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Audiosurf

audiosurf01.jpg Je ne suis pas un joueur PC. Généralement, je reste sur mes consoles, et j’y suis bien. Mais récemment, j’ai fait une infidélité à mes principes, et j’en suis heureux : j’ai acheté Audiosurf.

Audiosurf, c’est un peu le jeu dont tout le monde parle. Développé par le gars du studio indépendant BestGameEver, il fut vite remarqué par les fouineurs de Valve… tout comme le fut en son temps un certain Portal (mais si, il s’agissait bien d’un projet étudiant !). Bref, résultat : Audiosurf est mis en vente sur la plateforme PC Steam, fourni avec les musiques de l’Orange Box, à un prix dérisoire (10$) et rencontre un succès énorme !

Mais, au-delà de la success story émouvante et du buzz, vous allez me demander « ça vaut quoi Audiosurf ? ».

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Concept

Dans Audiosurf, on dirige un petit vaisseau lancé sur une piste parsemée de carrés de couleur. La course s’adapte aux diverses caractéristiques de la musique (rythme, puissance, basses, aigues…) pour créer des sensations assez bluffantes. A ce titre, Audiosurf rejoint le cercle assez fermé des jeux musicaux permettant d’utiliser les musiques de son choix (on se souvient du complètement barré Vib Ribbon, sur PlayStation).

Là où la prouesse est remarquable, c’est que le moteur de détection permet de jouer avec tous types de musique ! On serait tenté de croire que seules les musiques électroniques « rendent » bien dans le jeu, mais c’est faux ; quels que soient vos genres musicaux de prédilection, Audiosurf fera votre bonheur.

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Gameplay

Audiosurf propose, globalement, de récupérer des blocs de couleur et de les aligner dans la zone située en bas de l’écran. Regrouper 3 blocs (ou plus) de même couleur, sous n’importe quelle forme, les fait disparaître et donne des points. Vous pouvez déplacer votre vaisseau à la souris, au clavier, ou encore avec un pad (le jeu supporte d’ailleurs les vibrations) ; les différentes maniabilités se valent tout à fait, il ne s’agit que d’une question de goûts ensuite.

Après ça, il y a un nombre impressionnant de variantes plus ou moins complexes. Certains modes vous permettent de déplacer les blocs d’une colonne à une autre au moment où vous les attrapez… le choix est vaste.

Les modes ayant le plus retenu mon attention sont les modes dits Mono : plutôt que d’avoir différentes couleurs, et de devoir gérer les empilements (parfois à des vitesses indécentes !), il n’y a qu’une seule couleur et le jeu devient alors une récolte de blocs colorés tout en esquivant les blocs gris. Plus simple à assimiler, les modes Mono m’ont paru plus fun et addictifs que les autres…

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Intérêt

Grâce à cette variété de modes, la lassitude ne se fait pas ressentir. On enchaîne les parties toute la nuit durant, et on ne se rend compte que le lendemain matin, les cernes aux yeux, qu’Audiosurf est dangereusement addictif !

Si vous êtes un mélomane, vous disposez sans doute d’une vaste collection musicale. Dans ce cas, Audiosurf sera un bonheur total pour vous, car vous ne pourrez pas vous arrêter avant d’avoir essayé tous vos morceaux pour voir ce qu’ils donnent dans le jeu. Ainsi, Mano Negra vous proposera une vitesse de jeu infernale, Franz Ferdinand vous donnera le mal de mer avec des vagues immenses, même Yann Tiersen se révèle surprenant à jouer. Le choix de la musique influe complètement sur la difficulté du jeu, sur le type de circuit… une redécouverte permanente, en somme !

Enfin, si vous avez l’esprit de compétition, vous serez ravi de voir qu’il existe des classements complets pour chaque chanson, et que la concurrence sur les morceaux populaires est rude. Essayez donc de décrocher un record mondial sur le morceau fétiche Still Alive de Portal ! Et de nouvelles musiques sont régulièrement distribuées via la « radio » Audiosurf.

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Défauts

Il en faut ! En l’occurence, on regrettera l’absence d’un mode online (même minimaliste). Les classements sont sympathiques mais ne comblent pas ce manque. A noter toutefois qu’il existe un mode permettant de jouer à deux, en local sur le même PC.

A part ça, on notera quand même que certains modes sont excessivement complexes. Il paraît difficile dans certains cas de pouvoir gérer des blocs de couleurs arrivant à toute allure… personnellement c’est ce qui m’incite à jouer principalement en Mono. Est-ce réellement un défaut pour autant ?

Finalement

Eh bien, pourquoi bouder son plaisir ? A 10$ (soit un peu moins de 10€ TTC), vous avez là un jeu à la durée de vie proche de l’infini, qui se paye le luxe de pouvoir tourner sur des configurations tout à fait modestes, et qui fait la part belle à notre seconde raison de vivre à tous : la musique ! Chez Café Gaming, on a déjà plusieurs adeptes, et on ne peut donc que vous inciter à succomber…

En bonus, voilà deux vidéos réalisées par mes soins, en modes Mono et Mono Pro, afin que vous vous fassiez une meilleure idée du déroulement du jeu.

Liens

Yoann Ferret

Directeur de la publication, fondateur de Café Gaming, et plein d'autres titres pompeux qui ne veulent rien dire. J'aime la bière, le chiptune bien fat, SEGA, Tetsuya Mizuguchi et Rock Band. Quand je n'écris pas sur Café Gaming, j'écris... sur Freenews — il paraît même que c'est mon job.

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