui allon­gent la thune… et le meilleur c’est que le ter­rain a déjà été pré­paré. Y’a des édi­teurs spé­cia­li­sés, on peut leur faire miroi­ter de la promo en échange de leur par­ti­ci­pa­tion… Tiens, regarde, y’a même une chaîne de télé entiè­re­ment con­sa­crée à la cul­ture japo­naise, ils ont fait un gros bou­lot pour pro­mou­voir la musi­que, ame­ner tout ça en France, donc main­te­nant que la con­fiance est déjà acquise, on n’a plus rien à faire… c’est du tout cuit je te dis !
— Ah ouais pas mal. Donc si je te suis, on ramène quel­ques faces de foie jaune avec des gros­ses gui­ta­res, et même si le public ne les con­naît pas et que c’est de la merde, ça mar­chera parce qu’ils sont japo­nais ?
— Voi­lààà ! C’est tel­le­ment à la mode qu’il y a plein de pas­sion­nés qui ont formé des asso­cia­tions… Ten­gumi, Epi­ta­nime… ils font des évé­ne­ments gra­tos, des karao­kés pour les attar­dés et tout… On a qu’à faire appel à eux pour pas un rond.
— Les cons !
— Tu l’as dit. Bon, d’après les ten­dan­ces, on peut faire un truc autour du mot “manga”, ça veut tout et rien dire à la fois. Suf­fit de bien posi­tion­ner le truc. Je m’occupe de bara­ti­ner les asso­cia­tions, les chaî­nes et les grou­pes, pen­dant ce temps trouve-nous une salle qui en fout plein la gueule, faut que ce soit prêt dans une semaine.
— Ca roule coco.

Bla­gue à part, il sem­ble évi­dent que cette soi­rée était tout d’abord là pour sur­fer sur une mode en plein essor en France, et par­ti­cu­liè­re­ment juteuse. Quel­ques signes avant-cou­reurs lais­saient pré­sa­ger d’un truc dou­teux : sur le site offi­ciel, cet art­work immonde “façon manga”, ou encore la pré­sence annon­cée des weea­boos et des goth-loli­tas de Tokyo Deca­dance.

Mais le pire res­tait sans doute la page de votes en vue de la remise des Awards, sur laquelle on pou­vait trou­ver un nom­bre con­si­dé­ra­ble d’inco­hé­ren­ces. Dofus ou Ragna­rok dans la caté­go­rie Jeux vidéo, Daft Punk ou Gwen Ste­fani dans la caté­go­rie Clips vidéo, Watch­men pour les Meilleurs man­gas, Twi­light ou Dra­gon Ball Z pour les Films live, la quasi-tota­lité des artis­tes/grou­pes clas­sés comme “Espoirs”… de toute évi­dence, les orga­ni­sa­teurs de ce truc n’étaient abso­lu­ment pas au fait de la “j-cul­ture” et les lis­tes avaient été com­po­sées qua­si­ment au hasard. Bref, ça s’annon­çait mal. Et pour cause…

Résumé de la soi­rée

Après une (trop) lon­gue intro com­po­sée d’ima­ges de syn­thèse abs­trai­tes sur les murs de l’Olym­pia, accom­pa­gnée d’une voix-off hila­rante digne des pires tea­sers de nanars, le pré­sen­ta­teur de la soi­rée fait son appa­ri­tion.

Bozo le Clown ! Qu’on se mette bien d’accord par avance ; dans l’absolu je n’ai rien con­tre ce type. Je pense qu’il a sim­ple­ment fait son bou­lot, et ce qu’on lui deman­dait de faire… mais voilà, le résul­tat était désas­treux ; non con­tent de s’adres­ser sur un ton sur-enjoué à la salle, comme s’il s’adres­sait à un audi­toire de 12 ans maxi­mum, celui-ci ne pou­vait s’empê­cher de lâcher des van­nes pour­ries en per­ma­nence, pour faire du rem­plis­sage (“on se sort les sushis du cul !”). Mal­gré le fait que cela tom­bait régu­liè­re­ment à plat, notre ami ne se lais­sait pas décou­ra­ger et con­ti­nuait son petit numéro. Un bel exem­ple de cou­rage.

Je ne com­men­te­rai que très briè­ve­ment la pres­ta­tion du pre­mier groupe (Royal Caba­ret). Je ne suis pas ama­teur de musi­que japo­naise, à de rares excep­tions près. J’évi­te­rai donc de me pro­non­cer sur la qua­lité intrin­sè­que du groupe, qui, si je me fie aux avis d’autres per­son­nes pré­sen­tes dans la salle, était inconnu au bataillon. Je pour­rai tout de même faire remar­quer que la qua­lité sonore était désas­treuse, avec un son saturé de tous les côtés, une basse inau­di­ble, des gui­ta­res nasillar­des… Dans une salle telle que l’Olym­pia, qui per­met nor­ma­le­ment une très bonne acous­ti­que, c’était plu­tôt pitoya­ble. Pas­sons.

On pas­sera éga­le­ment assez rapi­de­ment sur les séquen­ces de dis­tri­bu­tion d’Awards qui par­se­mè­rent la soi­rée. Outre leur cré­di­bi­lité plus que dou­teuse (on en a déjà parlé plus haut), et l’orga­ni­sa­tion lamen­ta­ble de l’ensem­ble (les écrans affi­chaient les nomi­nés en dif­féré, et par­fois car­ré­ment la mau­vaise caté­go­rie), le tout était de toute façon bâclé et ne ser­vait que de pré­texte à la soi­rée et même à son inti­tulé. Les Awards étaient dis­tri­bués à toute vitesse, dans l’indif­fé­rence géné­rale (gagnant, per­dant, per­sonne ne s’en sou­ciait réel­le­ment), et sur­tout en l’absence de tout repré­sen­tant. L’Award est remis à truc­mu­che, cir­cu­lez.

Ankama/Kaze, sponsors peu discrets Ce qui déran­geait le plus était sans doute la dimen­sion beau­coup trop “spon­so­ri­sée” de la soi­rée. Outre les Awards en eux-mêmes, des spec­ta­teurs étaient régu­liè­re­ment con­viés à mon­ter sur scène pour répon­dre à des ques­tions sim­plis­si­mes et très orien­tées grand public (du genre : “Quel est le nom de famille du héros de Full Metal Alche­mist ?”, “Quel est le mets pré­féré du shi­ni­gami dans Death Note ?”…). La quasi-inté­gra­lité de ces ques­tions lais­sait res­sor­tir un fort spon­so­ring, avec des ques­tions récur­ren­tes sur des pro­duits édi­tés par Ankama ou encore Kaze. Le paroxysme fut atteint lors­que pen­dant 10 minu­tes, la scène se vida pour lais­ser place à la dif­fu­sion de ban­des-annon­ces de pro­duits Kaze sur les écrans de la salle. Oui, comme les pubs quand vous allez au cinéma…

Le second groupe con­vié sur scène, Gad­get, ne m’a pas plus ins­piré que le pré­cé­dent, à part qu’ils fai­saient encore plus de bruit. Vu l’accou­tre­ment des gus­ses, il s’agis­sait d’un groupe de visual-quel­que-chose… tout ce que je hais, en fin de compte. Pas­sons une fois encore.

Pen­dant ce temps, les défi­lés de cos­play, orga­ni­sés par l’asso­cia­tion Ten­gumi, com­men­çaient. Tout d’abord, il con­vient de remar­quer que pen­dant ces pha­ses, l’ani­ma­teur habi­tuel de la soi­rée lais­sait la place à l’ani­ma­teur de Ten­gumi. Clai­re­ment habi­tué à ce genre d’évé­ne­ments, et à ce type de public, celui-ci reboosta clai­re­ment la soi­rée. Une ani­ma­tion beau­coup plus pêchue, moins gnan-gnan, plus drôle… pour quel­que temps on n’avait plus la sen­sa­tion d’être pris pour des attar­dés, c’était beau. Mais c’est quand même un com­ble que l’ani­ma­teur “invité” soit bien meilleur que le vrai.

Bref, ces cos­plays ? Eh bien ils n’étaient pas mau­vais du tout. Cer­tes pas tous excel­lents non plus, et il y avait quel­ques trucs vrai­ment ratés. Dans l’ensem­ble, peu de par­ti­ci­pants de toute façon (his­toire sans doute de ne pas bouf­fer tout le temps de la soi­rée). Les cos­plays indi­vi­duels étaient pré­sen­tés 3 par 3, et il y avait éga­le­ment des cos­plays de groupe. C’était véri­ta­ble­ment un des seuls bons moments de la soi­rée, mais tout le mérite en revient à l’asso­cia­tion Ten­gumi, nul­le­ment aux orga­ni­sa­teurs de la soi­rée.

Quel­ques visa­ges con­nus parmi les cos­playeurs, ça fait tou­jours plai­sir. Néan­moins, on regret­tera que les gagnants du con­cours n’aient eu droit qu’à un DVD pou­rave et une pochette de car­tes à jouer Naruto (!), soit le même lot que pour la bonne réponse à une ques­tion du quizz. Hon­teux.

Pas­sons à l’autre bon moment de la soi­rée : le karaoké. Entiè­re­ment conçu et animé par l’asso­cia­tion Epi­ta­nime, celui-ci réveilla la salle au cours de cet évé­ne­ment inter-mina­ble. Je pense que les murs de l’Olym­pia n’avaient jamais connu un tel bor­del lors­que tout le monde entonna avec force les géné­ri­ques de Capi­taine Flam, Nicky Lar­son, Gol­do­rak (VF), Saint Seiya, Naruto, X (VO)… le tout cou­ronné par le staff d’Epi­ta­nime monté sur scène pour un final com­plè­te­ment cra­cké.

Tokyo Decadance, c'est Kikoogothlolimdrkawaii ! J’igno­re­rai volon­tai­re­ment les grou­pes res­tants, à savoir Dead Sexy Inc. (groupe fran­çais de rock com­plè­te­ment pourri, jouant en grande par­tie en play­back et se livrant à des pres­ta­tions pseudo-sexuel­les ridi­cu­les sur scène) et Tokyo Deca­dance (non seu­le­ment je les méprise, mais voyant qu’ils clô­tu­raient la soi­rée, j’ai quitté la salle lors­que la chan­teuse en latex est arri­vée pour gueu­ler). Mais que fou­taient-ils là ?

Bilan et réflexions

Manga Party Awards était une soi­rée ratée, à visée lucra­tive et sur­fant clai­re­ment sur la mode man­gas­ses / bobos pari­siens pour ten­ter de ven­dre ses entrées, par ailleurs beau­coup trop chè­res (entre 28 et 35 euros). Résul­tat, cinq minu­tes avant le début du spec­ta­cle, l’Olym­pia était vide ; une ving­taine de pèle­rins s’entas­saient devant la scène, dans la fosse…

Je suis donc cer­tain que les rares per­son­nes ayant payé leur place seront heu­reu­ses d’appren­dre que pour rem­plir la salle et faire bonne mesure face à cet échec cui­sant, les orga­ni­sa­teurs ont décidé, à ce moment-là, de dis­tri­buer à l’entrée de l’Olym­pia des pla­ces gra­tui­tes à tout le monde ! Hon­teux, lamen­ta­ble, y’a-t-il d’autres qua­li­fi­ca­tifs plus adap­tés ? On en vient à se dire que c’est triste qu’une salle aussi pres­ti­gieuse con­naisse un sort pareil l’espace d’une soi­rée. Car oui, après avoir vu les MPA, quel­que part, on n’a plus tout à fait la même image de mar­que de la salle jus­que là irré­pro­cha­ble… dont les res­pon­sa­bles se gar­de­ront sans doute bien de renou­ve­ler l’expé­rience.

L’avan­tage est que face à un tel bide com­mer­cial, il n’y aura sans doute pas de seconde édi­tion, ou alors tota­le­ment revue jus­que dans ses moin­dres fon­de­ments. Hé oui, les gens ne sont pas tous prêts à dépen­ser une telle somme pour avoir droit aux mêmes défi­lés cos­plays et aux mêmes karao­kés que ce qu’ils auraient pu avoir gra­tui­te­ment, ou à un prix déri­soire, dans une con­ven­tion réa­li­sée par de vrais pas­sion­nés… comme par exem­ple la con­ven­tion Epi­ta­nime fin mai ? (non je ne fais pas de pub)

pigeon.jpg Puisqu’on en parle… je suis obligé de ter­mi­ner ce billet inqui­si­teur en vous fai­sant part de mon sen­ti­ment autour des asso­cia­tions de béné­vo­les, de plus en plus mises à con­tri­bu­tion pour ce genre d’évé­ne­ment. Faire appel à des pas­sion­nés, tra­vaillant pour le plai­sir, sem­ble être le nou­veau fer de lance pour des socié­tés à but bel et bien lucra­tif. Il est vrai qu’une société comme SEFA (l’orga­ni­sa­teur de Japan Expo) en a fait depuis pas mal d’années son fond de com­merce… avec la béné­dic­tion du public, puis­que la JE con­naît un suc­cès crois­sant à cha­que nou­velle édi­tion. Ma ques­tion est donc : jusqu’où peut-on lais­ser pas­ser ? Jusqu’où peut-on fer­mer les yeux face à ces socié­tés pro­duc­tri­ces exploi­tant déli­bé­ré­ment la bonne volonté de pas­sion­nés pour se faire masse thu­nes sur leur dos, en ne pro­po­sant fina­le­ment aucune valeur ajou­tée par rap­port aux évé­ne­ments orga­ni­sés direc­te­ment par les asso­cia­tions ?

Il n’est pas erroné de dire qu’en l’absence de Ten­gumi et Epi­ta­nime, ayant assuré les deux ani­ma­tions les plus appré­ciées de la soi­rée (les cos­plays et le karaoké), cette soi­rée n’aurait été qu’une vaste super­che­rie. Bien évi­dem­ment, le public pré­pu­bère, à l’affût des ques­tions sur le der­nier épi­sode de Naruto Ship­pu­den, ne se pose même pas la ques­tion… mais c’est bien là qu’on atteint un point que je con­si­dère gênant. Tant que le public ne réflé­chira pas aux con­sé­quen­ces et con­ti­nuera à engrais­ser les orga­ni­sa­teurs d’évé­ne­ments peu res­pec­tueux des asso­cia­tions, comme la Japan Expo, il met­tra petit à petit les évé­ne­ments les plus plai­sants, les plus amu­sants, ceux des asso­cia­tions, en dan­ger.

A défaut d’avoir été inté­res­sante, cette soi­rée aura peut-être servi à ouvrir une réflexion, peut-être même un débat. Là-des­sus, vos avis sont évi­dem­ment les bien­ve­nus. N’hési­tez pas à faire toute la mau­vaise pub du monde aux Manga Party Awards, ils le méri­tent. Ah et, je répète : si vous avez aimé le cos­play et le karaoké, la con­ven­tion Epi­ta­nime c’est bien­tôt et c’est bien. Non, je ne floode pas !

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

30 thoughts to “Manga Party Awards : le compte-rendu qui fait mal”

  1. Tres bon resume de la soiree.
    C’est exactement ce que je pensais que cela allait etre, et c’est pour cela que je n’y suis pas alle.
    Edifiant.
    Quand est-ce que les visiteurs de JE arriveront a prendre leur courage a 2 mains et boycotter un evenement qui profite tant des benevoles et des associations alors qu’il fait raquer aussi bien les exposants que les visiteur et s’enrichit considerablement chaque annee ? Cette annee, l’Epita j’irai, la JE non !

  2. Confondre ? Qu’ai-je confondu ? J’ai juste comparé la politique des sociétés qui les produisent.

    PS : et de toute façon je ne pense pas beaucoup plus de bien de la JE que des MPA, faut pas croire.

  3. La Japan expo invite une centaine d’associations *gratuitement*, lesquelles reviennent d’année en année de façon très enthousiastes, dont la mienne en l’occurence. Nous inviter, ça veut dire payer à notre place la superficie et le mobilier ce qui n’est pas négligeable, et je leur en suis totalement reconnaissant. Cela fait vivre la passion de mes bénévoles, des visiteurs, mais cela fait aussi vivre les professionnels, donc les artistes… qui eux-même font vibrer les fans. On appelle ça un cercle vertueux. La Japan Expo est montré du doigt à tord à mon avis.

    Cracher sur la Japan Expo (jadis une association elle-même dont les membres n’ont jamais changé !) alors que c’est l’événement le plus dynamique est respectueux de notre passion, c’est ne pas valoir beaucoup mieux que les organisateurs abrutis des MPA qui ont décidé d’exploiter un bon filon sans rien produire de concrèt ni de valorisant pour notre passion derrière.
    Au moins la Japan Expo met en place des scènes de spectacles sans l’aide d’aucun sponsor et fait venir des dizaines d’artistes du Japon pour les remplir, avec un billet qui n’augmente pas depuis 3 ans (et n’est pas logé au frais de la princesse dans les locaux d’une école). En effet, c’est un scandale la Japan Expo, bouuuh !

  4. Tout à fait d’accord sur le fait que cette soirée était complétement fausse, et un immense désastre !
    Le présentateur présentait ces awards comme un atelier pour enfant… Et l’ambiance awards n’y était pas, je me demandais même à quel spectacle j’étais venue assister! Heureusement que j’étais invitée. J’aurais payé le moindre sou, j’aurais bien pleuré!
    Ces quizz un peu débiles et bien trop faciles, n’ont pas leur place dans une cérémonie d’awards, bon ok c’en était pas réellement un, mais bon tout de même, je me questionnais sur le pourquoi du comment? Et surtout pourquoi j’étais venue!
    Les écrans de rappels étaient de mauvaise qualité, et les images et effets vidéos semblaient tellement ridicules. Ca sentait l’amateurisme à plein nez et le travail totalement bâclé! (Ok je répète ce qui est dit dans l’article mais je suis tellement d’accord avec ce résumé que je ne peux que répéter).
    Les concerts étaient vides, en tout cas vide d’ambiance et d’enthousiasme de la part du public (trop) statique qui se présentaient devant la grande scène de l’Olympia. Un vrai flop quoi, je plaignais un peu les artistes à ce moment là quand même…
    Heureusement, je dis bien heureusement ! que les assos sont là pour rattraper le coup, Tengumi qui m’a réveillée sur le coup, avec son cosplay qui m’a paru bien plus intéressant que tout le reste réuni… Et bien sûr Epitanime qui a su balancer une ambiance qui était alors absente tout le long de la MPA. Sans eux pour relever le niveau, j’aurais eu l’impression d’avoir gâché ma soirée… Ouf! Merci quoi 🙂

  5. Pour JE il me semble que ce ne soit pas eux qui invite mais les éditeurs et autre qui payent le billet d’avion aux artistes japonais

    Sinon cette soirée plombe les gens qui font véritablement des chose intéressante comme Epita qui a lieu a la fin du mois ou encore la jeune asso Cartoonist qui propose des séance sur grand écran d’animes http://cartoonist.over-blog.com/

  6. K., tu me fais vraiment marrer. Le problème c’est JUSTEMENT que la Japan invite les associations “gratuitement”, comme tu dis, alors qu’avec les thunes qu’ils ont, à défaut de payer à la presta, ils pourraient au minimum fournir une logistique décente (transports, sécurité), ce qui n’est PAS le cas. J’avoue, ils n’ont pas les moyens. Lolilol.

    Ton association en est contente, c’est bien. Bravo. Tiens, peux-tu nous dire au nom de qui tu parles ? Et nous dire à qui on a affaire tout court, aussi. Histoire qu’on puisse juger nous-mêmes.

    D’ailleurs tu parles du début de la JE, en tant qu’asso… euh, attend, le début de la JE, laisse-moi deviner, c’était pas légèrement grâce à Epitanime ? Non j’ai rien dit c’est classé top secret maintenant j’avoue AHAHA. J’avoue ça me fait une belle jambe de voir à quel point ils se sont éloignés de la logique associative, les gusses. What’s the point ?

    Après je pourrais aussi citer plein d’autres conneries dans ton courageux commentaire anonyme (“événement le plus respectueux”, “aucun sponsor”…) mais je crois que c’est suffisant pour cette fois. Je crois, de toute façon, que ton anonymat et ton association imaginaire veulent tout dire.

  7. faisant partit d’asso de jeux video,on a été à JE en 2007, avec des promesse d’aide et de financement pour pouvoir amenée du matos (les TV c’est lourd sur le dos)
    au final, on a pas eu ce dont on avait besoin, on a fait l’événement, mais on a été plus exigent en 2008, donc on est pas venu, conclusion, les jeux vidéo coté asso, c’était pas terrible l’année dernière, car seule ceux qui était près a payer pour venir (je parle en logistique) sont venu.
    voila comment ca se passe avec des assos qui ont besoin d’un financement pour de la logistique, ce qui doit pas être le cas de ton assos K.

  8. Je n’ai pas pu venir a la MPA, mais de ce que j’en ai entendu de ceux qui ont pu y aller, c’était plus une chance qu’autre chose.
    Pour K: Tu as bien de la chance d’avoir trouvé JE siiiiiii bien.
    Moi j’y suis allé avec mon asso(dont je tairais le nom, car je en souhaite pas l’impliquer, n’ayant pas de position officielle en son sein.)
    Apres avoir discute avec des orgas, 1er point: ils devaient payer pour avoir la chance inouïe d’être bénévoles!
    je me sentais mal a l’aise en plus la bas, car ce n’était pas a mes yeux janap expo, mais editor’s market…
    Même avec cette impression, j’ai décidé d’y retourner l’année suivante, en tant que visiteur(même pas invite car mon asso, une nouvelle fois présente n’avait pas eu le droit a une seule invit’…).
    Cette impression de Rungis du manga n’en a été que renforcée…
    Puis l’année suivante, un ami m’a parle d’Epitanime, et m’a convaincu d’y aller(je n’étais plus très chaud pour les conventions après ces 2 échecs), et la, la différence était de taille. Bonne ambiance, orgas sympa et membres de l’asso gratuitement et automatiquement(ouais, j’ai demandé…), bonnes activites, de jour comme de nuit, le seul bémol etant le manque de produits pour soigner la gorge après s’égosiller au kara toute la nuit xD
    Bref, tout ça pour dire que c’est bien mignon de louer l’Olympia ou le Cnit, mais je préfère aller chez ceux loges “au frais de la princesse” pour leur meilleure ambiance.

    au fait, c’est quoi cette histoire avec epitanime et JE?

  9. Et oui Epitanime et à l’origine de la JE…

    On en apprend tout les jours, le débat de la séparation? :
    – Si on se faisait de l’argent sur le dos des gens en montant un truc pro? ça serait cool non?!
    – Non, nous c’est pas notre but, on préfère rester amateurs et faire plaisir aux gens, même si des fois on galère…
    – Mais vous êtes nul, vous avez pas d’ambitions….
    – Bah fait le si tu veux, mais nous on te suivras pas.
    – Ok, bah adieu

    En gros ça du être un truc comme ça, mais bon chut!!! C’est secret!

    Et yoann007 tu l’as eu où cette affiche? tu en à d’autres, parce que moi ça m’intéresse ^^

  10. J’avais pas vu qu’il y avait eu autant de commentaires suite au billet de Yoann :D. Ca fait plaisir d’être lu et en effet le premier event officiel de Japan Expo a eu lieu pendant Epitanime :D. Ca choque hein ?!

    Des histoires on en a pleins mais bon on peut pas les raconter, ça fait partie du folklore :D.

  11. plop!
    bon, pour ceux qui me connaissent pas, j’ai fais partie de l’equipe orga des convs 2004 et 2005.
    Merci K pour ce post, en effet, critiquer Epitanime avec comme seul reproche que nous, association d’école a but non lucratif gere par des bénévoles non rémunérés qui organisent un des évènements manga les plus aprecies de l’année, soit que nous soyons loges par notre ecole.
    Cela démontre que tout le reste est tres bien.
    Le but d’Epitanime est, et a toujours été de promouvoir la culture japonaise, et non d’abuser de la crédulité de certaines personnes en leur proposant une simple affiche.
    Je suis déjà allé a la JE, et je n’ai pas du tout aprecié l’ambiance(j’aime bien le “rungis du manga” de Guibol’), mais bon, certains aiment, suffisamment pour permettre aux orgas de la JE de recommencer tous les ans.
    Pour ce qui est d’Epitanime et JE, c’est un poil plus compliqué, mais dans l’idée c’est ce que Bouh a raconté.

    N’empêche, si vous voulez vous éclater, n’hésitez pas a venir a la conv’ Epitanime cette année 😉

  12. Article très intérréssant :), honnetement, dés que j’ai lu “Watchmen pour les Meilleurs mangas”, j’ai eu les boules X)

    “Tant que le public ne réfléchira pas aux consé­quences et continuera à engraisser les organisateurs d’événements peu respectueux des associations, comme la Japan Expo, il mettra petit à petit les événements les plus plaisants, les plus amusants, ceux des associations, en danger.”

    🙁 … à bas l’effet de masse !

  13. Bonjour,
    merci pour cet excellent résumé d’une soirée placée sous le signe de l’absurdité (j’ai dis ça ? Non vous lisez mal ^^).
    Je l’avoue je n’y ai pas été, donc je ne peux réellement critiquer, m’enfin, force est de constater que c’était une foutaise ! Merci à yoann007 pour cette news 🙂
    Pour en revenir à cet event basé sous le signe du porte-feuille, le fric compte-t’il tellement au point de massacrer des chefs d’œuvres et les remplacer par Naruto et autres Watchmen (????) ?
    J’espère et je continue de soutenir des associations dont le but est de PROMOUVOIR correctement une culture ludique (Jeux-Vidéos, Mangasses :p et animés) avec un intérêt non-lucratif (enfin c’est ce que je pense ^^).
    Donc je continuerai d’aller embêter Kendo à l’epitanime :p (Parce que sa vaut le coup ^^)
    Sur ce,si vous avez eu du mal à me comprendre ^^ je refais des tours ^^
    -spouki-

  14. excellent report ! Aaaaah les MPA… Moi aussi j’avais une meilleure opinion de l’Olympia !

    Concernant JE, le tout a déjà été parfaitement résumé… dois-je ajouté que les fanzines souhaitant avoir un stand à JE doivent payer des frais de dossiers élevés et qu’ils ne récupèreront pas leur chèque, même s’ils ne sont pas pris ?
    Ah non, ça aussi c’est secret !
    K, j’aimerai connaître ton asso, sincèrement. Parce que ton “logés aux frais de la princesse” a vraiment du mal à passer.

    Mais d’un côté, si tu trouves JE si formidâââble c’est peut-être parce que tu as les mêmes objectifs : vendre, faire du profis, du FRIC. Donne-le nom de ton asso pour voir, j’ai quelques noms en tête et je voudrai vérifier ^^

    Et venez tous nous rendre une petite visite à Epitanime cette année ! Parce que nous, quand on fait les choses, c’est pas pour vous arnaquer (aaaah les billets gold, silver et zen de JE…) ! La convention est fait avec notre coeur et non une ambition “made in rungis” pour reprendre les termes de mes prédécesseurs !!

  15. Mais non vous êtes méchant avec K (enfin… :p )
    il dit ça, mais ça se trouve, il n’est jamais venu à l’Epitanime,
    Il faut le pardonné, il ne peut pas connaitre quelque chose de bien s’il n’y a jamais été. ^^

  16. De toute évidence, il connaît, et il a une dent contre (“aux frais de la princesse”…). On ne l’autorisera pas à cracher dessus sans raison. Jusqu’à preuve du contraire, tous les avis sont bienvenus ici… dès lors qu’ils sont justifiés, ce qui n’est pas le cas pour K.

    Donc oui on fait un peu joujou avec, mais je pense qu’il ne reviendra pas 😉

  17. En plus je viens de voir, le prix des billets qui n’augmentent pas pour Japan Expo depuis trois ans, c’est tout sauf vrai. Merci de mieux te renseigner.

    J’aime bien pour cette année, jeudi c’est pas cher, vendredi 12 euros, samedi, 14 euros (wai 2 euros de plus on sait pas pourquoi) et dimanche 12 euros. T’inquiètes ! Tranquille, c’est normal.

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